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Apprendre une langue, c'est bon pour le moral !

Une bonne résolution pour la nouvelle année

Par Sandrine Benard , le 07 janvier 2019

La nouvelle année pointer le bout de son nez et c’est le moment des bonnes résolutions. Avez-vous pris les vôtres ? Le plus souvent, c’est de perte de poids ou de remise en forme dont on parle, les yeux remplis d’espoir, mais si, pour changer, vous pensiez à une vraie bonne résolution qui ne vous affamera pas le corps mais qui, au contraire vous nourrira l’esprit ? Je parle bien sûr de celle d’apprendre une nouvelle langue ! Et en plus, vous savez quoi ? C’est bon pour le moral, pour la santé, pour le corps et l’esprit ! Alors, n’attendez plus et suivez ce programme sur mesure pour réaliser cette résolution pour cette nouvelle année !

1ère étape : musclons ce cerveau !

L’entraînement commence avec un peu de musculation. Non, non, rassurez-vous, ça ne fait pas mal. Ici, il s’agit de muscler notre cerveau, ce dernier étant comme un muscle du fait que plus on l’entraine, plus on le renforce et plus on s’en sert, plus il est efficace.

En effet, deux études ont prouvé le bienfait des langues sur la santé, et en l’occurrence sur le cerveau :

  • La première, intitulée Neural changes underlying successful second language word learning (Changements neuronaux sous-jacents à un apprentissage réussi d'une langue seconde), réalisée par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis) en 2014, démontrait que les personnes en processus d’apprentissage d’une langue voyaient les connexions de leur réseau de neurones grandement améliorée. Ce n’est pas tout, une autre augmentation, visible anatomiquement cette fois-ci, a pu se faire : celle de l’hippocampe, à savoir la zone du cerveau sollicitée pour l’assimilation d’informations, la mémoire.
     
  • La deuxième étude, Canadienne (Toronto, 2002-2005) prouverait quant à elle le retardement de l’apparition de la maladie d’Alzheimer chez les aînés. Pourquoi ? Parce que le fait d’avoir appris une ou plusieurs langues tout au long de sa vie permettrait de garder un esprit vif plus longtemps, mais aussi des aptitudes de lecture et de concentration, faisant alors reculer d’environ 4 ans la maladie. 

 

2ième étape : prenons du plaisir !

Après l’effort, le réconfort ! La concentration, la lecture, l’assimilation, la mémoire… tous ces efforts pour apprendre une nouvelle langue ne sont pas de tout repos, c’est vrai. Il faut découvrir un nouveau système linguistique, apprendre du vocabulaire, repenser sa syntaxe, réfléchir à la conjugaison, s’adapter à la culture… un vrai parcours du combattant. Non !

Comme nous venons de le démontrer, c’est avant tout un travail cérébral, certes, mais c’est aussi une source de… plaisir ! Comment ? Vous vous souvenez qu’on parlait de la zone de l’hippocampe, de la mémoire, et bien figurez-vous qu’une autre zone cérébrale entre en compte au moment d’apprendre une langue : celle du striatum ventral. Sous ce nom barbare se cache la zone de la récompense, du plaisir, de la satisfaction, celle qu’on prend tellement de plaisir à ressentir psychologiquement dans les divers moments jouissifs de notre vie.

Vous croyez que j’exagère ? Si apprendre une langue à l’école est considéré comme « normal », il en est tout autrement à l’âge adulte, car là, on parle d’un réel défi. C’est le fait de se voir progresser, évoluer, puis maîtriser une langue qui vous procurera un sentiment de bien-être, de plénitude, vous serez alors tout simplement heureux. Vous y gagnerez en estime de soi, mais aussi en confiance.

3ieme étape : Sortez, bougez !

1, je muscle, 2, je prends du plaisir, 3, je mets en application. 

On nous rabat fréquemment les oreilles avec « Pour votre santé, sortez, bougez », pas de problème, c’est justement le troisième point de notre programme de remise en forme avec les langues. Nous avons précédemment vu qu’outre la musculation cérébrale, il y a aussi la quête du plaisir, mais ce n’est pas tout. Afin de profiter pleinement de ce nouveau bienfait, il faut le mettre en pratique. 

Parler une nouvelle langue permet de rencontrer de nouvelles personnes, d’aller à la découverte de nouvelles cultures, de goûter à de nouveaux plats, de s’ouvrir à de nouveaux modes de pensée, c’est découvrir tout un nouveau monde ! S’épanouir psychologiquement en communiquant mieux renforce les liens et contribue à se sentir socialement mieux.

Apprendre une nouvelle langue, c’est aussi comme découvrir un nouveau jeu : ici, on peut élargir son champ de vision, repenser son jugement sous un autre angle de réflexion, envisager d’autres perspectives, et donc ressentir moins de limites, réduire le stress et l’anxiété, donc moins de fatigue, donc moins de problèmes physiques ou psychologiques.

Pratiquer une nouvelle langue, c’est comme une activité physique, sauf que celle-ci est cérébrale ! Par contre, il a été prouver que faire du sport tout en apprenant une langue est un accélérateur naturel de performance.

En effet, comme l’exercice physique contribue à la reproduction des cellules cérébrales tout en favorisant les connexions neuronales, les capacités mentales et mémorielles sont décuplées, sans oublier les bienfaits apaisants du sport (bonne humeur, détente, mental amélioré) qui contribuent là encore à un apprentissage efficace.

Le décider et s'y mettre

Votre résolution pour la nouvelle année ? Apprendre une nouvelle langue ! C’est bon pour le moral, c’est bon pour la santé et surtout c’est moins compliqué à suivre qu’un régime ! 

Vous aussi, éveillez-vous à cette nouvelle année et gâtez votre cerveau en lui offrant un moyen unique de se cultiver tout en se relaxant. Psychologiquement, personnellement, socialement, professionnellement, le bilan n’en sera que positif…

Illustrations : Rawpixel - Pixabay

Sources 

 

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