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Publié le 16 décembre 2019 Mis à jour le 17 décembre 2019

Le bio hacking peut-il aider à passer une session ?

Au delà du sport, dopage ou biohacking peuvent-ils aider un étudiant à passer une session d’examen ?

sommeil et lumière bleue

Vu les montants en jeu, le sport est fortement touché par le besoin d’amélioration des performances. Les progrès dans la compréhension du fonctionnement du corps humain deviennent stratégiques. Au delà du sport, dopage ou biohacking peuvent-ils aider un étudiant à passer un session d’examen ?

Amélioration des performances

Sans considérer l’aspect moral du fait de tricher, Lance Armstrong, le coureur américain a démontré que l’on pouvait améliorer ses performances physiques voire mentales, notamment si l’on tient compte de la résistance à la douleur, grâce à des adjuvants ou divers procédés.

Lors de son entretien télévisuel avec Oprah Winfrey en 2013, Lance Armstrong a reconnu avoir consommé des drogues pour améliorer ses performances [1].

Aux questions sur l’usage de diverses substances :

  • EPO ?
  • Testostérone ?
  • Cortisone ?
  • Hormone de croissance humaine ?
  • Transfusions sanguines illégales
  • D’autres formes de dopage sanguin ?

Lance Armstrong a répondu "oui" à chaque reprise.

Il apparait que le fait de recourir à des techniques scientifiques permette d’améliorer les performances.

Partant de là, un étudiant pourrait se poser la question de : à quoi peut-il avoir recours pour améliorer ses performances sans mettre sa santé en danger ?  (Dans le cas du cyclisme, c’est du dopage, donc de la triche, car pour éviter les drames du passé une réglementation a été développée.)

Qu’est-ce que le biohacking ?

Voyons si ce dont nous parlons correspond bien au phénomène du biohacking pour lequel on compte de plus en plus d’adeptes.

Le terme biohacking est né de la contraction des mots biologie et hacking, qui renvoie contextuellement à la gestion de sa propre biologie par une série de techniques médicales, nutritionnelles et mentales assistées par des capteurs technologiques dans le but de développer ses capacités physiques et intellectuelles du sujet. [2] [3]

Il ne faut pas confondre le biohacking avec le transhumanisme ou l’être humain augmenté, car l’éthique joue un rôle bien plus important dans le cadre de ces deux autres concepts.

Quelles sont ces techniques ?

La base pour affronter une épreuve est de faire attention à son hygiène de vie. Il semble que les biohackeurs partent de là et vont plus loin dans le principe. La différence essentielle par rapport à M. et Mme Toutlemonde est qu’ils se basent sur des informations plus facilement accessibles grâce aux technologies développées et surtout démocratisées avec les divers capteurs, objets connectés, analyses de sang et même le séquençage de notre ADN.

Le sommeil

En session, les nuits sont courtes car les examens se succèdent. Il est logique de penser qu’il faut arriver à l'épreuve en étant bien reposé et sans déficit de sommeil.

De nombreux objets connectés analysent les cycles du sommeil. Grâce à ces capteurs, vous pouvez récupérer des données sur votre sommeil et essayer de l’améliorer.

Voici quelques exemples issus de ce site sur les objets connectés [4] :

  • Oura ring, une bague connectée
  • Dreem, un bandeau à porter la nuit
  • Dodow un métronome.

La lumière bleue

Ce document [5] sur l’analyse du sommeil est très intéressant, voici quelques passages par rapport à l’exposition à la lumière bleue à due aux écrans :

« L’horloge biologique ne peut être correctement synchronisée aux 24 h que si les niveaux lumineux reçus au cours de la journée sont suffisants en durée et en intensité et si l’exposition à lieu à des moments appropriés.

La sécrétion débute en moyenne 2-3 heures avant l’heure de coucher habituel, elle est élevée durant la nuit, la et les niveaux redeviennent bas 2-3 heures après le réveil.

La stimulation lumineuse entraîne une inhibition de la sécrétion de la mélatonine par l’intermédiaire des voies rétino-hypothalamiques.


Les syndromes de retard et d’avance de phase. Ces syndromes reflètent une désynchronisation des rythmes circadiens dont le rythme du sommeil par rapport au rythme des 24 heures.


Le retard de phase se traduit par une grande difficulté d’endormissement suivi d’un sommeil normal avec également une grande difficulté pour se réveiller.

….

Leur coucher tardif est souvent associé pendant la semaine à un lever à horaires normaux liés aux contraintes sociales des cours et du travail. Il en résulte une dette chronique de sommeil, incomplètement compensée par la récupération des fins de semaine. Cette dette peut être responsable d’échec scolaire, ... »

Il semble donc utile d’avoir son organisme synchronisé correctement. Cela peut se faire en réduisant son exposition aux écrans, surtout les heures précédant le coucher. Il existe aussi des applications ou des réglages d’écran qui réduisent la lumière bleue émise. Des lunettes filtrent aussi cette lumière.

L’alimentation

La malbouffe est probablement responsable de beaucoup de problèmes de santé. Les biohackeurs essaient différents types de régimes. Le diète cétogène qui consiste à n’ingérer ni glucides ni hydrates de carbone et à les remplacer par certaines graisses a le vent en poupe car elle s’est popularisée dans la Silicon Valley.

Si il semble logique de manger sainement, pour l’adoption de régimes particuliers, c’est le choix de chacun sur base de conseils de professionnels. Il faut éviter de commettre des imprudences, bien trier les informations et avoir des avis autorisés avant d'adopter un régime particulier.

Les supplémentations alimentaires

Il est important de connaître ses carences et d’y remédier. En hiver dans les latitudes Nord, toutes les personnes qui ne sont pas assez exposées au soleil sont probablement en carence en vitamine D.

« En dessus de la latitude 33° (c’est-à-dire au nord d’une ligne passant par le nord du Maroc, le nord de l’Algérie, l’Iran, l’Irak, le Japon et Los Angeles), on considère qu’il n’est pas possible de synthétiser de la vitamine D par une exposition au soleil durant certains mois d’hiver.  » [6]

Il semble donc logique de prendre un supplément de vitamine D.

D’autres suppléments peuvent être utiles mais c’est à faire sur base d’un avis médical et sur des données fiables telles qu’une prise de sang.

De l'intelligence dans ses choix

Arriver en bonne forme physique et mentale avant la session d’examens est certainement une condition pour réussir.

Certaines thématiques ou techniques chères aux biohackeurs peuvent servir d’inspiration. Soyez toutefois prudent avec votre santé. Voici par exemple une base de données sur les suppléments alimentaires qui peut être utile : Dietary Supplement Label Database  [7].

Sources

[1] https://edition.cnn.com/2013/01/15/health/armstrong-ped-explainer/

[2] https://www.pbs.org/newshour/science/biohacking-care

[3] https://www.bio-hacking.fr/

[4] https://www.maison-connectee.eu/objets-connectes-sommeil/

[5] Annexes du rapport sur le thème du sommeil

[6] https://www.revmed.ch/RMS/2011/RMS-319/Vitamine-D-actualite-et-recommandations

[7] https://dsld.nlm.nih.gov/dsld/


Mots-clés: Nutrition Diététique Sommeil Biohacking Santé Alimentation

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