Publié le 04 novembre 2024Mis à jour le 07 novembre 2024
L'émotion sert-elle dans la prise de décision?
Faut-il toujours être 100% rationnel?
Nous associons souvent la prise de décision avec la rationalité. Décider impliquerait une certaine neutralité dans nos têtes afin de s’assurer de la justesse de nos choix. Or, pour certains penseurs et le professeur en sciences économiques de l’université de Bordeaux Emmanuel Petit, cela ne fonctionne pas ainsi. Les émotions seraient au contraire un moteur à considérer bien plus important au moment de choisir.
La racine latine d’émotion, « exmovere », suppose du mouvement. Elle permet une spontanéité pratique dans les moments où nous devons réagir rapidement. Elle nous offre la possibilité de sortir de l’indécision en nous poussant vers un choix. Cela peut même servir d’outil d’échange, de négociation ou de menace, comme lorsque Vladimir Poutine use de son grand labrador près de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel, traumatisée par un incident avec un chien dans l’enfance.
Enfin, elle est aussi importante dans les questions éthiques. Si certains dilemmes activent la part utilitariste de notre cerveau, des éléments plus émotifs peuvent mener à un changement déterminant dans la prise de décision. L’émotion n’est donc pas à craindre mais plutôt à comprendre et considérer dans une partie des choix que nous faisons.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
En France, 44 % des femmes et 54 % des hommes sont en situation de surcharge pondérale avec un important excédent de graisse, soit environ un adulte sur deux. La plupart des causes de cet état de fait sont directement liées aux changements apportés par notre société moderne, notamment de la profonde mutation des modes de vie, de la facilité d’accès à l’alimentation et d’une importante réduction du niveau d’activité physique.
La vétérinaire Sabrina Krief s’entretient avec Normand Mousseau sur son travail sur l’alimentation des chimpanzés. Une entrevue pour en savoir plus sur le métier de vétérinaire, l'alimentation des singes et comment ce type d'études peut aider à mieux comprendre l'Homme.