Dossier de la semaine

Apprendre sur le tas

Dans certaines situations on n'a pas le luxe de s'attarder bien longtemps à apprendre quelque chose de nouveau : on a besoin de vous rapidement. On vous propose un «crash course» de l'essentiel, un portrait à la fois global et détaillé en un coup d'oeil, un apprentissage accéléré et vous voilà sur la ligne de départ…

Certaines manières sont plus efficaces que d'autres pour enseigner ou apprendre sur le tas et s'en sortir élégamment. On aura pas le temps de s'occuper des caprices et des considérations personnelles ni de faire bien des expérimentations; il faudra y mettre du sien et suivre les consignes !  Pourtant ça fonctionne et même souvent plutôt bien, à condition d’obtenir la rétroaction très rapidement.  

Les mécaniques de l’apprentissage sont démontées pour les besoins de l’intelligence artificielle et permettent du même coup de comprendre comment, à partir d’un modèle de comparaison, nous faisons face à une complexité que normalement nous serions incapables de traiter analytiquement.

La pression de l’excellence au travail entraine une obligation de formation fréquente, spécialisée, diversifiée et souvent urgente. Ce n’est pas que l’on veuille apprendre mais bien qu’il faille apprendre et que ce devienne intégré dans nos habitudes, comme de se laver ou de s’habiller. Pour y arriver, certaines de nos méthodes de formation sont à revoir et on s’y applique déjà.

Est-ce qu’un diplômé est nécessairement plus compétent qu’une personne formée sur le tas ? Dans certains domaines en évolution rapide, il semble que le diplômé aura toujours un train ou deux de retard. L’apprentissage ne se limite pas à une formule : nous apprenons de bien des façons et aucune méthode ne comble tous les besoins. Apprendre sur le tas, par imitation et imprégnation, fonctionne, quitte à peaufiner l’apprentissage par la suite, selon les besoins et les intérêts.

Prêts à décoller ?

Denys Lamontagne - [email protected]

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