Les savoir-faire relationnels des organisations, un bénéfice pour l'apprentissage collectif
L'entreprise n'étant pas un monde de brutes, elle peut développer des savoir faire doux
Publié le 15 novembre 2009 Mis à jour le 15 novembre 2009
Bien que la cartographie des métiers des TIC révèle la diversité des domaines allant de la spécialité à la polyvalence, de la conception à l’utilisation, de l’informatique pure et dure aux télécommunications, le nombre des femmes qui font leurs carrières dans ces domaines reste réduit. Mais on assiste à un bouleversement sans précédent dans le marché du travail, un phénomène qui pourrait contribuer à une inclusion plus significative des femmes en prenant en considération le genre en tant que facteur positif et non en tant que handicap.
Car l'enjeu est aujourd'hui économique, au moins tout autant que social. La Commission européenne a pris une série de mesures très pratiques pour favoriser l'accroissement du nombre de femmes dans les métiers des TIC.
N’est-il pas inquiétant de voir qu’à l’échelle européenne, le pourcentage moyen des femmes membres d'un conseil d'administration ne dépassait pas 6% en 2007, un pourcentage révélé par une étude effectuée en octobre de la même année auprès de 150 sociétés européennes des TIC ? Le résultat de cette étude remet en cause toute la politique en rapport avec l’inclusion des femmes dans les métiers des TIC et révèle toutes les polémiques qui en découlent. Il est évident qu’il reste encore beaucoup de travail à faire !
C’est sans doute ce ‘résultat choc’ qui a accéléré la prise de décisions et de mesures au niveau de l’Union Européenne! En effet, la Commission Européenne a tiré la sonnette d’alarme en rappelant que le secteur des TIC a besoin de la 'gente féminine'. Le besoin de passer du stade des stratagèmes à l’adoption de stratégies efficaces s’avère nécessaire et urgent. Viviane Reding, Commissaire en charge de la Société de l'Information et des Médias, a déclaré dans un communiqué daté du 7 mars 2008 :« Nous devons passer outre les idées reçues selon lesquelles les emplois dans le secteur des TIC sont trop techniques pour les femmes, et les encourager à se tourner vers ces carrières attrayantes, innovantes et diversifiées. »
Dans le but de garantir l’égalité des chances, de (re)mettre la pendule à l’heure High Tech, de favoriser les initiatives des femmes et de les encourager à se retourner vers le secteur des TIC, la Commission Européenne a pris les mesures suivantes :
1- Le lancement d’un code de meilleures pratiques pour les femmes dans le secteur des TIC
Ce code, inauguré au début 2008, a eu des effets rapides. En octobre 2008, 28 signataires (contre 5 lors du lancement de ce document) s'étaient engagés à encourager les jeunes femmes à étudier et à choisir des carrières dans les télécommunications, la technologie et l'Internet. Les bonnes pratiques en matière de formation et d'accès à l'emploi dans les métiers des TIC touchent notamment aux points suivants :
De telles pratiques ne peuvent que motiver les femmes qui désirent faire leur carrière dans les TIC, notamment dans les domaines du télétravail, de la formation à distance et de l’enseignement virtuel qui permettent à la femme de concilier sa vie de famille et son travail.
2- Le lancement du répertoire européen, l’EUD (European Directory for Women and ICT)
Ce répertoire, lancé le 8 octobre 2009, se présente comme un portail qui regroupe en une seule interface toutes les activités, les offres d'emploi, la législation et les statistiques en rapport avec les femmes dans les TIC, qui donne un aperçu des tendances de ce domaine en Europe, et qui établit une collaboration et des réseaux entre les différents acteurs. Son objectif fondamental est de promouvoir l'orientation des femmes vers les secteurs des TIC. Plusieurs outils de communication et de collaboration sont mis à leur disposition dans le but de faciliter leur visibilité et les aider à établir des partenariats sur le plan régional et international. Bien que ce portail ait été crée tout récemment, il est devenu une référence incontournable pour un public féminin désireux de se lancer dans les TIC. Il est à noter que ce portail redirige vers d’autres sites en rapport avec les femmes et les métiers des TIC tels que :
Les mesures prises par la Commission Européenne pourraient être appliquées dans d’autres pays notamment ceux où la participation des femmes dans les métiers des TIC est limitée. En plus, elles pourraient être renforcées par des textes de loi qui garantissent aux femmes une part équitable dans les métiers des TIC et accompagnées d’un suivi rigoureux et durable. Sinon les écarts dus au ‘Digital Gap’ et au ‘Gender Gap’ risquent de devenir encore plus infranchissables. Il serait également important de mettre en place des passerelles pluridisciplinaires et une information efficace sur les contenus et la diversité des métiers pour permettre d'augmenter l'intérêt des femmes pour les métiers des TIC.
Dès à présent, n'hésitez pas à consulter les différents sites mentionnés. Si vous êtes enseignant(e) chargé(e) d'orientation, faites la promotion des métiers des TIC auprès des jeunes filles. La féminisation des métiers a toujours apporté des modifications importantes et positives dans les conditions de travail et le management. Une raison de plus pour ouvrir ces métiers fort masculins aux femmes.