Vie privée, cryptographie post-quantique et isogénies
Avec l'arrivée des ordinateurs quantiques, pratiquement plus rien d'encodé avec les protocoles actuels ne pourra résister à la puissance de calcul de ces ordinateurs. Bonjour la vie privée.
Publié le 27 avril 2022 Mis à jour le 27 avril 2022
Arnaud Legout, directeur de recherche au centre Inria d’Université Côte d’Azur, dévoile les dessous de l'utilisation des cookies pour pister les internautes sur le Web au travers des résultats du projet Greasy. Greasy, car apparemment nous laissons des traces numériques graisseuses sur tout ce que nous fréquentons virtuellement; un peu de sueur, de squames et d'ADN numériques...
Les sommes impliquées dans la caractérisation des internautes pour des fins commerciales sont si importantes, des dizaines de milliards, qu'on a développé des moyens puissants pour y parvenir, malgré tous les filtres et les blocages qu'on pourrait utiliser. Il y a bien des lois, mais leur application et le contrôle des sites en est difficile.
Les résultats des études issues du projet Greasy démontrent que :
« Les sites sur lesquels nous avons détecté ces failles ont été contactés, mais il faut admettre qu'il est très difficile pour les professionnels de santé de se pencher sur ces problématiques de conformité légale, d’une part parce qu’ils sous-traitent en général la gestion de leur site, mais aussi parce que le sujet est difficilement compréhensible par une personne non avisée »
Ceci illustre bien l'étendue du problème. Il est aussi difficile de demander à un propriétaire de site de se conformer à des considérations techniques poussées que de demander à un conducteur de voiture de vérifier régulièrement son taux d'émission de CO2. On est mieux de s'adresser directement à ceux qui créent et profitent de ces capacités, soit les Google, SalesForce, Meta et autres gloutons commerciaux.
Pour l'article complet : Respect de la vie privée : la gestion des "cookies" est-elle si fiable qu’elle en a l’air ?