Un contrat à établir
La
communication entre êtres humains est bourrée d’implicites et de présupposés. Nous
en voulons à l’autre de ne pas avoir le comportement que nous souhaitons ou de
ne pas tenir compte de nos besoins mais nous ne savons pas nous exprimer sur nos attentes de
façon suffisamment précise, concrète et explicite, et nous ne savons pas nous écouter
les uns les autres avec bienveillance.
Nous partons du principe que nous avons tous
le même cadre de référence, que le respect, par exemple, est le même pour tous.
Quand on doit collaborer à plusieurs durant un certain temps, définir ensemble
un contrat relationnel, qui précise la façon dont on va communiquer et
collaborer, permet de limiter ces biais et de faciliter le dialogue, donc d'être
plus efficace ensemble.
Une relation entre
deux personnes adultes c’est 50% de responsabilité pour chacun et pas plus
Selon Jacques Salomé et
d’autres essayistes comme le psychiatre Gérald Apfeldorfer notamment, toute relation humaine
constitue un contrat implicite aux responsabilités également partagées. À l’intérieur de ses 50 % de la relation, chacun est pleinement responsable de tout ce qu’il dit et fait et de tout ce qu’il pense et ressent. Chacun
gère ses émotions, ses pensées et ses ressentis et pose des actes qui
l’engagent en tant qu’être humain. On ne prend pas en charge les réactions
émotionnelles, les pensées ou les ressentis de l’autre, mais on peut essayer de
les accueillir avec bienveillance dans la mesure de sa propre disponibilité.
Une régulation à assurer
Une
relation équilibrée (i.e. saine) suppose que cette répartition des
responsabilités soit régulée en permanence par chacune des parties prenantes. Si l’on assume plus que ses
«50%», on prend en charge l’autre et on lui ôte ainsi du pouvoir sur
sa propre vie. Si l’on n’assume pas la totalité de ses «50%», on se
fait porter par l’autre.
Nous ne pouvons tous
voir le monde de la même façon car nos perceptions limitent notre capacité à
l’appréhender
«D'une façon
plus générale, ce sont nos perceptions de la réalité, forcément limitées par
nos sens, notre manière de ressentir les choses, qui induisent les difficultés
dans nos relations à autrui et nos façons de communiquer». Paul
Watzlawick.
Si,
comme le dit Paul Watzlawick, psychosociologue de l’École de Palo alto, notre
condition d’êtres humains limite nécessairement notre capacité individuelle à
appréhender le monde, c’est une erreur de croire que nous pouvons tous voir le
monde de la même façon et c'est cette vision différente du monde qui est à l'origine des conflits. Il est dès lors indispensable de mettre beaucoup
d’humilité dans notre communication, si nous ne voulons pas entrer en
permanence en tension avec les autres.

Mettre
de l’humilité dans sa communication c’est, notamment,
- avoir conscience des
paramètres de fonctionnement de la communication humaine, ce qui veut dire par
exemple:
- avoir conscience qu’il est
impossible pour un être humain d’être purement rationnel. Les émotions
entreront toujours en ligne de compte car les émotions c’est la vie,
- avoir conscience de sa
propre subjectivité toujours présente (plus je suis impliqué, plus c’est
difficile),
- limiter sa tendance à juger
et interpréter tout ce qui est dit,
- vérifier sa disponibilité
intérieure pour pouvoir entendre et accueillir des points de vue différents du
sien,
- chercher un cadre de
référence commun comme socle de départ à toute discussion,
- limiter l’expression des
opinions personnelles pour s’exprimer plutôt à partir de faits,
- évoquer ses ressentis sans
les généraliser (préférer le «Je» au «On»),
- garder à l’esprit que le
plus important c’est l’intention pas la manière, parfois maladroite, dont elle
s’exprime.
L’implicite
et l’explicite de la communication humaine
«Toute
communication humaine dispose d’un niveau de contenu et d’un niveau de relation
(méta-communication)».
Paul Watzlawick
«La chose la
plus importante dans la communication est d’entendre ce qui n’a pas été
dit».
Peter
DRUCKER
«Entre ce que je pense, ce que je
veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis vraiment, ce que vous voulez
entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez comprendre, ce que vous
voulez comprendre, ce que vous comprenez, ce que vous retenez et ce que vous
faites de ce message, il y a finalement un très grand nombre de possibilités de
ne pas se comprendre.»
