Par Martine Dubreucq  | m.dubreucq@cursus.edu

Faut-il "flipper" ?

Créé le dimanche 27 novembre 2011  |  Mise à jour le mercredi 11 janvier 2012

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Faut-il

Flipping Classroom

On parle de tectonique des plaques, de tremblement de territoires, de changement de paradigme, de grand switch dans l'organisation de nos sociétés et voici que l'univers bien clos de la classe (n'évoquait-on pas en France il n'y a pas si longtemps une école sanctuaire construite sur des fondamentaux ?) se renverse avec ce « nouveau » concept de « Flipping class ». Cette appellation, qui se traduit à peu près par « formation inversée » trouve son origine dans les expérimentations pédagogiques de deux professeurs de chimie d'une université du Colorado il y a 4 ans, Jonathan Bergmann et Aaron Sams, qui ont d'abord mis en ligne l'enregistrement vidéo de leurs démonstrations et exposés de cours avant les séances de travail en classe (le « prévodcasting » : contraction des mots video et podcast), puis véritablement une formation inverse, c'est à dire tous les contenus de cours, sous forme le plus souvent de vidéos, mêlés à un temps de classe exclusivement consacré à des projets en groupe, à des échanges avec l’enseignant et entre pairs et à des travaux pratiques.


 Vraiment si renversant ?

Pour de nombreux enseignants la notion n'a rien de bien nouveau : afin d'échapper à la « leçon » magistrale, ou ce qu'on appelle la lecture en université, il y a mille façons de mettre en activité un groupe d'élèves ou d'étudiants : recherches en bibliothèque ou sur internet, projets, discussions, travail en ateliers à partir de documents de tous types qui peuvent avoir été consultés préalablement à la séance. Le travail en amont, avant d'arriver en cours, s'il n'est pas très familier en France est plus courant dans les pays anglo-saxons. Avec le numérique depuis peu on parle de formation hybride, aussi bien dans les entreprises que dans les écoles et universités, ce qui signifie que peu à peu les enseignants intégrent dans les tâches qui sont les leurs, celles de scénariser une alternance d'activités en face à face et d'activités en ligne, soit des travaux en groupe avec des documents partagés, de type Googledocs ou wikis, soit des podcasts à écouter ou enregistrer dans le cas des langues par exemple, soit encore des participations évaluées à des forums ou à des ateliers qui peuvent précéder le cours.

 

De quoi parle-t-on au juste ?

On trouve dans le projet  FIZZ par exemple du Friday Institute for Technological Innovation de la North Carolina State University, une approche  qui se réclame de cette « inversion » et cette vidéo détaille la façon dont la publication et la production des contenus est au coeur d'un apprentissage plus actif, qui garde cependant la classe comme pivot des apprentissages.

Marcel Lebrun de l'université de Louvain dans son blog pédagogique bien connu Le blog de Marcel,reprend ce terme de « Flipped classroom » pour le rapprocher des réalités concrètes de ses cours sur les TICE à l'université de Louvain : « Dans mes cours, je fais cela souvent : une vidéo à regarder à la maison, un forum pour que les étudiants déposent leurs avis, leurs commentaires, leurs opinions … Au cours suivant, je ne fais qu’exploiter les messages du forum en projetant le fil des discussions »

Cependant la « formation inversée » est aussi évoquée pour des initiatives d'un autre ordre, qui remettent en cause le temps commun de la classe comme la Khan Académy, que les conférences TED ont en grande partie popularisée. Salman Khan part du constat que le travail en classe n'est pas efficace et que l'on doit donner aux élèves la totale liberté d'apprendre avec du matériel à la maison. Le site de la Khan Académy publie en ligne des milliers de micro-leçons, des tutoriels vidéo sur YouTube (en mathématiques, histoire, finance, physique, chimie, biologie, astronomie et économie ) ainsi qu'un système d'exercices en ligne adapté au niveau de compétences et de performances. La Khan Académy est ici clairement une alternative à la salle de classe, comme le précise l'article qui lui est consacré sur Wikipédia : "La Khan Academy porte la promesse d'une école virtuelle : une vraie transformation de l'éducation qui rend moins centraux la salle de classe, le campus et l'infrastructure administrative, et même la figure de l'enseignant.".

