Manger local ? Une campagne de pub par les étudiants de l'Université Laval
21 étudiants du cours «Techniques de l’image» à l'université Laval ont entrepris un projet de tournage de courts films publicitaires sur le thème de «Manger local»...
Publié le 17 août 2020 Mis à jour le 17 août 2020
Date: 31 août 2020 au 31 août 2020
Louis-Philippe Lampron, professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval s’intéresse aux aspects juridiques du pluralisme culturel ainsi qu’au droit public en général. Il publie une intéressante analyse sur le gestion collégiale des universités qui s'appuie pourtant sur une hiérarchie verticale de cadres et de salariés qui de facto opère un clivage entre les dirigeants et les exécutants et exclut ces derniers d'une véritable participation au leadership.
«La raison d’être de la structure particulière de fonctionnement des universités est inextricablement liée à leur très large mission d’intérêt public, qui vise autant la formation des étudiant-es que l’avancée et la diffusion de la recherche au sein de la population en général2. Si l’indépendance des établissements universitaires est une condition sine qua non pour qu’ils puissent mener à bien cette large mission, la grande variabilité des exigences nécessaires à la recherche et à l’enseignement de qualité au sein des nombreuses disciplines universitaires rend tout aussi nécessaire une structure décisionnelle collégiale.
Cette structure, en principe, doit permettre aux membres de la communauté universitaire d’être partie intégrante des orientations générales et décisions qui sont prises au sein de l’université et des facultés/départements, ce qui inclut bien entendu le choix de leurs dirigeant-es. Parce qu’ils/elles jouissent de la permanence d’emploi et de la pleine liberté universitaire qui y est associée, qui leur permet notamment de critiquer les décisions de leur propre université sans craindre de représailles3, les professeur-es sont appelé-es à jouer un rôle central au sein de cette structure décisionnelle collégiale.»
«Non seulement une véritable collégialité universitaire exige-t-elle que les membres de la communauté universitaire puissent choisir périodiquement la majorité de leurs dirigeant-es, mais elle implique également que ces dirigeant-es ne le soient que pour un temps donné, idéalement restreint, avant de passer le flambeau et de réintégrer leurs fonctions initiales de professeur-es/chercheur-es. Une telle «circulation du leadership» au sein des établissements universitaires contribue à la vitalité des universités»
Bref, il ne s'agit pas seulement de «consulter» ou d'être consulté, mais bien de participer véritablement aux décisions.
Pour l'article complet : La collégialité d’apparat