Publié le 25 septembre 2023Mis à jour le 28 septembre 2023
Le phénomène des dissertations traumatiques
Pourquoi les futurs étudiants doivent-ils ressasser leurs pires souvenirs pour entrer dans des universités?
En Amérique du Nord, particulièrement aux États-Unis, les candidats à des universités doivent, en plus de montrer un parcours scolaire impeccable, rédiger un exposé de 500 mots maximum sur ce qui fait d'eux un postulant intéressant pour l'établissement. Un exercice plutôt stressant pour des adolescents qui voient leur avenir académique et professionnel se décider en bonne partie sur cette lettre de motivation.
Qui plus est, comme l'explique Tina Yong dans une présentation, bien des candidats provenant de l'immigration ou de quartiers plus défavorisés doivent proposer des dissertations traumatiques ("trauma essay").
Ainsi, ils doivent montrer aux recruteurs qu'ils ont eu à combattre l'ignorance, le racisme, la faim ou le décès d'un proche pour devenir une personne résiliente et un postulant idéal. S'ajoute donc pour ces individus une couche de souffrance à une activité déjà anxiogène. D'autant plus que les candidats doivent refouler de la colère ou des traumas non réglés dans leurs écrits pour correspondre aux attentes du recrutement : des gens au passé difficile qui ont réussi à surmonter les obstacles et, ce, même si ces derniers sont systémiques et continuent parfois de les hanter. Il faut gommer ces problèmes pourtant présents encore aujourd'hui.
Aucune université ne demande explicitement ces dissertations traumatiques. Toutefois, il semble que le mythe persiste au point où la majorité des personnes de couleur se font suggérer d'écrire une telle lettre de motivation.
Pour Tina Yong, cette situation pourrait se résoudre si les campus étaient plus transparents sur les éléments qui font qu'une candidature est retenue ou non et si les recruteurs universitaires étaient plus sensibilisés aux questions concernant les minorités ethniques et les quartiers défavorisés. Ils détiennent entre leurs mains un grand pouvoir sur l'avenir de jeunes femmes et hommes. Il serait bien de ne pas obliger les futurs candidats à mettre leurs souffrances à nu uniquement pour avoir accès à une éducation supérieure.
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