 

La classe : un monstre fossile

Eric Sanchez, dans son blog Subprebtice parle dans un billet récent de « composer avec un environnement pédagogiquement hostile ». Inutile de développer à l'excès : tables mastodontes, rangs d'oignons, impossibilité de créer des conditions décentes de projection (pas de rideaux), vidéoprojecteur pas toujours installé au préalable, absence d'enceintes audio pour les cours de langues, quant on n'aborde pas le problème délicat des mauvaises connections wi-fi, des autorisations casse-têtes pour accéder au réseau. La plupart des salles de classe sont des défis au prof Web 2.0 ! Quant aux salles TICE qui portent encore souvent le nom de salles informatiques, elles tiennent en effet davantage de la salle de travaux pratiques de technologie, avec de gros postes vétustes bridés par des administrateurs de réseau zélés. Du coup une séance qui pourrait servir à un apprentissage large sert uniquement à un apprentissage de compétences... technologiques. La classe, c'est encore souvent un animal optimisé pour ses défenses à la vraie vie du dehors,  qui n'a pas su évoluer et qui, on ne sait trop pourquoi, a survécu à la sélection naturelle... Il est donc fort peu étonnant que l'enseignant qui a envie d'avancer s'arrache à la force d'inertie des lieux et reporte une partie du temps de travail et d'échange avec la classe dans un espace libre. Cet espace ne sera pas forcément celui que l'école et l'université tentent de généraliser sur les ENT ou autres plates-formes, qui sont très souvent une réplique de l'organisation physique de la classe. L'enseignant créera un prolongement à sa guise, selon son style, une projection de la vie de sa classe qui puisse offrir une chance aux étudiants de participer, de s'entrainer, de soumettre leurs productions aux autres.


Quand un état ou une institution s'empare du concept

Ce qui parait tout à fait souhaitable vu du côté de l'initative pédagogique et de la créativité libre de l'enseignant devient nettement moins neutre lorsque l'on analyse comment les états américains en pleine crise gèrent la virtualisation des formations. En Virginie, en Floride notamment le passage à des écoles entièrement en ligne est effectif et donne lieu à des premières évaluations dont parle ici cet article du Wall Street Journal, qui appartient à Rupert Murdoch, très actif aujourd'hui dans l'éducation numérique : My Teacher Is an App. Pour ses partisans, ces formations hybrides peuvent fournir des programmes individualisés, offrir davantage de choix dans les contenus et surtout... permettre aux états d'économiser de l'argent : « Un enseignant dans une école traditionnelle peut « traiter » 150 étudiants alors qu'un professeur en ligne peut en « surveiller » plus de 250, car il ou elle n'a pas besoin de concevoir une progression pédagogique et de s'occuper d'évaluation puisque l'ordinateur s'en occupe ! ».

Will Richardson en fait une analyse corrosive et très serrée dans un article récent et résume assez bien ce qui sous-tend de telles transformations : "Cut teachers, save money", en précisant que ce n'est pas tant la necessité de faire des économies, qui peut être compréhensible, qu'il veut épingler que l'absence de préoccupations pédagogiques. Le danger est grand selon lui de voir les enseignants assignés à des fonctions de préparation de tests !  Son article est un véritable appel à la remobilisation des enseignants pour décider de ce que sera leur rôle dans l'école.

De la même façon, les projets de la Khan Académy peuvent susciter quelques réserves, et quelques voix osent s'éloigner du choeur de louanges. Un tutorat individualisé basé sur les données objectives rassemblées par le système est envisagé, et ce de façon industrielle. Khan pense en effet que son académie pourrait révolutionner l'école grâce à des logiciels pour créer des tests, noter les étudiants, mettre en évidence leurs problèmes spécifiques et faciliter l'échange entre ceux qui réussissent le mieux et ceux qui sont en difficulté. C'est un peu le retour à la magie technologique, faisant l'impasse sur la complexité de situations d'apprentissage qui demandent l'intervention régulière et constante d'un enseignant. 

