Publié le 01 octobre 2024Mis à jour le 02 octobre 2024
L'écologie de guerre
Le nouvel aspect géo-politique de l'écologique
L'écologie deviendra-t-elle une source d'enjeux dans les conflits humains? Pierre Charbonnier, philosophe et chercheur à Sciences Po, s'est intéressé à la notion même d'écologie de guerre. Après les affres de la Deuxième Guerre mondiale, les pays européens se sont dit que la meilleure façon d'éviter que cela recommence est de mettre les nations dans une logique productiviste. Ce qui signifie une utilisation massive de pétrole et de charbon afin que les manufactures fonctionnent à plein. Bref, la pollution était synonyme de paix.
Les dernières décennies ont quelque peu changé la donne. Par exemple, le conflit entre la Russie et l'Ukraine a mené les pays européens souvent dépendants du gaz et du pétrole russe à s'alimenter ailleurs par d'autres sources énergétiques plus propres. On pourrait ainsi parler d'une écologie de guerre. Le problème est qu'actuellement, elle se fait surtout sur la base d'une réaction à un camp. Des nations vont adopter des politiques environnementales sur la fabrication d'objets pour, imaginons, freiner l'essor économique chinois et vice-versa.
D'ailleurs, comme le chercheur le note, nous sommes en général plus troublés par la pollution que peuvent créer les guerres avec obus, balles, tanks et autres alors que celle-ci se veut bien plus localisée dans le temps. Au final, elle est même moins pernicieuse que celle du quotidien. Les millions de personnes prenant leur voiture chaque matin contribuent bien plus à l'empreinte écologique que les échauffourées en Ukraine, en Palestine ou au Liban. Ce qui au demeurant nuit à l'adoption massive de politiques environnementales puisque ces gestes polluants ne sont pas vus comme tels.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
Dans cet intéressant article de André Magny, on découvre comment des enseignantes se connectent avec succès à leurs élèves. Cela ne se fait pas tout seul, mais les résultats sont très satisfaisants autant pour les professeurs que leurs élèves.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.