Publié le 19 février 2024Mis à jour le 21 février 2024
Pourquoi les utopies ont disparu?
Sommes-nous condamnés à un sombre avenir?
Est-il encore possible de rêver d'une meilleure société? Quand Thomas More décrit sa civilisation utopique en 1516, il le fait dans un cadre historique où l'humanisme prenait le pas sur les diktats religieux médiévaux. De nos jours, il est bien plus facile de nommer des dystopies fictives que des utopies. Il semble que les auteurs soient de plus en plus pessimistes aux capacités de l'humain d'aller vers un monde meilleur.
Ce constat pourrait être triste et pourtant, les dystopies sont importantes puisqu'elles mettent en lumière les problèmes actuels en les grossissant. Les inégalités, la violence, la mainmise des entreprises sur les sociétés; les écrivains peuvent s'en servir pour rappeler aux gens de les combattre.
D'ailleurs, plusieurs de ces dystopies sont des utopies cachées en ce sens où un héros finira par faire tomber la menace qui plane sur tous au fil d'une histoire ou d'une saga. Ce qui, par contre, mène à l'idée qu'un sauveur viendra éventuellement chasser les problèmes alors que les mouvements sociaux sont plus lents, constitués de divers coups et retours en arrière parfois.
En fait, il faudrait davantage se méfier des anti-utopistes, ceux qui ne cessent de dire que le monde doit rester tel qu'il est sinon tout ira à la catastrophe. Parce que l'utopie et la dystopie encouragent les actions; l'anti-utopie demande de ne plus agir. Si le monde contemporain a son lot massif de difficultés, il ne faudrait pas oublier que des utopies passées sont aujourd'hui des réalités presque banales.
L'être humain est capable de voler, de nombreuses maladies mortelles ont disparu, nous pouvons communiquer instantanément, l'esclavage a été aboli dans une immense partie du monde, etc. Bref, il est temps plus que jamais d'oser rêver au-delà afin de ne pas rester dans cette phase stagnante.
Larry Cuban estime justifiée la position de "pragmatiques sceptiques" adoptée par la majorité des enseignants, qui intègrent les changements parfois malgré eux et à force d'adaptation à leurs conditions réelles de travail. Les enseignants ne sont pas des conservateurs obtus, juste des professionnels réalistes. Qui les en blâmerait ?
Normalement, nous opposons compétition et coopération comme deux méthodes de fonctionnement. Pourtant, en créant un contexte de travail collaboratif et de compétition entre équipes, les résultats sont étonnamment positifs. De plus en plus de gens du secteur du commerce s’intéressent à la coopétition et même les établissements scolaires tentent de l’adopter.
Notre temps est passé d’asynchrone à synchronique en quelques années. Le moteur du cerveau qui gère la complexité, le fait par modèle. Plus notre monde se complexifie et plus l’entrée de l’information se simplifie en laissant de côté l’asynchronie, le décalage temporel de la lettre du postier par exemple, par le temps synchrone des tweets, des téléphones portables... de l’autre.
Il y a plus de soixante ans, dans un article véhément, Théodore Levitt fustige les entreprises qui se sont mises en danger, voire effondrées parce qu’elles se sont concentrées sur leur produit ou leur savoir-faire plutôt que sur les besoins de leurs clients. Il invente le concept de "myopie marketing".
La conception de situations d’apprentissage instrumentées entraîne de nouvelles pratiques de conception pédagogique (partage, réutilisation) et un essor des approches pédagogiques «actives».
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