La trypanosomiase humaine africaine (THA), plus connue sous le nom de maladie du sommeil est un véritable fléau qui touche essentiellement les pays d’Afrique subsaharienne. D’après l’OMS, environ 60 millions de personnes sont menacées par cette maladie due à un parasite, le trypanosoma brucei transmis par la mouche tsé-tsé, elle-même contaminée à partir d’êtres humains ou d’animaux porteurs de parasites pathogènes.
Mortelle si elle n’est pas traitée, cette pathologie représente un véritable enjeu de santé publique ainsi qu’un véritable défi économique pour les régions à risque. Compte tenu de la complexité du diagnostic, de la difficulté et du coût du traitement, il est indispensable que la recherche progresse et permette d’identifier de nouvelles thérapeutiques.
C’est sur cette problématique que se concentrent depuis 2008 les travaux des Drs Derrick Robinson et Mélanie Bonhivers du laboratoire de microbiologie fondamentale et pathogénicité de l’université de Bordeaux. Les recherches des scientifiques ont non seulement permis de mieux comprendre le parasite responsable de la maladie du sommeil mais aussi d’identifier une nouvelle protéine contenue dans T brucei , l’BILBO1 qui pourrait être la source de nouveaux traitements.
Une grande première considérée comme une véritable avancée à laquelle s’intéresse désormais d’autres laboratoires.
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Crédit photo : Marcos Mesa Sam Wordley / Shutterstock.com
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