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Publié le 04 novembre 2024 Mis à jour le 07 novembre 2024
Nous associons souvent la prise de décision avec la rationalité. Décider impliquerait une certaine neutralité dans nos têtes afin de s’assurer de la justesse de nos choix. Or, pour certains penseurs et le professeur en sciences économiques de l’université de Bordeaux Emmanuel Petit, cela ne fonctionne pas ainsi. Les émotions seraient au contraire un moteur à considérer bien plus important au moment de choisir.
La racine latine d’émotion, « exmovere », suppose du mouvement. Elle permet une spontanéité pratique dans les moments où nous devons réagir rapidement. Elle nous offre la possibilité de sortir de l’indécision en nous poussant vers un choix. Cela peut même servir d’outil d’échange, de négociation ou de menace, comme lorsque Vladimir Poutine use de son grand labrador près de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel, traumatisée par un incident avec un chien dans l’enfance.
Enfin, elle est aussi importante dans les questions éthiques. Si certains dilemmes activent la part utilitariste de notre cerveau, des éléments plus émotifs peuvent mener à un changement déterminant dans la prise de décision. L’émotion n’est donc pas à craindre mais plutôt à comprendre et considérer dans une partie des choix que nous faisons.
Durée : 13min49
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