Supposez que vous êtes un insecte pendant quelques minutes.
Vous raffolez de fruits extra murs, du genre que l'on trouve dans les bacs derrière les marchés d'alimentation. Mais voilà qu'un camion arrive et emmène vos fruits et légumes en décomposition favoris... à l'usine de bio-méthanisation. Voilà un nouveau concurrent sérieux et plutôt glouton.
Changement d'espèce d'insectes, maintenant vous êtes à la recherche d'une belle carcasse de boeuf qui n'a plus aucun avenir. C'est votre spécialité de détecter et de décomposer les charognes. Un délice.
Tout est parfait, cependant il y a une règlementation humaine qui dit qu'aucun animal destiné à la consommation animale ne doit manger de viande. Danger de transmission de maladies aux prions, genre vache folle. Voilà que votre avenir est compromis. Vous ne servirez pas à nourrir d'autres animaux à la fin de votre vie.
Voilà le genre d'obstacles qui se dresse devant la filière de l'élevage et de la transformation des insectes pour l'alimentation et que l'on cherche à diminuer à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval
En plus des huiles et autres substances produites par les insectes, Il y a aussi le «frass», les chiures d'insectes, qui représente un potentiel intéressant.
«Pour 100 tonnes de déchets organiques, 30 tonnes sont converties en larves et 70 tonnes en frass». Utilisé comme amendement de sol, ce fumier aurait des facteurs antifongiques contre les micropathogènes et pourrait même renforcer le système immunitaire des plantes, selon des travaux du Département de phytologie de l'Université Laval.»
Le domaine des insectes comestibles connaît un engouement. Il ne se passe pas une semaine sans que Grant Vandenberg ne reçoive des demandes d'étudiants de cycles supérieurs, d'ici et de l'international, pour participer à ses recherches. Ils viennent de partout, souligne-t-il, de la ville, de la campagne; ils s'intéressent à ce qu'ils mangent et veulent trouver des moyens de produire mieux.
Pour l'article complet : Marché des insectes comestibles: ça fourmille - Alexandra Perron
Illustration : jakajogja - DepositPhotos
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