La posture empathique n'a rien de neutre, au contraire
L’empathie est un mécanisme humain comme l’attention. Il fait partie de nous pour comprendre les émotions de ses congénères. Le problème, comme le rappelle la docteure en neurosciences Samah Karaki, est qu’il est fortement biaisé par notre environnement.
Il suffit de voir comment, par exemple, le monde occidental a été préoccupé par les violents incendies de forêt de 2025 en Californie et le quasi-silence sur des crises au Moyen Orient ou en Afrique. Cela s’explique tout à fait par le mécanisme de l’empathie, selon la spécialiste, qui décrit, entre autres, une expérience réalisée par des chercheurs chinois. Ils ont montré des images de personnes asiatiques et de caucasiens subissant une petite pincée de joues. On leur demandait quels individus avaient l’air de plus souffrir. Systématiquement, les personnes aux traits asiatiques étaient perçues comme celles souffrant plus que les Blancs. Or, cette expérience aurait les résultats inverses si réalisée en France.
Cette sélection biaisée de l’empathie mène à une facilité, pour la spécialiste, de déshumaniser des groupes en leur attribuant des caractéristiques négatives, voire animales. Il suffit de voir, par exemple, le discours entourant la présence des Arabes en France, au Canada ou aux États-Unis. Ils sont considérés comme un problème et leurs souffrances sont systématiquement niées. Cela sert même parfois à des groupes à se victimiser sur des phénomènes mineurs, voire inexistants, comme ceux criant au racisme « anti-blanc » dès qu’une critique est faite à l’encontre de la population blanche ou qu’un acteur de couleur est choisi pour un rôle.
Alors, faut-il éliminer l’empathie ? Impossible. Cela reste un mécanisme cérébral humain. Toutefois, si on veut bel et bien s’intéresser à la souffrance de l’autre, il faut aller réellement à sa rencontre et sortir du cadre empathique pour passer dans un autre moins confortable, mais où il y a une réelle rencontre et que la condition humaine de l’autre est vraiment à portée.
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