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L’authentification des apprenants aux examens à distance : un enjeu de taille et de crédibilité

Par Thot , le 15 octobre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 05 novembre 2008

Une nouvelle loi signée au congrès des États-Unis en août augmente sensiblement les contraintes de contrôle aux examens pour les institutions à distance.

Alors que les institutions à distance s’appuient généralement sur un réseau de surveillants d’examen et une politique de contrôle souple et plutôt efficace, la nouvelle loi requiert des contrôles beaucoup plus technologiques.

Caméra 360°, enregistreur de séquences au clavier, blocage des ports et contrôle d’empreinte digitale… Le coût de la surveillance d’examen augmente de 150 $ par étudiant seulement pour ces technologies, que l’on pense  mettre en location ou en vente-rachat.

À ceci ajouter l’enregistrement des séances, pour fin de contrôle et le salaire des surveillants humains pour gérer tout ça.

Que contrôler ?

Pour certains, qu’un étudiant paye son cours, y assiste et se fasse remplacer lors de l’examen mine toute crédibilité au processus ; mais cette situation tient de la rare exception.  Les risques de se faire prendre sont trop importants.  Alors pourquoi investir autant pour une situation marginale ?

Pour d’autres, il s’agit de vérifier si l’étudiant ne triche pas ou ne consulte pas de références.  Ce que faisait très bien un surveillant, mais qui devient plus difficile à contrôler quand les étudiants passent leurs examens à la maison, situation de plus en plus fréquente.  D’où l’idée de la caméra 360°.

Qu’un étudiant ne consulte pas de références à l’examen tient d’une conception archaïque de l’éducation.  La réalité d’aujourd’hui fait que ce sont justement les capacités de retrouver des informations pertinentes qui assurent la performance dans les tâches complexes…

Reste le contrôle de la triche et de l’aide extérieure… situations qui ne sont pas spécifiques à la formation à distance mais qui lors d’un examen à distance deviennent critiques…  à moins de changer la forme des examens, ce qui n’est pas pour demain alors que l’on cherche justement à démontrer l’équivalence de valeur entre l’enseignement en classe et celui à distance.

Popularité

L’exercice tient justement à démontrer qu’un cours suivi à distance est au moins équivalent au même cours suivi en classe, Comme les cours à distance sont de plus en plus populaires, la pression et les critiques augmentent pour que les examens soient contrôlés plus rigoureusement.

Mais jusqu’où doit aller la rigueur, jusqu’où doit-on douter de l’honnêteté des étudiants ?  Les critiques de cette loi, outre les coûts qu’elle entraîne, vont de l’inutilité et de l’inefficacité des mesures qu’elle propose à l’insulte à l’honnêteté des apprenants.

Bref, entre l’énoncé et l’application, il risque de s’interposer beaucoup d’arbitraires et d’interprétations ; de quoi provoquer une confusion pire que ce que l’on tentait de résoudre…

Pour l’article complet : New law aims to validate online learning
Some experts call legislation aimed at online cheating 'redundant,' 'insulting'

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