Mémoire des usages - Vingt ans de l’histoire des TICE passés à la loupe
Témoigner de l’existant et éviter de refaire ce qui a déjà été réalisé.
Publié le 30 décembre 2021 Mis à jour le 30 décembre 2021
Sabine Lesenne AmeurL'article que je préfère est celui où j'explore le lien entre pédagogie et permaculture même si je le trouve très loin d'être abouti, c'est celui qui m'interpelle le plus par rapport à mes valeurs et je compte bien en continuer le développement dans des articles futurs!
En tant que pédagogue je suis très sensible à tout ce qui influence "l'ambiance apprenante", l'espace en fait partie et la notion d'inspiration me parle beaucoup: c'est le versant non-cartésien, complexe à appréhender et combien riche du lien humain dans la pédagogie. Cet article de Denis Cristol est aussi et surtout celui qui m'a fait découvrir la plateforme!
Cet article, avec sa vidéo, m'a interpellée puisque je me forme actuellement à la permaculture - en pratique et en théorie - et cela m'a amusée de constater qu'on pouvait pousser le recyclage vraiment très loin avec la mise en place de traitements médicaux à base de matières fécales. "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", comme le disait Lavoisier.
Sandrine BénardL’article que j’ai eu le plus de plaisir à rédiger cette année... dans cet article, outre
l’aspect linguistique, j’ai adoré l’aspect amusant et ludique de toutes
ces incongruités propres à notre belle langue. Et tiens, juste pour le
plaisir, je vous en ressers une, que je viens de découvrir : « Portez ce
whisky au vieux juge blond qui fume », cette phrase contient absolument
toutes les lettres de l’alphabet français, extra, non ?
Le traducteur universel de Star Trek bientôt disponible
J’ai
bien aimé cet article de Denis Cristol. Pas de surprise, c’est tout à
fait mon domaine et je trouve ça merveilleux de pouvoir penser un jour
atteindre ce niveau de haute technologie !
Aude Chartier VallartL'obscurité s'ouvre
Cette chronique de thèse est l'effet d'un entre-deux particulièrement intense, écrit en Belgique, mais sur le territoire symbolique et à l'heure de l'Amazonie. L'appel de la littérature indigène (traduction littérale de indígenas) du Brésil a sonné en pleine nuit. Une écriture invisible, captée par des milliers de voix et rendue à la communauté. À la fin de l'article, une vidéo subjuguante de Kunumi MC, le fils du poète Olívio Jekupé, cité dans la thèse.
Une chronique à lire et relire pour remettre son savoir dans son axe. Se servir de son entendement sans la tutelle d'un autre, écrivait Kant en faisant de "Ose savoir" – Aapere Aude – la devise des Lumières. Dans la réflexion, qui peut aussi se faire question, il y a la possibilité de l'erreur : savoir se tromper et, pour l'enseignant, oser créer un espace où l'erreur est possible. Oser trouver du temps pour le perdre de nouveau dans cette audace de la connaissance. C'est bien souvent ce qui se passe quand je plonge dans une thèse. Merci Frédéric Duriez ;)
On ne va sans doute pas se mette sous la tutelle d'un blob (organisme unicellulaire aux étonnantes capacités) pour faire usage de son entendement, mais on peut s'en inspirer ou en rêver. Dans ce moment de bilan de l'année et de passage à une autre, j'ai décidé de m'inspirer de la capacité du blob à discriminer les espaces intéressants et ceux qui ne le sont pas par les traces laissées. En effet, la mémoire de cet organisme est externe, elle s'exprime sur un territoire. Denys Lamontagne explique que si les traces que le blob a laissées sur un espace déjà parcouru sont sèches, c'est qu'il ne s'agit pas un bon endroit ; s'il n'y a pas de traces, le blob peut explorer et si c'est bon, il y retourne. Quand la métaphore "blobique" nous facilite la tâche !
Denis CristolLe grand jeu de l'accès au numérique : une course d'obstacles palpitante
Un article simple et efficace de Frédéric Duriez qui nous rappelle que l'accès à des données, des serveurs ou des logiciels est parfois un chemin de croix !
Cet article d'Alexandre Roberge nous encourage à des pédagogies actives. Et c'est plus fort que moi, je les préfère aux cours magistraux !