Bernard WERBER.
Toute
communication humaine fonctionne sur deux niveaux :
- le niveau de
l’information échangée et
- le niveau de la relation entre les deux
interlocuteurs.
Consciemment ou non, si une priorité est à donner, c’est
toujours le niveau de la relation (niveau des besoins et des affects) qui
primera sur l’autre. Autrement dit, si ce que j'échange avec quelqu'un m'intéresse mais que je ne supporte pas cette personne, il me sera très difficile de maintenir le dialogue, sauf si j'y trouve un autre intérêt personnel. Par contre, je peux être peu passionné(e) par mon échange mais beaucoup apprécier quelqu'un et je ferai dans ce cas mon possible pour maintenir le dialogue. C'est ce que font la très grande majorité des humains quand ils interagissent au quotidien.
Dans
sa théorie de l’élément humain, le psychologue américain Will Schutz a identifié 3 besoins interpersonnels qui se manifestent dans toute relation.
D’après lui, la satisfaction ou non satisfaction de ces besoins permettent
d’expliquer et de prédire la manière d’agir, de ressentir et de penser d’un
individu en relation à soi ou aux autres. Ces trois besoins sont:
- l’inclusion dans les
groupes humains (l’être humain a un instinct grégaire),
- le contrôle du cours
de sa vie,
- le besoin d’affection.
Le
niveau de la relation reste cependant le plus souvent implicite. Nous
prétendons pouvoir communiquer et collaborer sans clarifier les attentes du
plan relationnel et, de fait, cela ne fonctionne pas ou pose problème à plus ou moins long terme. Nous ne clarifions pas
ces attentes pour diverses raisons.
- Nous pouvons tout simplement ne pas en
avoir conscience.
- Nous pouvons estimer qu’elles sont secondaires ou sans
importance réelle.
- Nous pouvons avoir peur de les exprimer pour ne pas
déranger, ne pas paraître faible ou trop exigeant etc.
Or, on l'aura compris, ces attentes, qui correspondent donc à
nos besoins en termes de confort relationnel, influent très fortement sur notre
capacité à et notre volonté de communiquer et collaborer.
Je
peux, par exemple, avoir à travailler sur une certaine durée, avec un groupe de
gens que je connais plus ou moins. Je peux, dans ce contexte, savoir de moi-même, si
j’ai un peu d’expérience de ce type de collaboration, que j’ai besoin, pour bien
travailler et collaborer, de me sentir en confiance avec les autres, de pouvoir
compter sur leur fiabilité et que les choses soient faites avec rigueur.
Si je
ne l’exprime pas clairement, en termes suffisamment clairs pour les
autres, je suis condamné(e) à sans arrêt buter sur ce que j’estime être des
atteintes à ma sécurité et/ou des manques dans la fiabilité et la rigueur. Je considère mes attentes comme des évidences alors que l'évidence n'existe pas en matière de communication humaine. Je suis donc dans le registre de l'exigence sur l'autre alors que je ne lui donne pas les moyens d'y répondre (et ne parlons pas de la possibilité qu'il refuse). Ce
qui arrive souvent dans ce cas c’est de protester à postériori, quand le mal
est fait, ce qui conduit les autres à mal réagir parce qu’ils se sentent culpabilisés sans avoir été prévenus de ce qu’on attendait d’eux.
Exemples
J’estime qu’il est
respectueux/rigoureux/courtois/efficace/ autre à définir (cochez la case)
d’arriver à l’heure aux réunions. J’ai à collaborer avec des personnes qui
arrivent souvent en retard. Je vais les accuser de manque de respect/rigueur…
etc. Au mieux, elles ne comprendront pas car ce respect des horaires ne fait pas partie de leur
cadre de référence ou ne leur semble pas prioritaire par rapport à d'autres contraintes qu'elles peuvent avoir par ailleurs. Au pire, elles se sentiront placées au banc des accusés et
la confiance en prendra un coup pour la suite de la collaboration.
Autre
exemple, sur le plan plus privé: j’estime qu’il est
normal/respectueux/bien élevé/autre à préciser (cochez la case) que les ados
participent à débarrasser la table, chez moi ou chez les autres. Je vais donc
mal réagir chaque fois que des ados resteront assis au moment de débarrasser ou quitteront la table sans
emporter leur assiette. Si je le dis à postériori, je serai confronté(e) aux
mêmes réactions étonnées, déçues, agressives ou fuyantes. Si je l'exprime au contraire avant qu'on se mette à table, par exemple, je laisse la possibilité à chacun d'exprimer son point de vue et de négocier des modalités.