On comprendra que dans cette immense mouvement de passage en ligne de l'éducation, certains enseignants redoutent la disparition de leur métier qui est pour beaucoup le face à face avec la classe.

 

La classe dont les enseignants sont des acteurs essentiels

Une classe renversée, certes oui, pour développer tout ce que les étudiants ont à dire, à créer et à échanger, mais pas pour basculer sur un standardisation progressive des apprentissages où finalement le modèle du cours magistral reste inchangé :
"There’s actually very little in one of the videos that distinguishes Khan from “traditional” teaching. A teacher talks. Students listen. And that’s “learning.” Repeat over and over again (Pause, rewind, replay in this case). And that’s “drilling.

L'idée de "classe inversée" n'est pas comprise de la même façon, selon que l'on a un profil d'enseignant plus traditionnel ou plus "constructiviste". Comme le dit cet enseignant très actif sur son blog "My Idea of Flipping my classroom", l'idée est séduisante pour ceux qui ne font pas de la conférence ou du cours magistral le coeur de leur travail : "La majorité des temps de classe sont consacrés à des travaux de groupe et à du travail individualisé au rythme de chacun. Je ne peux parler longtemps parce que croyez-moi, si j'ai le malheur de trop parler, ils me le font savoir !". L'enregistrement de séquences vidéos à consulter à la maison permet de revenir sur certains points abordés trop vite, de reprendre des aspects plus compliqués à assimiler. Dans ce cas, les connaissances à transmettre sont regardées à la loupe, en fonction d'un public dont on connait les difficultés spécifiques,  et non pas administrées par unités formatées.

 

Bref, si l'idée de renversement est très photogénique et transmet beaucoup d'énergie à la communauté des éducateurs, elle est un peu comme une auberge espagnole, chacun y apporte ce qu'il a déjà !

 

Une image vaut cent discours : The Flipped Classroom Infographic

Flipped Classroom

Created by Knewton and Column Five Media

 

Clive Thompson, juillet 2011
How Khan Academy Is Changing the Rules of Education

 

Salman Khan, Conférence TED
Let's use video to reinvent education

 

My teacher is an App : Will Richardson, septembre 2011
http://willrichardson.com/post/12686013800/my-teacher-is-an-app


Audrey Watters, Juillet 2011
The Wrath Against Khan: Why Some Educators Are Questioning Khan Academy

 

Université de Sherbrooke :  service de soutien à la formation
Faire la classe mais à l'envers

 

Mr Gonzalez Classroom
My Idea of Flipping my classroom

 

Photo : Melissa Gray, Flickr, licence CC BY-ND 2.0

 

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Commentaires

9 commentaires

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  • BOSCAGE
  • 10 octobre 2012 à 16 h 04

Pourquoi cette tête à l\'envers ?

L'image choisie pour aller avec l'article est un outil utile pour donner une idée au lecteur de quoi il va parler. Il serait d'usage de s'attendre à voir une jeune fille assise à l'endroit sur une balançoire, ici ce n'est pas le cas. En effet, après avoir lu le contenu de l'article, on comprend qu'il débat à propos d'un nouveau système d'enseignement : la classe renversée, les apprenants reçoivent les leçons chez eux par l'intermédiaire d'Internet et viennent en cours pour faire les devoirs et être davantage guidé par les professeurs si la leçon n'a pas été comprise. L'image prend donc son sens : on s'attend à ce que la jeune fille soit assise à l'endroit sur sa balançoire, comme on s'attend dans un cours à ce que le professeur donne les leçons en classe et que les élèves fassent les devoirs à la maison, mais la situation est renversée, à l'envers tout comme la jeune fille. C'est donc l'apprenant qui va déterminer le programme d'enseignement du professeur, le schéma inverse de ce qui était proposé habituellement. D'où l'utilité de la photo : ils proposent de faire les choses à l'envers.

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  • Gauthier COLOMBE
  • 14 octobre 2012 à 11 h 11

Faut-il fipper?