Frédéric Duriez
Christian Élongué
Cet article est mon article préféré en 2021 parce que j’y partage un des principes fondamentaux gouvernant les décisions quotidiennes dans ma vie. J’essaie d’être aussi simple, naturel et authentique dans mes rapports humains professionnels ou personnels.
Il est facile de se laisser entrainer et emprisonner par les standards sociétaux de la réussite ou du bonheur. Par exemple, nombreux pensent que l’abondance de biens matériels est un signe de richesse et de bonheur. Cette perception faussée du bonheur est responsable des maux comme la surconsommation, l’accélération du réchauffement climatique, la croissance de l’individualisme et du capitalisme effréné. De nos jours, être simple et avoir une vie minimaliste est plus difficile qu’auparavant.
Pour me rappeler l’importance de maintenir une vie simple et modeste malgré la croissance de mon capital économique, j’ai adopté l’usage d’une bicyclette pour me rendre à tout lieu situé dans un périmètre de 7 KM de mon domicile. Je me rends à vélo à l’église, au travail, ou à des RDV professionnels, etc. Certains participants m’ont confié avoir été surpris de constater après une formation de haut niveau dans un hôtel 5 étoiles, que j’utilisais un vélo pour mes déplacements urbains. En effet, parker mon vélo près de voitures de luxes pour aller faciliter une formation de haut niveau, nécessite d’être décomplexer et à l’aise dans sa peau. Bien que cela était un peu difficile au départ, c’est désormais naturel pour moi et beaucoup admire indirectement ce courage à vivre différemment et contrairement aux normes sociétales.
N’acheter que ce dont j’ai absolument besoin et « cadeauter » tout objet que je n’ai pas utilisé après 1 ou 2 mois, est une autre facette de mon style de vie simpliste et minimaliste que je partage dans cet article. Vous comprenez ainsi pourquoi c’est mon préféré.
Déjà le nom du physicien ayant vulgarisé cette technique d’apprentissage m’a beaucoup interpellé «Feyman », au Cameroun, renvoie à un faussaire ou arnaqueur (feyman est un néologisme de la fusion de ‘faux’ et ‘man’ ». Bien que pédagogue et pratiquant régulièrement les 4 étapes de la méthode Feynman, j’ignorais qu’ils avaient été « théorisé » et vulgarisé par le prix Nobel de Physique 1965 Richard Feyman, qu’on avait surnommé le "Grand Explicateur" pour sa façon de vulgariser différents phénomènes physiques.
Communiquer la science dans un langage simple et accessible demeure un défi pour de nombreux scientifiques qui n’arrivent pas à vulgariser leurs résultats de recherche en dehors de la communauté scientifique parce qu’utilisant un jargon technique parfois inaccessible et trop hermeneutique pour le « commun des mortels » (néophyte). N’hésitez donc point à apprendre et appliquer ces 4 principes essentiels de la méthode « Feyman » présentée par Alexandre Roberge.
Dans cet article, Denis Cristol partage les avantages psychologiques et pédagogiques de la joie sur l’apprentissage. Une émotion favorisant l’expression d’une imagination plus ouverte et induisant un apprentissage créatif par les liens entre les situations, les personnes, et les idées. Les institutions éducatives, essaient généralement de tout contrôler en instituant des référentiels, certifications et programmes bien cadrés, ce qui crée parfois des émotions de peur : « La peur de louper une épreuve, d'être mal noté, mal positionné dans le groupe, mal reconnu. L'inquiétude de rater sa voie professionnelle, son opportunité de carrière ou l'anxiété du futur sont peut-être les fruits de projections et d'attentes trop figées ».
La pédagogie de la joie est donc une voie alternative promouvant « l'imagination comme moteur de l'apprentissage » afin que la formation et l’enseignement soit plus libre, flexible et favorable à l’expression de la créativité, de l’imagination et partant une source de joie autant pour les apprenants que les enseignants. Pour reprendre les propos de l’auteur : « La formation devrait résolument s'attacher à produire des esprits en développement continue, curieux et avides de mouvements et d’exploration. C’est en ouvrant des imaginaires qu’elle y parvient.”
