Quels sont les métiers de la finance ?
Vous avez toujours rêvé de vous lancer dans la finance, mais ne savez pas quel métier est fait pour vous ? Découvrez ici les différents débouchés que propose le domaine de la finance en France.
Publié le 05 juin 2024 Mis à jour le 05 juin 2024
Orienter un élève durant son cursus scolaire n’est pas une tâche à prendre à la légère, tant une mauvaise orientation peut freiner l’épanouissement du futur adulte. Malgré cette réalité, longtemps l’orientation a reposée sur des critères sociaux qui ne laissaient quasiment pas de choix de carrière aux apprenants. Heureusement, la démocratisation et les reformes qu’a connu l’école ont changé la donne, en rendant le système d’orientation plus flexible, même si plusieurs facteurs à la fois intrinsèques et extrinsèques à l’élève, influencent le corps enseignant quant à son orientation professionnelle.
C’est dire qu’il existe des pesanteurs socioculturelles à l’exemple de l’origine sociale, du genre… ainsi que ceux strictement scolaires à l’instar des résultats, l’attitude en classe… qui comptent lors du guidage de l’élève dans le choix de carrière.
Audrey Farcy, étant avisée à ce sujet, propose dans son mémoire de Master de questionner l’influence de ces facteurs dans le jugement du corps enseignants. Le titre de son travail est d’ailleurs révélateur de la problématique : «Orientation subie, orientation choisie : dans quelle mesure les facteurs extérieurs jouant un rôle dans le processus d’orientation de l’élève influencent-ils le jugement du corps enseignant ?»
Pour apporter des éléments de réponse à cette question, la chercheuse débute sa réflexion par une accroche qui fonctionne comme un tremplin. Ensuite, elle présente les facteurs socioculturels susceptibles d’influencer les encadreurs. Et enfin, elle détermine le terrain d’enquête et présente les résultats de recherche.
À l’entame de son propos, l’autrice de ce travail de recherche lève le voile sur le contenu sémantique de la notion d'«orientation». Elle la définit comme « l’ensemble des processus sociaux, psychosociaux et psychologiques par l'intermédiaire desquels les élèves sont affectés à certaines filières de formation plutôt qu'à d'autres. ».
Audrey Farcy justifie dans la même lancée le choix de cette thématique en soulignant que certains apprenants, surtout ceux issus de l’enseignement professionnel, ont tendance à mal vivre leur orientation scolaire. Ceci à cause de l’étiquetage social qui est accolé à cette catégorie d’apprenants : les élèves en difficulté scolaire. Sachant qu’une telle catégorisation péjorative non seulement affecte l’estime de soi de l’élève, mais aussi fait du processus d’orientation une source d’angoisse et de contrainte, et surtout de renforcement des inégalités sociales, alors que l’orientation devrait reposer sur des critères comme les compétences de l’apprenant. Mais tout porte à croire que cela va au-delà de cette donnée, tant le choix scolaire est le résultat de l’addition «liberté individuelle», «contraintes objectives» et «structures sociales». Cette réalité offre plusieurs possibilités d’analyse de cette thématique, notamment les facteurs socioculturels.
Le facteur qui prend la tête de la liste est le genre. Ici, la division sexuée du travail en France et dans la plupart des pays du monde, constitue la base de l’orientation scolaire et même professionnelle. Ainsi, selon l’Unesco, il y aurait des filières majoritairement féminines comme l’enseignement, la santé, la communication, les arts et lettres, et celles masculines à l’exemple de l’architecture, des maths, des transports entre autres.
Outre le genre, il importe de noter l’origine sociale. En fait, inconsciemment, les métiers qu’exercent les parents et leur niveau d’étude ont tendance à influencer les élèves. Par conséquent, « 91 % des enfants d’enseignants et 88 % des enfants de cadres obtiennent le baccalauréat, contre moins de 50 % des enfants d’ouvriers. De plus, 29 % des enfants d’ouvriers ont comme diplôme un CAP ou un BEP alors que seulement 5 % des enfants d’enseignants et de cadres sont concernés » (Racine B, 2OO8 :12).
En dehors du genre et de l’origine sociale, l’entourage participe grandement au choix de carrière professionnelle dans la mesure où leurs avis négatifs sur leur métier par exemple, constituent des signaux d’alerte pour le jeune qui est en quête de sa propre voie.
Loin d’être une question sans intérêt, le choix de carrière est animé par le désir d’affirmer son identité sociale par rapport au groupe. Cela ne constitue en réalité qu’une quête de reconnaissance. Ainsi, en raison de la situation économique particulièrement difficile, le spectre du chômage hante les esprits ; ce qui pousse les élèves à opter pour les formations qui rassurent plutôt que celles qui les passionnent.
Pour mener à bien son étude, la chercheuse a dû déterminer un point d’ancrage.
Audrey Farcy mène son étude dans un lycée général et technologique située dans la zone sensible de l’agglomération de la ville d’Angers. Elle a pour terrain d’étude les classes de seconde X et Y. Et les enquêtés sont au nombre de 5 pour la seconde X et 4 pour la Y. Quant aux enseignants, Audrey Farcy s’intéresse à 8 enseignants de seconde D et E.
À travers les observations directes et participantes, la chercheuse parvient à collecter les données nécessaires pour l’analyse des influences des facteurs extérieurs, notamment ceux scolaires et extrascolaires, dans le processus d’orientation des élèves ; ceci, en participant aux conseils de classe. Au bout du compte, elle parvient à des résultats.
Pour conclure son étude, la chercheuse arrive aux conclusions suivantes :
Pour conclure, on retient que le processus d’orientation repose sur des critères sociaux et scolaires. Cela demande une bonne connaissance de l’enfant et de son environnement familial. Par contre du point de vue personnel, s’il y a bien un élément qui m’a interpellé tout au long de la lecture de ce travail, c’est bien la stéréotypie autour des filières professionnelles. À sujet, il faudrait enseigner aux élèves que les métiers se valent et que peu importe le métier que l’on exerce, le plus important c’est d’être utile à la société et satisfait de son activité.
Illustration: Stockrojoverdeyazul - DepositPhotos
Référence
Farcy Audrey, 2028, « Orientation choisie, orientation subie : dans quelle mesure les facteurs extérieurs jouant un rôle dans le processus d’orientation de l’élève influencent-ils le jugement du corps enseignant ? », Education, en ligne https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01809181