Une
communication efficace doit donc faire la chasse à l’implicite sur les
attentes. Comme le souligne Will Schutz, être honnête dans sa manière de
communiquer dépend du degré de conscience de soi-même (i.e. capacité à
identifier et accepter ses propres besoins). Faire la chasse à l’implicite
suppose, donc, de clarifier ces attentes (quelle est la bonne façon de satisfaire ses
besoins ?) en amont de la relation, en se posant les bonnes questions: de quoi ai-je
besoin pour me sentir en confiance et efficace dans ma collaboration avec les
autres? Nous développerons cette question un peu plus loin dans cet
article.
Les
niveaux d’écoute
Il existe différentes manières d’écouter. Cela va de «faire
semblant» à «se rendre pleinement disponible». On peut ainsi identifier au moins 5
niveaux d’écoute:
- Entendre
le son/la voix mais sans y prêter attention;
- Faire
semblant d’écouter mais garder son attention ailleurs;
- Écouter
sélectivement, ne s’intéresser qu’à une partie de ce qui est dit;
- Écouter
avec attention dans un but précis, par exemple dans le but de placer des choses
qu’on a à dire ou pour confirmer son propre point de vue;
- Écouter
pour comprendre, sans a priori.
Seul
le niveau 5 relève de la véritable écoute. On se place dans ce cas dans une
position non jugeante et on se rend pleinement disponible à l’autre, c'est ce qu'on appelle l'écoute active (cf. les travaux de Carl Rogers). Inutile de
le préciser, dans nos sociétés modernes multi-distraites, cette forme d’écoute est rare, au point qu'il faut parfois aller voir un professionnel pour en bénéficier. Elle
suppose un véritable intérêt pour l'autre, de la bienveillance, de la patience et d’y consacrer un peu de temps
sans faire autre chose en même temps. Il n’est donc pas étonnant, pour cette
raison aussi, que les êtres humains aient souvent du mal à se comprendre.
Identifier
ses besoins et attentes pour pouvoir collaborer
Comme
on l’a vu, une communication confiante et efficace suppose de la clarté sur les
attentes de chacun. On définira ici les attentes comme le souhait d’obtenir la
satisfaction de ses besoins. Les
besoins humains sont multiples et se hiérarchisent
différemment d’un individu à l’autre.
De nombreux auteurs se sont penchés sur
cette dynamique des besoins humains, depuis Abraham Maslow et sa fameuse
pyramide jusqu’aux neuroscientifiques contemporains. Un
besoin ne se discute pas car il est d'ordre vital pour l'individu qui le ressent.
Comme le souligne Marshall Rosenberg, créateur de la
Communication non violente (CNV), les besoins sont universels, ce qui veut dire que tous les êtres humains peuvent les éprouver à un moment ou un autre et donc les comprendre. Quand ces besoins posent un problème, ce n’est pas le besoin lui-même, en réalité, qui est problématique mais la stratégie qu’emploie
l’individu pour le satisfaire.
Exemples
- Il
est fréquent de réclamer du respect de la part des autres. Je peux avoir ce
besoin mais est-il légitime pour le satisfaire, par exemple, d’exiger des
autres qu’ils me saluent d’une certaine façon ou ne s’assoient pas en ma
présence?
- Je
peux avoir besoin de liberté mais est-il légitime pour le satisfaire, par
exemple, d’imposer aux autres mes
retards systématiques ou mon absence de respect des échéances?
- Je
peux avoir besoin d’expression mais est-il légitime pour le satisfaire , par
exemple, de parler à voix forte quand ça me prend et de dire tout ce que j’ai
envie de dire sans tenir compte du contexte ou de la discrétion que peuvent
nécessiter certains sujets privés ?
- Je
peux avoir besoin de repos mais est-il légitime pour le satisfaire, par exemple, de laisser tout
mon travail aux autres sans leur demander leur avis?
Pour
communiquer de façon efficace et bienveillante, il est donc nécessaire d'identifier ses besoins mais aussi, si nous demandons aux autres leur soutien pour les satisfaire, d’imaginer une stratégie adaptée (concrète, acceptable,
facile à mettre en place) qu’ils pourront appliquer pour nous faire plaisir ou
nous aider.
