Publié le 15 février 2026Mis à jour le 18 février 2026
La normalité : un concept plus fragile qu’on ne le croit
Quel est la réelle différence entre folie et normalité?
Qu’est-ce que la folie ? Ce terme, plutôt péjoratif, est très difficile à définir. Même les psychiatres d’aujourd’hui ont un malaise à essayer de mettre une définition sur le sujet. Parce que le monde a évolué et ce qui était classé comme « fou » il fut un temps est devenu bien plus nuancé à notre époque.
Les autistes ont autrefois été catégorisés ainsi jusqu’à ce que la recherche scientifique arrive avec des explications plus claires. D’ailleurs, toute la notion de neurodiversité apparue dans les années 1990 a permis de relativiser beaucoup de troubles jadis classifiés uniquement dans la folie.
En fait, les psychiatres s’intéressent de plus en plus à la question de la souffrance. Comment faire pour que l’individu ne souffre pas de comportements récurrents qui dévient de la norme ? D’autant plus que, dans certains cas, sur le coup, les personnes ne sentent pas de mal. Si elles sont en phase maniaque, tout va très bien. C’est après que les répercussions à leurs actions ressurgissent et créent de la douleur.
Une hypothèse revient souvent et est de plus en plus crédibilisée : et si les gens ayant un problème de santé mentale ne faisaient que ressentir plus fortement ce que les autres éprouvent de temps à autre ?
On sait, par exemple, que 6 à 8 % de la population ont des symptômes et pensées s’approchant d’une psychose sans être ipso facto psychotiques. D’autant plus que cette sortie de la norme a permis à de nombreux créatifs de mettre en forme des œuvres d’art, des livres, des films et autres qui ont une aura de génie auprès du grand public.
En fin de compte, la question qu’on devrait se poser est plutôt «qu’est-ce que la normalité et ne devrait-on pas arrêter de juger aussi sévèrement ceux qui en dévient de temps à autre ?»
Les enquêtes PISA et World Values Surveys révèlent qu’un niveau d’éducation plus élevé améliore la compréhension des risques liés à la détérioration de l’environnement ce qui affecte à court et à long terme le comportement des humains vis-à-vis de leur milieu.
Les étudiants investissent de jour en jour l'espace public à travers leurrs contributions journalistiques. Mais de là à créer un média à part entière, le chemin est certes passionnant mais doit livrer ses méandres. Le guide pratique d'Animafac se charge d'éclairer les prétendants à la libre expression.