Publié le 24 novembre 2025Mis à jour le 27 novembre 2025
"Apocalypse Now" : une réinterprétation d'une histoire coloniale
Une réadaptation pertinente qui a éclipsé l'oeuvre originale
En 1979, le septième art voit apparaître ce qui deviendra un nouveau classique : « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola. Le film, auréolé entre autres de la Palme d’or cannoise, raconte l’histoire de soldats américains au Vietnam qui doivent remonter un fleuve afin d’arrêter un ancien colonel, Kurtz, devenu complètement fou et ayant établi un règne de terreur au cœur de la jungle. Or, cet aspect est souvent oublié, mais il s’agit d’une adaptation d’un roman de Joseph Conrad publié en 1899 appelé « Au cœur des ténèbres ».
Dans le roman, ipso facto, la trame de fond n’est pas la guerre d’Indochine, mais plutôt les atrocités coloniales des Belges au Congo. L’auteur y était allé presque 10 ans avant la sortie du livre et avait été profondément choqué par le traitement des populations locales, certaines décimées en partie par des individus mégalomanes. Ainsi, il créera cette histoire d’un jeune officier britannique qui remonte un fleuve pour arrêter Kurtz, un négociant d’ivoire réputé et ayant perdu la raison.
L’œuvre littéraire sort aussi dans les mêmes temps qu’un scandale en France de deux militaires, Paul Voulet et Julien Chanoine, qui vont massacrer des groupes régionaux le long du fleuve Niger et même abattre des soldats français venus les appréhender. Ils seront finalement exécutés par leurs hommes après une mutinerie. Leur comportement sera expliqué par « une maladie tropicale » dans les médias pour éviter d’amplifier un mouvement de colère déjà présent à l’époque avec l’affaire Dreyfuss.
Durée : 4min16
Image : Représentation métaphorique de la colonisation du Congo - Copilot
«La problématique de l’appropriation d’Internet est proche de celle du développement : il ne s’agit pas de rattraper un retard mais de se saisir d’outils avec un vrai projet qui respecte sa propre culture et ses hommes. [...] Une culture qui n’a jamais cessé de faire le tri et d’imposer son rythme.»
Faire grandir la réflexivité en soi en tant que formateur passe par des questions à s'adresser sur sa posture, ses relations aux autres, ses contenus, ses méthodes pédagogiques et la prospective que l'on tire d'une rencontre.
Et si derrière la participation de tous aux décisions se cachait une forme de manipulation. La facipulation évoque cette tendance à faire croire que l'on attend notre avis quand bien même les décisions clés sont déjà prises.
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