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Effet compétition

Certains l’évitent, d’autres s’y épanouissent. Un de ses effets est d’augmenter la réponse dominante : si vous êtes bons, vous devenez meilleurs, si vous êtes mauvais, vous devenez pires. Les habiletés deviennent manifestes et les aspects moins maîtrisés se transforment en boulets. Autrement dit, la compétition favorise les meilleurs en un cercle vertueux les amenant toujours un peu plus loin et écartant les autres.

Il va de soi que dans un contexte pédagogique son usage devienne délicat si on veut que tous progressent. Parmi les façons de l’appréhender : un système de handicaps rééquilibrant les forces, des équipes balancées comportant des membres de différents niveaux, des règles adaptées; diverses méthodes peuvent rendre la compétition intéressante et plaisante pour tout le monde. On peut reconnaître les qualités des uns et des autres et inciter chacun à s’améliorer tout en évacuant certaines formes de stress associées au jugement des autres.

Car il est là le noeud : le jugement qui s’abat sur les perdants, les derniers, les «pas bons», les «losers», comme si on perdait toute valeur et toute raison de persévérer. Porte ouverte à la stigmatisation, les mauvais résultats répétés sont tatoués sur la réputation. Qui voudra de moi ? Heureusement, il demeure des domaines ou l’empathie peut exceller et la délicatesse rapporter du succès.

La quête vers une amélioration par un choix de critères personnels permet de s’isoler de la comparaison avec d’autres. Personne ne m’a vu tomber quand j’apprenais à patiner du reculons. À 95 ans, être le premier à franchir 100 mètres en moins de 24 secondes peut aussi être valorisant et amusant.

Avoir une chance de gagner, de se reconnaître une valeur, y retirer du plaisir, voilà les conditions d’une saine compétition. Comment y arriver dépend de plusieurs facteurs : de soi, de sa capacité de mobilisation, de son esprit de collaboration, de sa persévérance, de ses supporters, de son milieu, de ses conditions matérielles… La compétition fait partie de la réalité depuis toujours; son utilisation pédagogique parait essentielle, mais dans la joie et le plaisir.


Denys Lamontagne - [email protected]

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Effet compétition - Thot Cursus

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Certains l’évitent, d’autres s’y épanouissent. Un de ses effets est d’augmenter la réponse dominante : si vous êtes bons, vous devenez meilleurs, si vous êtes mauvais, vous devenez pires. Les habiletés deviennent manifestes et les aspects moins maîtrisés se transforment en boulets. Autrement dit, la compétition favorise les meilleurs en un cercle vertueux les amenant toujours un peu plus loin et écartant les autres.

Il va de soi que dans un contexte pédagogique son usage devienne délicat si on veut que tous progressent. Parmi les façons de l’appréhender : un système de handicaps rééquilibrant les forces, des équipes balancées comportant des membres de différents niveaux, des règles adaptées; diverses méthodes peuvent rendre la compétition intéressante et plaisante pour tout le monde. On peut reconnaître les qualités des uns et des autres et inciter chacun à s’améliorer tout en évacuant certaines formes de stress associées au jugement des autres.

Car il est là le noeud : le jugement qui s’abat sur les perdants, les derniers, les «pas bons», les «losers», comme si on perdait toute valeur et toute raison de persévérer. Porte ouverte à la stigmatisation, les mauvais résultats répétés sont tatoués sur la réputation. Qui voudra de moi ? Heureusement, il demeure des domaines ou l’empathie peut exceller et la délicatesse rapporter du succès.

La quête vers une amélioration par un choix de critères personnels permet de s’isoler de la comparaison avec d’autres. Personne ne m’a vu tomber quand j’apprenais à patiner du reculons. À 95 ans, être le premier à franchir 100 mètres en moins de 24 secondes peut aussi être valorisant et amusant.

Avoir une chance de gagner, de se reconnaître une valeur, y retirer du plaisir, voilà les conditions d’une saine compétition. Comment y arriver dépend de plusieurs facteurs : de soi, de sa capacité de mobilisation, de son esprit de collaboration, de sa persévérance, de ses supporters, de son milieu, de ses conditions matérielles… La compétition fait partie de la réalité depuis toujours; son utilisation pédagogique parait essentielle, mais dans la joie et le plaisir.


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