Ainsi que le souligne aussi la CNV, nous sommes seuls responsable de la satisfaction de nos besoins et que les autres ont toute liberté de nous soutenir ou pas dans cette quête. Heureusement, l'être humain est ainsi fait qu'aider quelqu'un à satisfaire ses besoins, si c'est demandé gentiment et réalisable, est plutôt susceptible d'âtre accueilli comme un cadeau, chez la plupart des gens en tout le moins.
Exemples
- si
j’ai besoin de respect dans le travail, je peux identifier que ça passe pour
moi par la tenue des échéances. Je peux ainsi concrètement demander aux personnes avec qui
je collabore de tenir compte de ces échéances et de me prévenir dans un délai à
préciser si, pour une raison ou une autre, elles ne peuvent pas les respecter.
- si
j’ai besoin d’efficacité dans le travail, je peux identifier que ça passe pour
moi par une bonne adéquation entre les objectifs donnés et les résultats
obtenus ou par une bonne utilisation des moyens accordés. Je vais alors concrètement définir
avec les personnes avec qui je collabore des critères d’adéquation aux
objectifs (indicateurs) ou d’optimisation de l’usage des moyens.
- si
j’ai besoin de sécurité dans ma relation avec les autres, je peux identifier
que ça passe pour moi par la possibilité de m’exprimer sans être interrompu(e).
Je vais alors concrètement demander aux autres de ne pas couper la parole ou d’attendre que
j’ai fini de parler avant de réagir.
On notera que le terme "concrètement" est essentiel dans ces tentatives de clarifier ses attentes.
Établir
un contrat relationnel qui encadre la
relation
Le contrat relationnel permet
de poser dès le début de la relation les compromis comportementaux que chacun
s’engage à respecter pendant tout le temps que durera la relation. Il
transforme ce qui est généralement implicite et souvent source de tension en
explicite. Il permet de réguler la collaboration, par exemple, dans le cadre du
travail ou d’un projet réunissant différents acteurs qui ne se connaissent pas
encore.
Pour
que ce contrat soit pertinent, il doit:
- être
proposé dès le début de la collaboration, que celle-ci dure le temps d’une
réunion de quelques heures, d’une formation de quelques jours, d’un projet de
quelques mois ou d’une collaboration en équipe durable,
- être
impérativement co-construit. Il s’agit d’un contrat engageant tous les
collaborateurs impliqués dans l’action à mener ensemble, acteurs d’un projet,
membres d’une équipe, formateur et stagiaires etc. Il doit donc être consensuel
pour être validé par tous,
- être
court (ne comporter que quelques principes majeurs) pour pouvoir être présent dans
les esprits sans se référer à un document,
- être
amendable en cas de besoin. Si la collaboration dure dans le temps, il est
important d’ajuster les attentes sur les comportements en cours de processus,
- être
extrêmement concret, donc décrire des comportements attendus observables et pas
une philosophie différemment interprétable par chacun.
Un
des gros avantages de l’établissement d’un tel contrat collectif c’est qu’il
engage tout le monde. Dès lors, les dérives des comportements sont également
sous le regard de tous et le contrôle de tous. Autrement dit, ce n’est pas
uniquement au manager, chef de projet ou formateur de «faire la police»
dans les comportements. Le groupe les prend en charge et la personne qui déroge
aux règles établies par tous se fera rapidement rappeler à l’ordre par le reste
du groupe, sans que le responsable, l’animateur, le coordonnateur ait besoin de
s’en mêler.
De plus, étant donné l'instinct grégaire de l'être humain, la personne ayant un comportement qui déroge au contrat a toutes les chances de rentrer rapidement dans les clous pour ne pas se retrouver isolée.
Dans
le cadre d’une formation, par exemple:
- le
formateur va initier des propositions en fonction de ce qui lui semble à lui ou
elle pertinent pour que la formation soit efficace à tous points de vue,
- il
peut s’agir de questions de respect de l’organisation et des horaires, d’ambiance
relationnelle, de soutien entre les participants, de modalités d’échange etc…
- on
veille à ce que chaque proposition soit bien exprimée en termes de comportement
observable et compréhensible par tous. La précision, éventuellement détaillée,
est essentielle,
- ces
propositions sont soumises au groupe, éventuellement amendées ou précisées,
puis validées par tous,
- tant
que le contrat n’est pas dûment établi et validé, la collaboration (la
formation) ne peut commencer.
