Par Charles Brisson  | maj@cursus.edu

Les données ouvertes au Québec (et au Canada)

Créé le dimanche 27 novembre 2011  |  Mise à jour le mercredi 11 janvier 2012

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Les données ouvertes au Québec (et au Canada)

La gouvernement du Québec offre de nombreux services en ligne aux citoyens, aux entreprises et aux visiteurs sur les différents sites officiels - pour la plupart, regroupés sur le portail Québec. En voici quelques uns:

  • Pour les entreprises, le système électronique d'appel d'offres (SEAO) est la plateforme officielle de diffusion d'appels d'offres de services, biens et construction des ministères et organismes du gouvernement du Québec et des entités du réseau public ainsi que de la plupart des sociétés d'État (Société des alcools du Québec, Loto-Québec, Investissement Québec, etc.);
  • Information de toute première importance en particulier pour les résidants, visiteurs et fournisseurs de services desservant la région montréalaise, l'état du réseau routier québécois est disponible, gratuit, et mis à jour de façon continue;
  • La Société québécoise d'information juridique (SOQUIJ) permet aux citoyens de chercher parmi les décisions des différents niveaux de tribunal et d'organismes à autorité législative au Québec et au Canada. Le site www.jugements.qc.ca permet la recherche par mots clés, par tribunal ou organisme, par date et offre également des archives mensuelles des décisions, encore une triées par tribunal ou organisme.
  • À voir également, la Banque de données de statistiques officielles sur le Québec, la source la plus complète, très probablement, d'informations et de données sur le Québec.

 

Le Québec se lance dans le web 2.0

Déterminé à améliorer l'offre actuelle, l'État québécois a mis sur pied au début de 2011 une consultation publique Web 2.0 qui, en ligne, a demandé aux citoyens de soumettre leurs idées sur le sujet. La période de consultation est maintenant terminée et le rapport Gautrin - du nom du mandataire du projet, Henri-François Gautrin, député et leader parlementaire adjoint du gouvernement- devrait être déposé d'ici la fin de l'année. En filigrane de cette demande publique se retrouve la question des données ouvertes ("open data") : qu'est-ce qui constitue de l'information publique qui devrait être disponible à tous? Vous vous souvenez de WikiLeaks? Toute information émanant du gouvernement n'est pas nécessairement, immédiatement, publique. Vous saviez qu'en Suède, par exemple, le revenu personnel déclaré à l'impôt est une information accessible à tous?

Le gouvernement canadien a lancé quelques initiatives et continue d'augmenter son offre. On trouve déjà de nombreux services: Statistique Canada Recensement 2011 (données disponibles dès février 2012), le répertoire spécialisé d'Industrie Canada (recherche, entre autres, d'entreprises par secteur d'activité économique), et de nombreux autres.

 

Montréal : ouverture en cours

Au niveau municipal, prenons l'exemple de Montréal. Bien sûr, la Ville est présente sur le web et offre de l'information, ainsi que quelques services en ligne (possibilité de payer les contraventions, principalement, ainsi que consulter le montant dû en taxes municipales selon l'adresse civique fournie) mais l'ensemble demeure loin de l'esprit web 2.0, on en est toujours à une communication unidirectionnelle, des autorités aux citoyens et entreprises de son territoire.

Un portail, Montréal Ouvert, vise à combler cette lacune. Le contenu est développé par les contributeurs au site. On y trouve de nombreuses références à des initiatives externes telles que : Resto-Net.ca (résultats des inspections sanitaires des restaurants!), Patiner Montréal (lieu et état des patinoires extérieures), Bixou (données "live" sur le parc de vélos libres Bixi), etc. Le site Montréal Ouvert est bien sûr en constante évolution. Il reste à voir quelle direction prendra le site officiel de la ville de Montréal, vers une plus grande ouverture ou toujours selon le mode contrôlé actuel?

Et votre ville alors? Votre gouvernement? Ne vous gênez surtout pas pour faire parvenir vos suggestions, idéalement via leur site, qui comprend toujours une rubrique de contact. Rien de tel pour commencer à forcer l'ouverture vers le 2.0...

 

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