Cameroun : l’alphabétisation renaît
Le fonds PPTE aide le Cameroun à alphabétiser une jeunesse blasée et préoccupée par des problèmes alimentaires. Les résultats visent l’alphabétisation de 5 millions de Camerounais
Publié le 19 octobre 2017 Mis à jour le 13 janvier 2022
Date: 24 octobre 2017 au 24 octobre 2017
Les visualiseurs sont devenus des outils incontournables de la classe et ont conquis tous les niveaux d’enseignement. On dit qu’une image peut remplacer 1000 mots, et c’est vrai au sens littéral. Notre cerveau traite les images 60 000 fois plus vite qu’il ne le fait avec un texte. C’est donc une bonne chose de s’appuyer sur des visuels (qu’il s’agisse d’images statiques ou de vidéos) pour enseigner n’importe quelle matière, que vous fassiez appel à des objets en 3D, une photo, une graphique, ou même au schéma d’un procédé technique. Et les couleurs aussi jouent un rôle, puisqu’elles attirent notre cerveau : plus vous utiliserez de couleurs, mieux vous capterez l’attention de votre public.
Len Scrogan, professeur associé à l’Université du Colorado à Denver, aux États-Unis, est l’auteur d’un livre au sujet de l’enseignement visuel, l’apprentissage différencié et l’évaluation formative à l’aide d’un visualiseur de classe*. Il a observé plus de 250 séances pédagogiques en classe, pendant lesquelles il assistait à une leçon de 20 à 40 minutes puis, plus tard, faisait part de son avis aux enseignants. Ce qu’il a remarqué, c’est que dans seulement 12 % des classes, les élèves étaient attentifs à l’ensemble du cours.
Ces classes-là avaient un point commun : elles utilisaient des visualiseurs de manière très efficace, s’appuyant sur des images qui amenaient les élèves à réfléchir sur ce qu’ils avaient devant les yeux.
“Ils étaient attentifs et accrochés à ce qu’il se passait.” Dans les classes les plus impliquées, les supports visuels étaient immersifs… Les images remplissaient la totalité de l’écran. Il n’était pas question d’une petite image dans un coin de page ou sur une feuille en noir et blanc. “Ce que j’ai pu observer avec les visualiseurs et que j’ai trouvé très intéressant, c’est la curiosité créée par un objet montrant les choses d’une telle manière que les élèves étaient poussés à se demander : “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?” Le gros plan sur une partie du corps d’un animal par exemple, ou une image en rapport avec la matière étudiée prise d’un point de vue singulier, nécessitait de la réflexion de la part des élèves pour qu’ils devinent à quoi cet élément pouvait bien servir.”
1 – MicroscopeEn zoomant manuellement avec le visualiseur et en ajustant sa netteté, celui-ci se révèle être une excellente alternative aux microscopes.
Les visualiseurs sont un excellent moyen de montrer le travail des élèves. Plus besoin de photocopier un exemple type d’un élève pris au hasard dans la classe. L’enseignant équipé d’un vidéoprojecteur n’a qu’à placer l’exercice, la dictée ou le devoir en question sous la caméra pour que celle-ci projette le travail de l’élève au tableau. Ce gain de temps et d’efficacité permet même à plusieurs élèves de montrer leur travail si on le souhaite.
Des expériences, des démonstrations ou des ateliers à filmer ? Il n’est pas forcément nécessaire de posséder un matériel de vidéaste pour filmer des activités de classe ! (Et faut-il encore que votre établissement aient les fonds nécessaires.) Dans la plupart des situations, un visualiseur de bonne qualité fera largement l’affaire.
4 – VisioconférenceLes caméras de type visualiseur sont parfaites pour les séances de visioconférence (ou “tchat vidéo”), notamment si vos élèves ont la chance d’avoir des correspondants, qu’ils soient dans une autre école en France, ou à l’autre bout du monde. C’est quand même plus rigolo de se voir et de se parler plutôt que de taper sur un clavier… et ça facilite grandement les choses lorsque les élèves le font par groupes, en plus de faire gagner du temps.
Des enseignants et formateurs de tous niveaux l’utilisent pour filmer leurs propres séquences pédagogiques, les partager avec d’autres enseignants et améliorer leurs pratiques en classe.
Le Center for Education Policy Research (CEPR) de l’Université d’Harvard, centre de recherche sur les politiques éducatives, a récemment terminé une étude de trois ans visant à déterminer si les visualiseurs étaient un moyen productif d’améliorer les observations de classes. Les enseignants ayant participé aux enregistrements vidéo ont rapporté que les remarques des conseillers pédagogiques étaient plus utiles et constructives avec cette méthode que lorsqu’ils étaient observés “en direct” dans leurs salles de classe.
