Publié le 28 septembre 2021Mis à jour le 28 septembre 2021
Le management moderne a-t-il gardé des relents du nazisme?
La théorie de Johann Chapoutot fait jaser
Nous aimons croire que le nazisme a été une espèce d'accrochage de l'humanité, une erreur venue de nulle part en souhaitant qu'elle ne revienne pas. Or, le professeur d'histoire contemporaine Johann Chapoutot travaille depuis des années à montrer qu'en fait, le courant de pensée s'est nourri de nombreuses idéologies courantes en Occident.
Sa thèse expliquait pourquoi les nazis étaient si fascinés par l'Antiquité et un de ses plus récents ouvrages "Libres d'obéir - Le management, du nazisme à aujourd'hui" rappelle que certaines techniques managériales actuelles s'en rapprochent.
Entendons-nous bien, sa conclusion n'est pas de dire que les patrons sont des nazis. Or, le capitalisme adopte, par moment, certaines idées qui ont été pensées, entre autres, par Reinhard Höhn, grand penseur de la productivité allemande.
Par exemple, le concept que les employés sont heureux afin qu'ils obéissent ressemble fortement au "happiness management" qui existe de nos jours ou l'usage de la terreur, de la vision des travailleurs comme de la ressource.
La conception de remplacer le rôle de l'État par des agences provient aussi de Höhn qui a dirigé d'ailleurs une école de commerce importante après la Seconde Guerre mondiale. Le spécialiste du régime nazi nous invite à réfléchir ses emprunts et peut-être nous demander s'ils ont encore lieu d'être.
En France, 44 % des femmes et 54 % des hommes sont en situation de surcharge pondérale avec un important excédent de graisse, soit environ un adulte sur deux. La plupart des causes de cet état de fait sont directement liées aux changements apportés par notre société moderne, notamment de la profonde mutation des modes de vie, de la facilité d’accès à l’alimentation et d’une importante réduction du niveau d’activité physique.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Dans cet intéressant article de André Magny, on découvre comment des enseignantes se connectent avec succès à leurs élèves. Cela ne se fait pas tout seul, mais les résultats sont très satisfaisants autant pour les professeurs que leurs élèves.
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