Les robots coréens dans les écoles, pour expérimenter et suppléer au manque de profs d’anglais
Déjà cinq type de robots sont expérimentés dans la population coréenne; l’un, avec écran tactile, pour assister socialement les personnes agées (Sil-bot), un autre, sinistre robot surveillant, pour assurer la sécurité et le contrôle social dans les écoles et trois autres introduits dans les classes.
Parmi ceux-ci, le ROTI, est un robot de téléprésence, qui détecte et suit son interlocuteur tout en lui présentant un écran où une vraie personne lui parle, lui répond et peut même contrôler certaines fonctions du robot.
Le second est le FRi, sans doute le plus intéressant, un robot-visage expressif qui également suit et détecte son interlocuteur et peut lui répondre dans la mesure où son système de reconnaissance vocale comprend ce qui lui est communiqué. Dans le cas d'un robot dédié à l'apprentissage des langues, on comprend que la limite est rapidement atteinte. Le robot livre ses leçons, fait répéter, corrige et tente d'animer tout en communiquant des impressions : étonnement, attention, crainte, approbation, etc.
Enfin, le iRobiQ est un mélange de ces deux, avec des bras mobiles et des expressions simples. Il apparaît comme un juke-box interactif assistant le professeur avec des leçons pré-enregistrées.
Des rendements pédagogiques marginaux
Même si officiellement on prétend qu’il s’agit de suppléer au manque de professeurs d’anglais dans les écoles, la raison principale de ces programmes dans les écoles est l’ambition affirmée de la Corée de devenir un des pôles mondiaux de la robotique grand public et, pour y arriver, les centres de recherche considèrent tous les éléments du problème, dont l’acceptation par la population n’est pas le moindre.
Les communiqués officiels font état d’un relatif succès dans les écoles, mais d’autres articles dénotent que, passé l’attrait de la nouveauté, l’efficacité pédagogique approche de zéro pour les robots programmés dont les capacités de reconnaissance et d’interprétation vocale ne sont pas encore assez avancées.
Pour le reste, on comprend qu’il s’agit d’expérimentations plus ou moins sophistiquées et qu’on est encore loin d’usages autonomes efficaces. Pour encore longtemps les robots éducatifs seront de pâles assistants qui, au mieux, déchargeront éventuellement les professeurs de leur rôle de répéteurs.
La soudure n’est pas franchement une technique professionnelle où le droit à l’erreur est possible. Les risques sont réels tant physiques que matériels. L’apport de la simulation comme source de formation est vecteur de bénéfices escomptés.
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