Par Daniel Therrien  | dante325@gmail.com

Les compétences essentielles et transversales

Créé le mardi 6 juin 2017  |  Mise à jour le lundi 26 juin 2017

Les compétences essentielles et transversales

Dans son document de 2005 sur la définition des compétences essentielles, le gouvernement canadien affirmait que

« Les compétences essentielles sont des éléments de base qui permettent de participer pleinement au marché du travail... »

Dans les milieux tant académiques que professionnels, ces compétences sont dites « transversales » puisqu’elles ne sont pas spécifiques à une discipline et correspondent à un savoir agir d’un ordre plus général.  Plusieurs entreprises considèrent que le travail collectif de leurs employés et leur habileté à communiquer sont des éléments essentiels à la qualité du travail.

Un partenariat s’est établit entre les gouvernements et les entreprises pour offrir des outils de formation et déterminer les exigences d’emploi dans la plupart des secteurs d’activités.

La transversalité des compétences

Si le terme de transversalité est relativement nouveau pour parler des compétences, sa nature par contre ne l’est pas. Depuis fort longtemps, l’école apprend à ses élèves à  lire, à compter, à bien se tenir, à respecter les autres, etc. Depuis l’époque des petites écoles de campagne, les élèves accumulent un bagage de connaissances et d’habiletés qui leur permet, dit-on de « réussir dans la vie ».  L’importance du développement des compétences transversales est mise en évidence lorsqu’on identifie les nouvelles formes de travail.  Le développement des technologies et de nouvelles conditions du marché ont propulsé l’employé dans un cadre de travail à modulations fréquentes nécessitant une forte capacité d’adaptation.

Nouvelles formes de travail

Pour une part, le développement des technologies de l’information (TI) ainsi que l’utilisation de plus en plus importante de la mobilité des communications façonnent un milieu de travail où la rapidité d’accès à l’information et la communication en temps réel modifient considérablement les relations de travail et la structure de gestion.

D’autre part, plusieurs entreprises ont adopté l’approche-client, une approche qui rejoint le client  non seulement lors du service de première ligne mais aussi dans une relation de soutien et de communication personnelle constante, dans un but de fidélisation. L’employé d’entreprise se retrouve ainsi en relation de proximité avec la clientèle et doit rendre des comptes aux gestionnaires. Son univers relationnel s’en trouve considérablement modifié.

L’ensemble de ces nouvelles formes de travail, et d’autres qui touchent les services gouvernementaux tels que les relations d’aide aux citoyens, orientent la formation vers l’acquisition et le développement de compétences jugées essentielles par les employeurs.

Les savoirs agir

Le partenariat entre le gouvernement canadien et les entreprises a produit un cadre de formation sur les compétences essentielles et transversales qui cerne plusieurs domaines de formation. Le document cité en consultation repère ces domaines et livrent des exemples à l’appui tiré des milieux de travail. Le savoir-agir se décline de la façon suivante.

  • Compétences technologiques – Utiliser judicieusement des logiciels outils et les moyens de communications en ligne dans le cadre de ses fonctions
  • Habiletés de lecture et d’écriture – Comprendre, traiter et communiquer l’information de façon adéquate.
  • S’exprimer oralement dans sa langue d’origine (parfois dans une langue autre) selon des normes acceptables, ce qui est fort utile et nécessaire dans plusieurs secteurs d’activités.
  • Habiletés mathématiques - Analyser des données numériques, exercer une pensée quantitative.  
  • Travailler en équipe – Compétence essentielle importante à plusieurs points-de-vue, l’employé est actif comme membre d’une équipe, communique avec les autres membres de son équipe, et parfois exerce un leadership.  
  • Facultés de bon raisonnement, de discernement, d’analyse critique appliqués dans différentes situations où le jugement personnel est nécessaire.  
  • Formation continue - Volonté d’autoformation, spécialisation, perfectionnement.
     

Les stages en entreprises

L’entreprise qui embauche est le lieu où la présence des futurs employés est essentielle non seulement pour leur socialisation mais aussi pour le développement de leurs compétences. Au cœur de l’immersion en milieu de travail se trouve les prises de consciences nécessaires afin que les futurs employés puissent être efficaces et efficients, tel qu’exprimé par leurs gestionnaires. 

Dans un contexte changeant et évolutif, les milieux d’emploi ne peuvent pas exiger du même souffle l’expérience et la compétence mais doivent former leurs employés débutants pour qu’ils acquièrent une compétence jugée satisfaisante. La formation continue, si elle est reconnue comme une situation de compétence essentielle, demeure une volonté de l’employeur de qualifier ou de poursuivre la qualification de ses employés, et une volonté de perfectionnement pour ces derniers.

Les stages pour étudiants en voie de diplomation se situent dans cette ligne de conduite pour l’ensemble des voies de formation professionnelle.     

À consulter

Gouvernement Canadien. Outils, évaluations et soutien à la formation.
https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/competences-essentielles/outils.html

Les nouvelles formes de travail et d'emploi - Romain Pipart - Melchior
http://www.melchior.fr/etude-de-cas/les-nouvelles-formes-de-travail-et-demploi

Illustration : Geralt - Pixabay

Références

Tardif, J., Dubois, B. De la nature des compétences transversales jusqu’à leur évaluation : une course à obstacles, souvent infranchissables. Revue française de linguistique appliquée, 2013/1 (Vol. XVIII)
https://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2013-1-page-29.htm

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