Une enseignante nous a rapporté l’expérience qu’elle avait fait dans sa propre classe : elle a placé son visualiseur de sorte à filmer ses élèves en train de rentrer dans la salle de classe, jusqu’à ce qu’ils soient tous correctement assis à leurs places puis… elle leur a montré la vidéo pour leur montrer à quel point ils se comportaient mal. Cela a été extrêmement efficace puisque tous ont pu le constater à l’écran !
Les exposés effectués devant la classe sont un excellent moyen pour les élèves de développer leur capacité à prendre la parole en public, tout en apprenant à montrer différents éléments à leurs camarades de classe. Ces éléments en lien avec leur sujet peuvent être de nature diverse (photo, insecte, fleur…) et viennent illustrer leur propos. Malheureusement, c’est également souvent au moment de les faire passer dans les rangs (ou, pire, de les montrer de loin !) que les élèves peuvent se retrouver en difficulté et perdre l’attention de la classe. Cette difficulté peut être résolue simplement, grâce à l’utilisation d’un visualiseur. Tous les éléments que les élèves souhaitent exposer à la classe se glissent facilement sous la caméra, ce qui permettra à tous de se concentrer sur l’essentiel en apportant une vraie valeur ajoutée à la présentation.
8 – Time-lapseGrâce à la fonction “time-lapse”, vous pourrez prendre des photos des mouvements de vos élèves en classe à intervalles réguliers puis les lire en ajustant la vitesse de lecture pour créer un effet accéléré. Observer un bourgeon s’ouvrir, des cristaux se former, un œuf éclore ou le cycle de vie d’un papillon constituera une bonne base pour stimuler les discussions en classe.
Les possibilités de filmer des séquences pédagogiques pour les envoyer à vos élèves sont infinies, que ces vidéos interviennent ponctuellement ou s’inscrivent dans le cadre d’un projet de Classe inversée. Nous vous conseillons de faire des vidéos relativement courtes pour qu’elles soient à la fois éducatives et vivantes : “Comment verser le contenu d’un tube à essai dans un bécher en toute sécurité ?”, “Comment découper correctement une forme sur un papier plié en deux ou en quatre ?”, “Comment créer une carte mentale ?”, “Comment réaliser un coup de pinceau difficile à l’aquarelle ?” ou encore “Comment fonctionne le système de ceinture de compétences ?”, pour ne citer que quelques thèmes potentiels. Une fois créées, les vidéos peuvent être mises à disposition des élèves sur l’intranet de votre établissement scolaire, partagées sur YouTube, publiées sur le site internet de votre école ou votre propre blog, téléchargées sur des supports numériques mobiles, ou même simplement envoyées par mails.

La méthode de la classe inversée fait progressivement de nouveaux adeptes dans les établissements scolaires français, de l’école primaire au lycée. Dans ce mode d’enseignement, la découverte d’un sujet et l’instruction se fait à la maison par le biais de courtes vidéos réalisées par l’enseignant que les élèves se doivent de regarder avant la classe. Le temps passé à l’école est quant à lui réservé à aux exercices, projets et discussions, le plus souvent par petits groupes. Chacun des élèves est ainsi acteur de son propre apprentissage.
L’avantage de pré-enregistrer une expérience ou une démonstration, c’est que pour pouvez couper une observation scientifique qui pourrait par ailleurs prendre 20 ou 30 minutes, pour en faire une séquence pédagogique de 5 ou 10 minutes. En combinant la méthode de la classe inversée à une vidéo en time-lapse, vous pourrez gagner de précieuses minutes sur le temps de classe ! Si vous estimez qu’il est pertinent d’effectuer cette démonstration en classe la première fois, rien ne vous empêche de la filmer pendant que les élèves y assistent en temps réel pour qu’ils puissent ensuite regarder à nouveau l’exercice chez eux grâce à une version accélérée. Ils pourront ainsi la voir, mettre pause et revenir en arrière autant de fois qu’ils le souhaitent – ce qui est impossible à faire dans la vie réelle.
L’animation en stop-motion, ou “image par image”, est une technique cinématographique consistant à prendre une série de photos puis à les assembler en une vidéo. En ajustant la vitesse de lecture de cette succession d’images, ce principe permet de créer l’illusion du mouvement et donc une séquence animée.
Outil fantastique pour stimuler la créativité des élèves et leur enseigner la narration, le stop-motion peut également être un excellent support pour enseigner les maths, l’histoire et les sciences par exemple. En élaborant décors, personnages et intrigues, les élèves s’approprient le sujet en manipulant de la pâte à modeler, des LEGO® et d’autres équipements de la classe.
Parce qu’ils construisent, expliquent et créent des vidéos, les élèves deviennent à la fois les auteurs et producteurs-réalisateurs de leur savoir, plutôt que les destinataires passifs des leçons vues en classe.