Exemple
de contrat relationnel pour une formation professionnelle:
Les besoins donnés ici en exemple sont ceux d’un
formateur spécifique, avec sa propre philosophie de ce que doit être une formation.
Ces besoins peuvent donc varier en fonction du formateur, si ses priorités sont différentes.
Besoin
du formateur
| Stratégie
du formateur pour répondre à ce besoin
| Mauvaise
formulation (interprétable, stigmatisante ou peu concrète)
| Exemple possible de formulation
contractuelle, validée collectivement
|
Éviter
de perdre du temps inutilement
| Demander
aux participants d'être ponctuels
| Soyez
à l’heure Ne
soyez pas en retard Ne
trainez pas aux pauses |
- Les horaires de début, de fin et de pause sont définis ensemble - Chacun s’engage à être revenu dans la salle à l’horaire
défini ou a prévenir en cas d’empêchement - La formation reprend à l'horaire défini quoi qu'il arrive
|
Garantir
une ambiance conviviale et sécurisante pour tous
| Demander
aux participants d’être bienveillants les uns avec les autres
| Respectez
vous Écoutez
vous Ne
vous agressez pas |
- Tout le monde a le droit de s’exprimer, que ce soit pour
questionner, compléter ou objecter - Quand une personne parle, on attend qu’elle ait terminé
avant d’intervenir - Les désaccords sont bienvenus mais doivent s’exprimer sans
hausser le ton, ni employer d’insulte - On ne porte pas de jugement sur les personnes mais on
peut commenter un comportement
|
Mettre
les stagiaires à l’aise pour qu’ils osent s’exprimer
| Demander
la confidentialité des propos tenus
| Restez
discrets Respectez
la confidentialité | Tout
ce qui est exprimé par les uns ou les autres à leur propre sujet ou au sujet
d’autres personnes ne doit pas être raconté à l’extérieur du groupe
|
Être
sûr de répondre aux besoins des participants | Poser
des questions et interpréter les réponses
Demander
de la réactivité | Dites-moi
quels sont vos besoins | - Tous les besoins sont bienvenus et peuvent s’exprimer dans
la mesure où ils relèvent de la formation - Chacun est responsable de ses besoins. C’est donc aussi
de sa responsabilité de les exprimer ou pas. - Le besoin doit s’exprimer au moment où il se manifeste,
pas à la fin de la formation quand il n’est plus possible d’y répondre
|
Co-construire
et s’appuyer sur l’expérience de tous
| Poser
des questions et interpréter les réponses Demander
à ce que chacun évoque son expérience dans le domaine Demander
de la solidarité | N’hésitez
pas à partager votre expérience N’hésitez
pas à intervenir |
- Toutes les questions sont bienvenues et chacun peut s’exprimer
pour alimenter les réponses - Les savoirs vus en cours de formation sont issus de ceux
du formateur et de ceux des stagiaires - En cas d’incompréhension ou de difficultés, les
stagiaires sont autant susceptibles d’expliquer ou d’aider que le formateur
|
Ressources
Apfeldorfer,
Gérard - Les relations durables, ed. Odile Jacob, 2004.
https://www.odilejacob.fr/catalogue/psychologie/psychologie-generale/relations-durables_9782738113726.php
Bodart,
Yves - Les phénomènes de groupe
https://shs.cairn.info/revue-les-cahiers-internationaux-de-psychologie-sociale-2018-1-page-119?lang=fr
Good
Planet - Les outils de l’intelligence collective
https://capecodelegues.goodplanet.org/ressources/les-outils-de-dintelligence-collective-le-cadre/
Kerdraon,
Emmanuel. Améliorer sa communication: repérez et évitez les principaux
freins!
Sur www.gordon-crossings.com , mars 2021 - https://www.gordon-crossings.com/ameliorer-sa-communication/
Rosenberg,
Marshall - les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs).
https://www.amazon.fr/mots-sont-fen%C3%AAtres-bien-murs/dp/2707188794
Salomé,
Jacques - Et si on apprenait à communiquer autrement
https://www.j-salome.com/espere/themes/societe
Schutz,
Will - L'élément humain
https://www.dunod.com/sciences-humaines-et-sociales/element-humain-comprendre-lien-entre-estime-soi-confiance-et-1
Watzlawick,Paul - Faites-vous même votre malheur, Ed. du Seuil.
Voir plus d'articles de cet auteur