Le sujet abordé par cette article peut présenter plusieurs cheminements, plusieurs questionnements. Dans un premier temps, il est nécessaire de se demander comment les apprenants qui ne suivaient pas en classe vont pouvoir le faire au sein d'un dispositif qui leurs demande une autonomie et une gestion de leurs temps encore plus grande? Il est nécessaire d'accompagner les élèves dans cette nouvelle logique d'enseignement. Car si le renversement de la construction des cours ne parait pas clair pour tous les enseignants, il en est certainement de même pour leurs apprenants. Dans un deuxième temps, il est également possible de voir les dérives que peut entrainer ce genre de méthodes. Il ne faut pas négliger le fait que l'enseignant doit rester le pilier de la classe, qu'il ne peut être remplacé, même par une communauté, car si l'enseignant n'est plus qu'un anonyme dans une vidéo, les questions des apprenants ne trouveront de réponses que dans un forum (dans un but purement économique). Je pense malgré tout que la notion de "flipping classroom" peut être une bonne idée pour garder le lien entre les cours pour rendre l'enseignement plus actif, c'est un moyen de donner une nouvelle dimension à la salle de cours et de rendre ces même cours plus interactifs. Pouvoir également mettre en place un "feedback" plus efficace au sein de la classe, que ce soit entre les élèves et le professeur, ou encore entre les élèves eux même. De plus le principe de pouvoir rendre communautaire les travaux de toute une classe, semble être une bonne idée, car celle-ci peut favoriser les échanges entre les apprenants. Pour revenir à la question, la jeune fille sur la photo a la tête à l'envers, tout comme la structure des cours a été renversée. Celle-ci ce tient à l'envers sur la balançoire, comme la notion de "flipping classroom" propose de suivre les leçons chez soi et de les appliquer en classe.

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  • Hongyi Wang
  • 14 octobre 2012 à 14 h 02

pourquoi la tête à i\'envers

Cet image représente une autre forme d’organisation des cours. La forme traditionnelle est que les apprenants suivent les cours dans la classe et font les devoirs à la maison. En revanche, les apprenants reçoivent les contenus des cours à la maison par des outils d’internet d’abord, et puis vont à la classe avec leurs questions, idées et commentaires qui vont être discutés avec le professeur. Donc “la tête à l’envers” est un nouveau système d’enseignement par rapport aux cours traditionnels, il peut économiser le temps,l'énergie et rendre les apprenants plus actifs,positifs aux études.

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  • Coralie
  • 14 octobre 2012 à 14 h 02

La classe renversée

En effet ce système se répand à travers le monde et est une pratique courante notamment dans les pays anglo-saxons comme en particulier en Australie car les étudiants habitent souvent loin de l’école, donc le fait d’envoyer les cours par internet semble une bonne chose, mais en France nous « combattons » l’absentéisme. Avec ce système, comment est-il possible de vérifier si l’élève a bien visionné le cours ? Cette méthode implique donc une importante responsabilité de l’apprenant, qui doit savoir qu’avec cet apprentissage il améliorera sans doute son futur. Après cette remarque il est aussi important de préciser que cette méthode serait sans doute appréciée par de nombreux étudiants qui, à l’heure du numérique, passent plus de temps en mode virtuel que dans la réalité sensible. Par ailleurs, les étudiants doivent aussi être autonomes pour chercher ce qui n’a pas été compris durant le visionnage de la leçon, si le professeur lance d’emblée les travaux de groupe.

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  • Vera Krichavtseva
  • 14 octobre 2012 à 15 h 03

Education traditionnelle VS flip teaching

"Flipping class" ou "Flip teaching" sont bases essentiellement sur les vidéos. C'est une méthode qui est très répandue aux États-Unis et au Canada. Cela est assez intéressant, mais pas pour des leçons des langues car le dialogue et l'échange "en live" entre l'enseignant et les apprenants sont obligatoires en classe des langues étrangères. Par contraire pour les autres disciplines cette méthode peut être très utile et cela permet d’économiser les heures des cours en classe (important pour les professeurs), de donner plus d'autonomie aux élèves et de changer tous simplement l'idée d'apprentissage traditionnelle (qu'on trouve de temps en temps ennuyeux), en plus avec les outils de Web 2.0 des cours deviennent plus interactifs et attractifs pour les apprenants. L'image est renversée puisque cette méthode change complètement le rôle d'enseignant et l'apprenant en classe.

