En France et en Europe en général, l’État finance la majorité des frais de scolarité dans les établissements d’études supérieures; par exemple le coût d’une inscription dans une université variera de 200 à 600 euros environ. Cependant, plusieurs institutions facturent des tarifs nettement plus élevés : écoles d’ingénieurs sous tutelle des ministères : défense (ENSTA Paris Tech, ISAE, Polytechnique etc.), économie (Mines Paris Tech, Mines Telecom etc.) et agriculture (AgroParisTech, Sup Agro etc.). Ils pratiquent des tarifs qui les rapprochent des coût réels de l’ordre de 10 000 euros / an mais qui limitent d’autant leur accessibilité économique.
Comme tous les étudiants ne vivent pas chez leurs parents dans une ville universitaire, à ces coûts, s’ajoutent ceux de l’hébergement, de la subsistance et du transport, du matériel scolaire, etc. pour la majorité d’entre eux.
En acceptant de vivre humblement, de partager un logement et de travailler à temps partiel, les étudiants peuvent espérer boucler leur budget, souvent avec le support de leurs parents mais pour beaucoup d’étudiants, ces choix n’offrent pas autant d’intérêt que de pouvoir étudier dans de bonnes conditions sans avoir à se préoccuper de questions de survie, ce qu’ont bien compris beaucoup d’institutions en offrant des bourses aux étudiants satisfaisant à leurs critères d’engagement, d’implication ou de réussite. ( Voir le répertoire des bourses d’études )
Mais parfois, même avec les bourses, il sera impossible d’y arriver en soutenant les exigences des études dans la durée. Certains essaieront de trouver des sources de financement alternatif, comme le sociofinancement, mais au vu de la difficulté, la plupart finiront par souscrire à un prêt étudiant, nettement moins difficile à obtenir.
Un calcul facile
Pour les banques, investir dans le futur d’un étudiant représente un risque quasi nul, car non seulement ils demanderont des garanties personnelles (caution d’un proche) ou de l’État (70% du prêt garanti par l’État), mais de plus elle considèrent qu’un étudiant gradué rapporte statistiquement beaucoup plus qu’un travailleur sans diplôme; le travailleur diplômé pourra donc rembourser son prêt d’autant plus facilement. Le calcul vaut aussi pour l’étudiant qui investit dans son futur : les avantages financiers à moyen terme d’un diplôme dépassent nettement les revenus qu’il aurait gagné en travaillant au lieu d’étudier. Aussi les banques prêtent sans hésiter et les étudiants s’endettent sans trop s’inquiéter.
Ces prêts peuvent représenter plusieurs milliers d’euros, voir quelques dizaines au terme d’une maîtrise et d’un doctorat. Même si le délai de remboursement peut ne commencer que deux après la fin des études, les intérêts sur les sommes versées courent dès le premier mois et s’accumulent. Le diplômé aura normalement 10 ans pour rembourser son prêt et s’il commence à travailler rapidement, il pourra faire face aux mensualités sans difficultés, surtout que les taux des prêts étudiants sont sans doute elles plus bas sur le marché.
Les occasions se multiplient… les exigences aussi
Mais voilà, sur le marché du travail, les standards et normes peuvent être assez différents de ceux d’un milieu étudiant. Voiture, logement, restaurants, habillement et parfois même vie de couple et enfants ajoutent des exigences qui s’empilent.
Les échéances des traites sur l’hypothèque, le prêt ou la location auto, les cartes de crédit n’attendent pas, les mois semblent se raccourcir. Vient le moment où l’idée de consolider toutes ses dettes par un regroupement de crédits prend un certain sens.
Par ce procédé, toutes les dettes considérées par l’entente sont remboursées par l'organisme prêteur et un seul engagement subsiste, celui de rembourser l'organisme prêteur qui offre habituellement un taux moindre que celui des prêts commerciaux et surtout un paiement mensuel moindre, étalé selon les objectifs et les possibilités de l’emprunteur.
Si le prêt étudiant demeure le plus souvent le plus avantageux, les dettes de consommation sont d’une toute autre nature et gagnent à être remboursées ou consolidées rapidement à un taux moindre et ainsi retrouver une marge de manoeuvre financière appréciée, surtout en début de carrière.
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