L’intégration des technologies dans les programmes scolaires : surtout avec l’aide des élèves***
Les écoles demandent à leurs étudiants de les aider à utiliser les technologies.
Publié le 21 avril 2009 Mis à jour le 21 avril 2009
Vous n'avez pourtant vu que le petit doigt de votre ombre. Le reste dirait davantage encore : historiques des consultations de sites, de recherches, traces des paiements en ligne, images sur les caméras de surveillance...
Comment parler alors de maîtrise de l'identité numérique alors qu'une très grande partie de ce qu'on laisse sur internet nous échappe ? Il y a en ligne plus de ce qu'on laisse à notre insu que de ce qu'on crée volontairement. Normal me direz-vous, c'est comme ça dans la vraie vie, beaucoup de ce qu'on exprime se fait hors du contrôle de la conscience et de la raison.
Il se trouve que nos traces sont aujourd'hui un fameux enjeu pour les Etats comme pour les entreprises. Derrick de Kherkhove après Mac Luhan disait déjà, il y a plus de quinze ans, qu'il était important de garantir à chacun « un sas électronique », et que celui-ci devrait être reconnu au niveau international.
La voie de la législation parait peu efficace,
Plusieurs types de réponses sont aujourd'hui prometteuses pour
les acteurs de la formation qui souhaitent y voir plus clair :
Mario Asselin, que tout le monde
connait bien grâce à son blog
Julien PIERRE prépare une thèse de doctorat en SIC sur les
enjeux sociopolitiques de l'identité numérique à Grenoble III et
aborde sur son site toutes les questions entourant l'identité
numérique
(authentification, réseau social, aspect juridique,
acteurs économiques, enjeux et pratiques)
Dans un dossier «
-La recherche est également très présente sur ce terrain : le
projet Prodoper réfléchit aux conditions de mise en œuvre
d’un habeas corpus numérique
Le site du projet PRODOPER
Louise Merzeau soumet un texte de réflexion d'un grand intérêt : « Pour un habeas corpus numérique ». L'"habeas corpus" c'est le droit fondamental à disposer de son corps, compris comme la protection contre les arrestations arbitraires dans les situations de crise par exemple. Pour l'équipe de ce projet, la solution est du côté d'une garantie de l'anonymat et implique de véritables décisions politiques.
« Le découplage entre le stockage des données identitaires et l’émission de certificats électroniques doit être posé comme un droit fondamental, garantissant l’anonymat aussi bien que l’accès aux e-services. D’une manière générale, l’enjeu est de replacer le paysage des données personnelles dans le champ politique, pour interpeler, bien au-delà d’Internet, l’ensemble de la communauté et pour appeler à une refonte du cadre légal de la loi « informatique et libertés ».
Cette même volonté de sortir de la paranoïa et de l'arsenal juridique obsolète anime l'équipe « Informatique et Libertés 2.0 » de la Fing dont Hubert Guillaud se fait l'écho sur Internetactu
« L’idée de permettre la création pour tout un chacun d’une sorte de "domicile numérique inviolable" pourrait vite faire son chemin, tant l’agression numérique nous menace tous désormais, de tous les côtés. » ajoute Philippe Quéau sur son blog Metaxu
Entre libéralisme et interventionnisme, il devient urgent de s'intéresser à cette ombre qui nous concerne, qui donne une image de nous... mais qui ne nous appartient pourtant pas.