Le combat contre les biais sexistes dans les sciences
Des politiques devront être mises en place afin d'assurer le travail de chercheuses
Nous sommes malheureusement élevés avec différents biais cognitifs. Que ce soit par nos parents et nos sociétés, nous apprenons vite à percevoir les choses par des loupes stéréotypées. Ainsi germent les concepts du type que les « petits garçons ne pleurent jamais » ou que « les filles sont nées pour s’occuper de la sphère domestique ». Hélas, même le parcours scolaire ne nous débarrasse pas de ces biais et cela se répercute dans des domaines comme les sciences où les femmes sont sous-représentées.
Alors, quoi faire pour combattre ces stéréotypes? Cette discussion de « l’Esprit Sorcier » montre l’importance de mettre en place des mécaniques pour diminuer les risques. Par exemple, l’ANR (Agence nationale de recherche) qui s’occupe du financement de la recherche en France a commencé à mettre en place des règles de comité de révision pour empêcher que les propositions féminines soient systématiquement écartées. De plus, elle a développé des formulaires afin que les postulantes puissent expliquer des interruptions dans la carrière (souvent liées aux grossesses) et ne pas être pénalisées.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
En France, 44 % des femmes et 54 % des hommes sont en situation de surcharge pondérale avec un important excédent de graisse, soit environ un adulte sur deux. La plupart des causes de cet état de fait sont directement liées aux changements apportés par notre société moderne, notamment de la profonde mutation des modes de vie, de la facilité d’accès à l’alimentation et d’une importante réduction du niveau d’activité physique.
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