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Publié le 09 avril 2024 Mis à jour le 11 décembre 2024

Le pessimisme, un facteur de récession?

Un faible degré de confiance a un effet partiel sur l'économie

Une femme se questionne devant une courbe descendante

Depuis 2022, les discours ne sont pas au beau fixe en ce qui concerne l'économie. La covid avait déjà ébranlé tous les secteurs d'activité avec les différents confinements et alors que le monde s'en sortait, un conflit important s'est déclenché en Ukraine. Rien pour rassurer des marchés fébriles et cherchant à reprendre de la vigueur après deux années de ralentissement.

D'autres crises se sont aussi ajoutées au portrait, donnant un côté très pessimiste pour l'avenir. Du moins, si on consulte régulièrement les grands médias sur les questions financières.

Est-ce que ces messages plutôt négatifs sur l'état du monde peuvent avoir des effets réels sur l'économie? Jusqu'à maintenant, les sciences économiques sont restées divisées sur la question. Certaines analyses affirment que oui, alors que d'autres remettent cela en doute.

Dalibor Stevanovic, professeur du Département des sciences économiques de l’ESG UQAM, a réalisé une étude qui semble davantage montrer une causalité entre le degré d'optimisme des investisseurs et particuliers et le produit intérieur brut (PIB). Ils ont en effet utilisé les données sur la confiance de ces deux groupes effectués tous les trois mois par le Conference Board of Canada. Ils se sont servis d'un modèle vectoriel autorégressif (VAR en anglais) afin de noter le lien causal.

Il semblerait donc que sur deux ans, la confiance des entrepreneurs aurait un effet sur le sixième de la variation du PIB. Ceux des consommateurs seraient responsables sur trois ans de 19,46% des fluctuations du taux d'intérêt, un effet encore plus important. Toutefois, cela concerne l'économie canadienne car celle de sa voisine américaine est bien moins affectée par ces changements ou ce pessimisme. Une analyse serait d'autant plus intéressante pour comprendre les différences entre les deux pays là-dessus.

Néanmoins, le professeur Stevanovic met donc en garde les économistes qui alimenteraient ce qui pourrait être une prophétie autoréalisatrice. Il est plutôt étonné de voir un discours très pessimiste alors que, par exemple, les chiffres de l'emploi ne tendent pas à montrer une récession.

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