Denys Lamontagne
L’univers cauchemardesque des adultes
La continuité, le temps et la temporalité des traces de notre mémoire
Certains articles de nos rédacteurs me transportent littéralement ailleurs comme «Être soi-même comme un lieu» de Denis Cristol ou encore me font rigoler comme «Le grand jeu de l'accès au numérique» de Frédéric Duriez.
Mais mon coté intellectuel apprécie particulièrement les thèses, résultats du travail de plusieurs années d’une personne qui s’y commet totalement et que nos rédacteurs mettent en valeur avec sensibilité. «La continuité, le temps et la temporalité des traces de notre mémoire» présentée par Benoit Pignard, est tout à fait renversante; notre perception du temps y est décortiquée et enrichie de plusieurs perspectives.
Ethnographie d’un apprentissage de l’ignorance
À une autre niveau, cette thèse présentée par Aude Chartier Vallart nous amène dans l’univers d’une grande école, presque un temple, de l’apprentissage de la céramique. Là où l’art rejoint la science, où l’esprit rejoint la matière. Je rêve que toutes les écoles finissent par développer un esprit et une ambiance comparable à celui qui règne en ce lieu.
Silvia Morera Fugardo
Benoît PignardLa prison et la formation professionnelle
J’ai aimé l’article que Aude Chartier Vallart a présenté sur la thèse de Corinne Manceau dans son article « La prison et la formation professionnelle ». Corinne Manceau montre que l’un des freins à la réinsertion carcérale est la stigmatisation persistante de la société civile semblable à une double peine pour les anciens détenus vis-à-vis de leur passé. Ce sujet a vraiment changé ma vision de la prison et a été une invitation à reconsidérer ma vision de l’autre et mettre de côté mes a priori.
Si près du but !
J’ai adoré l’article de Frédéric Duriez sur les origines intrinsèques de l’échec dans son article illustré « Si près du but ! ». Tout simplement cet article permet de mieux comprendre et cerner quelques processus pouvant saboter notre réussite parfois à quelques millimètres de notre objectif. Depuis j’essaye de ne pas trop réfléchir, je traite mes appréhensions de manière homéopathique, je conscientise mes craintes dans un calepin et surtout je sabote avec bonheur les prophéties autoréalisatrices.
Gérald Tirot
Comment créer facilement des exercices interactifs avec LearningApps ?
Parce que je suis convaincu que l'enseignement et l'apprentissage sont
améliorés lorsque les ressources pédagogiques sont ouvertes et
accessibles. D'ailleurs le Louvain Learning Lab de l'UC Louvain en est le parfait exemple, à mon avis.
Cet article de Denis Cristol reste indissociable, dans mon esprit du moins, de cette vidéo de Tracy Rosen "La modélisation et la technologie".
La pédagogie capacitante décrite par Denis Cristol liée au constat
d'Haim Ginott dans un contexte technologique de plus en plus présent (et
pour certains même oppressant), me fait penser qu'il ne tient qu'à nous
de modéliser l'enthousiasme et la passion d'apprendre au contact de la
technologie auprès de nos collègues et de nos apprenants.
Alexandre RobergeL'écriture de cet article a été captivante. J'y ai appris beaucoup sur les mécanismes mentaux, les résistances, les biais, etc. Même des mois après sa rédaction, je continue à m'intéresser à cette partie de la population qui se méfie de tout.
Parfois désolant, parfois triste, il en ressort une certaine faillite d'institutions publiques et surtout un besoin d'explications de la part de chercheurs pour bien des phénomènes scientifiques, sociaux et autres.
Le candidat atypique a-t-il réellement ses chances lors d'un entretien d'embauche ?»
Cet article tombe à point nommé dans un contexte où bien des secteurs vivent des pénuries d'employés. Néanmoins, ils semblent encore ne pas savoir quoi faire de gens n'ayant pas nécessairement choisi une voie. Regis Vansnick. rappelle l'importance de s'y intéresser.
Au-delà de la très belle et cocasse illustration de Benoit Pignard, il y présente une thèse fascinante. Alors que nous assistons à une progression de la robotique (et parallèlement de l'intelligence artificielle), il est intéressant de constater que des chercheurs essaient de comprendre l'acquisition de comportements et de savoirs des bébés. Nous pourrions donc faire des avancées autant technologiques que sur la compréhension des petits humains.