Publié le 25 novembre 2020Mis à jour le 25 novembre 2020
Diversifier les méthodes d’enseignement : prof et youtubeur
Mais il y a un prix...
Loïc Van Hoorde, doctorant en physique de la matière à l’Université de Poitiers, a lancé il y a quelques mois sa chaîne YouTube de vulgarisation scientifique. Elle est aujourd’hui utilisée comme un complément pédagogique pour les élèves de 1ère année de physique.
Passionné par l’histoire des sciences, Loïc Van Hoorde tente de transmettre ce goût des sciences fondamentales, en les replaçant dans un contexte historique. Durant le confinement du printemps 2020, il a mûri son projet et amélioré ses productions pour pouvoir proposer quelque chose de solide à ses collègues enseignants.
Ambitionnant de devenir enseignant-chercheur, Loïc Van Hoorde aimerait que ce projet prenne une autre dimension en proposant des travaux de recherche. Sur YouTube aujourd’hui, les contenus scientifiques et pédagogiques prennent de plus en plus d’importance.
Ses collègues lui donnent des idées et lui proposent même de traiter certains sujets à partir de documents et de productions à eux.
Mais avez vous le temps de vous y mettre ? Pour une vidéo d’une quinzaine de minutes, Loïc Van Hoorde prend à peu près vingt heures de travail, de la collecte d’informations jusqu’au montage, en passant par l’écriture et le tournage. Ce qui constitue une raison évidente du défi à relever pour les enseignants et pourquoi la réalisation devient quasi nécessairement spécialisée et professionnelle si on vise une certaine qualité et régularité. À quand un budget vidéo dans les écoles ?
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