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Publié le 09 décembre 2025 Mis à jour le 09 décembre 2025
Le cancer nous laisse tous une petite crainte. Après tout, nous avons tous le potentiel d’en développer un et nous avons tous connu des gens atteints qui ont survécu ou en sont décédés. La nouvelle est chaque fois troublante et, pour beaucoup d’entre nous, la possibilité d’empêcher des cancers est une bonne nouvelle. Ainsi, chaque nouvelle trouvaille sur quelque chose anti-cancer ou cancérigène nous intéresse.
Surtout les moyens de se prémunir, parce que nous préférons de loin nous assurer de ne se développer un cancer. Et si une des solutions passait par une médication présente en vente libre ?
L’ibuprofène est un anti-inflammatoire connu de la majorité des gens et qui figure dans les indispensables de la pharmacie, à côté de l’acétaminophène. Ce médicament pourrait apparemment avoir des propriétés anti-cancéreuses selon l'étude «Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial.». Ceux-ci ont analysé les données de 42 000 femmes entre 55 et 74 ans sur une période de 12 ans. Ils ont alors remarqué que celles qui prenaient au moins 30 pilules d’ibuprofène par mois avaient un risque 25 % moins élevé de développer un cancer de l’endomètre que celles en prenant moins de 4 par mois. L’effet était encore plus fort chez les femmes ayant des problèmes cardiaques.
Comment cela s’explique-t-il ? L’ibuprofène fait partie des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Or, les scientifiques remarquent de plus en plus des liens entre inflammation et développement d’un cancer. Les anti-inflammatoires de la sorte bloquent les enzymes appelées cyclooxygénases (COX) qui se développent dans le corps. Il y a la COX-1 qui protège notre estomac, maintient les fonctions rénales et joue un rôle dans la coagulation sanguine. D’où la raison pourquoi il n’est pas conseillé de prendre de l’ibuprofène avec un estomac vide.
La COX-2, quant à elle, crée l’inflammation et les potentielles douleurs rattachées. En inhibant cette enzyme, elle réduit la production de prostaglandines, des messagers chimiques responsables non seulement de ces zones touchées mais aussi de la croissance des cellules… dont celles du cancer. Les tumeurs auraient donc du mal à grandir dans un tel environnement. De plus, l’ibuprofène influencerait les gènes STAT3 et NFkB, entre autres, qui aident une masse cancéreuse à résister aux traitements actuels. Par conséquent, prendre de l’ibuprofène réduirait l’activité des gènes, rendant le tout plus vulnérable aux chimiothérapies.

On parle aussi d’effet inhibiteur de l’ibuprofène sur les risques de cancer du colon, du sein, des poumons ou de la prostate. De quoi exciter le monde médical, mais il faut rester prudent. Déjà parce que d’autres études montreraient que l’usage d’aspirine (un autre anti-inflammatoire non stéroïdien) serait au contraire un facteur aggravant dans le diagnostic du cancer de l’endométriose. Puis, il y a différentes recherches montrant les effets bénéfiques de l’aspirine sur le cancer tout en augmentant les risques de cancer rénal. Sans compter que l’ibuprofène et autres peuvent interagir négativement sur d’autres médications.
Il faut donc rester très prudent avant de crier victoire. Visiblement, il y a quelque chose d’important dans la présence de l’inflammation et du cancer. Les chercheurs doivent trouver l’équilibre ou la formule qui permettrait de la cibler et empêcher la production de tumeur sans créer d’autres problèmes de santé. En attendant, pour se prémunir, il reste les éléments habituels : alimentation équilibrée, exercices et bon suivi médical.
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Références :
Zhao Y et al. Association of aspirin and ibuprofen use with endometrial cancer risk in the PLCO dataset. Int J Cancer. 2025. - NIH - doi: 10.1002/ijc.70101 - https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40838337/
A Common Pain Relief Drug May Have Anti-Cancer Properties - https://www.sciencealert.com/a-common-pain-relief-drug-may-have-anti-cancer-properties
Nonsteroidal Anti-Inflammatory Drugs (NSAIDs) - https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK547742/
Ibuprofen Emerges as Protective Factor Against Endometrial Cancer - https://www.emjreviews.com/en-us/amj/oncology/news/ibuprofen-emerges-as-protective-factor-against-endometrial-cancer/
Ibuprofène - https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibuprof%C3%A8ne
Risks and causes of womb cancer - https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/womb-cancer/risks-causes
Lumine : comprendre le cancer chez les enfants en jouant - https://cursus.edu/fr/20984/lumine-comprendre-le-cancer-chez-les-enfants-en-jouant
Aspirin use and endometrial cancer risk and survival - https://www.gynecologiconcology-online.net/article/S0090-8258(17)31448-8/abstract
Chemoprevention of colorectal cancer in individuals with previous colorectal neoplasia: systematic review and network meta-analysis - https://www.bmj.com/content/355/bmj.i6188
Non-steroidal anti-inflammatory medication use and endometrial cancer survival: A population-based Norwegian cohort study - https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/ijc.35363
L'insomnie fragilise le système immunitaire des personnes atteintes de cancer - https://cursus.edu/fr/21816/linsomnie-fragilise-le-systeme-immunitaire-des-personnes-atteintes-de-cancer
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