Faciliter l’accès aux Grandes Écoles de Commerce
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Publié le 20 janvier 2026 Mis à jour le 21 janvier 2026
On le sent depuis le début des années 2000, les mouvements carburent à la colère. Que ce soit les premières manifestations antimondialisation, le courant « Black Lives Matter », les gilets jaunes, les groupuscules de la droite extrême ou les mouvances pour le climat, ce qui se dégage des slogans est surtout de la rage d’une dépossession. Des populations marginalisées (ou ayant l’impression de l’être) réclament à hauts cris une dignité à regagner.
Le professeur de science politique Carlo Invernizzi Acceti appelle notre période celle des « Vingt Enragées », petit clin d’œil aux « Trente Glorieuses ». La colère devient véritablement le moteur des mouvements mais est-ce une bonne chose ? Pendant longtemps, cette émotion a été considérée comme une folie passagère ou un péché capital.
Aujourd’hui, tout dépend des penseurs. Certains croient que certains types de colère sont essentiels pour faire bouger les choses et obtenir des droits. À une époque, les groupes intermédiaires, tels les églises, les syndicats et autres, étaient les « banques de rage » des gens. Or, ces corps ont perdu de leur superbe avec le temps. Désormais, tout part, entre autres, des réseaux avec ce que cela a de bon et de mauvais.
Est-ce que cette période touchera à sa fin ? Pour le professeur Acceti, peut-être que la colère qui propose deviendra la norme, comme dans la campagne qu’a effectué le maire de New York, Zohran Mamdani.
Durée : 5min27
Image : Olya Adamovich de Pixabay