Publié le 22 février 2026Mis à jour le 26 février 2026
Le vrai effet des antidépresseurs : réorienter le regard, pas fabriquer la joie
Ces molécules n'agissent pas comme on pourrait le croire
Nous remarquons que les antidépresseurs sont fortement prescrits pour traiter, comme leur nom l’indique, la dépression, mais aussi d’autres troubles psychiques, comme l’anxiété. Une augmentation en flèche de la consommation de ces substances est constatée sans que le grand public ne sache ce qu’il en retourne. Est-ce que nous parlons véritablement de pilule du bonheur ? Hugo Bottemanne, psychiatre à l’hôpital Bicêtre, relativise notre vision de ces médicaments.
Nous avons beaucoup l’impression que le tout joue uniquement sur les neurotransmetteurs, dont la sérotonine associée par erreur au sentiment de félicité, comme le souligne le spécialiste. Ce n’est pas tout à fait faux mais les études tendent plutôt à montrer que ces molécules influencent les biais cognitifs. Il est souvent affirmé à tort que la prise d’antidépresseurs ne fait effet qu’après un mois de consommation régulière. En fait, le travail commence aussitôt dans l’encéphale mais cela prend plus de temps à l’individu pour s’en rendre compte. Des études ont montré que les antidépresseurs favoriseraient la reconnaissance faciale d’émotions positives au profit de celles négatives. Il serait plus facile pour le cerveau, également, de se remémorer des souvenirs heureux grâce à ces molécules.
Certains psychostimulants seraient aussi capables de remettre en action le corps qui peut se trouver à plat et moins énergique durant la dépression. Cette capacité de mettre en action est en général favorable même si, ironiquement, elle peut pousser des individus en proie à des pensées suicidaires à passer à l’acte, les sortant de la torpeur. D’où l’importance de l’accompagnement psychologique et l’intérêt pour les chercheurs de trouver d’autres voies de traitement (psychédéliques, par exemple) pour la population chez qui les antidépresseurs actuels ne fonctionnent pas.
En France, 44 % des femmes et 54 % des hommes sont en situation de surcharge pondérale avec un important excédent de graisse, soit environ un adulte sur deux. La plupart des causes de cet état de fait sont directement liées aux changements apportés par notre société moderne, notamment de la profonde mutation des modes de vie, de la facilité d’accès à l’alimentation et d’une importante réduction du niveau d’activité physique.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
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