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  • camille
  • 14 octobre 2012 à 17 h 05

Pourquoi cette tête a l\'envers?

Après avoir lu cet article, la photo d'une fille avec la tête à l'envers prend tout son sens. En effet, l'article parle d'une nouvelle méthode de plus en plus répandue (méthode qui, à mon avis, se répandra encore plus dans les années à venir): la formation inversée. Les étudiants reçoivent les cours directement chez eux via internet et viennent ensuite en cours pour "mettre en pratique" ce qui a été enseigné. Cela nécessite un travail en amont des apprenants (avoir lu les documents, avoir fait des recherches si besoin etc..), ce qui a mon avis est une bonne chose car cela responsabilise l'apprenant. De plus, on perd ce côté "cours magistral" (le professeur parle, l'apprenant écoute) qui est parfois très ennuyeux et qui peut rebuter certaines personnes. Toutefois, je pense que les interactions en "face-à-face" (professeur/apprenant et apprenant/apprenant) sont très importantes dans le processus d'apprentissage. Dans le cas ou le côté virtuel serait poussé à l'extrême, cette méthode ne serait plus vraiment intéressante.

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  • Dimitri Ledovskii
  • 14 octobre 2012 à 19 h 07

Dimitri Ledovskii

A première vue, l'image de la jeune fille renversée nous semble suggérer cette nouvelle façon d'enseigner et d'apprendre qui est le "flipping class". Mais cette image peut être comprise autrement aussi : peut-être, sommes-nous placées à l'envers, nous : la classe renversée ne vous fait-elle pas penser à l'enseignement à distance, démarche bien connue depuis des décennies ? Certes, beaucoup moins numérisée. (Ce qui d'ailleurs est susceptible d'être remis en cause aujourd'hui). Vraisemblablement, moins individualisée. Mais est-ce que la part des innovations dans la démarche dite renversée est telle qu'on peut vraiment parler d'une nouvelle notion et non pas d'une reprise camouflée ? C'est de cette question dont, à notre avis, va dépendre la crédibilité de l'enseignement renversé.

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  • Lola Normand
  • 15 octobre 2012 à 06 h 06

Pourquoi la \"tête à l\'envers\"?

L'image de cette petite fille sur la balançoire avec la tête à l'envers est chargée de sens. Elle représente, de façon métaphorique, le concept du renversement. Ce concept est développé dans l'article à partir pour d'une discussion sur le "flipping classroom". La récente méthode d'enseignement et d'apprentissage qui propose une éducation technologique sur la base de leçons à étudier suivant une démarche de travail personnel et d'activités en lien avec cette leçon à réaliser avec l'enseignant pour fixer les connaissances. On peut y voir un aspect récréatif et ludique, une nouvelle façon d'envisager l'apprentissage. D'où l'idée d'un certain lacher-prise avec l'éducation "traditionnelle" comme le suggère la photo. C'est aussi envisager une autre facette de l'apprentissage en situation renversée. Si les rôles de l'enseignant et de l'apprenant changent, il me semble que cette méthode peut être source de motivation et de collaboration dans l'optique d'un travail réalisé conjointement entre enseignant et apprenants.

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  • Audrey MERLO
  • 15 octobre 2012 à 07 h 07

Ne pas flipper

Je ne crois qu'il faille flipper. Nous évoluons dans un monde de plus en plus virtuel, alors il est compréhensible de s'interroger sur la possibilité d'un réaménagement de notre système éducatif en fonction des nouvelles technologies dont nous disposons. Un élève dans une classe "normale" qui a du mal à suivre les cours, pourrait développer un intérêt pour ce nouveau style d'apprentissage parce que celui-ci représente une autre forme d'interaction avec un support qui le rebute moins qu'un livre pr exemple. Il faudrait trouver une forme de juste milieu en laissant certes les professeurs disposer librement du support informatique, dans ce cas certains cours pourraient être complètement informatisés tandis que d'autres, qui requièrent sans doute une méthode plus classique pourraient y faire appel dans le cas de TD. Les cours "virtuels" ne demanderaient pas une présence de l'étudiant et permettraient plus de plage horaires aux cours "classiques".

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