La procrastination, une entrave à l’atteinte des objectifs
La procrastination affecte la productivité et rend spectateur de sa propre vie, quel est son rapport avec la fixation d'objectifs ?
Publié le 04 octobre 2011 Mis à jour le 04 octobre 2011
La fracture numérique s’élargit dangereusement et de plus en plus, non seulement entre les pays du Nord et ceux du Sud, mais aussi entre les pays en voie de développement. Pire encore, au sein d’un même pays, il s'observe un énorme écart entre les villes et les villages les plus reculés qui souffrent encore de l’absence drastique d’électricité, de téléphone, d’eau potable, etc.
Cependant, lors du Sommet de Kigali, en 2007, la communauté internationale s’est largement mobilisée pour aider les gouvernements africains à réduire substantiellement cette fracture numérique. Mais, parfois déçue , l’Afrique n’est pas restée oisive, cherchant et se démenant pour introduire désormais les Tic dans tous les secteurs de la vie comme l’agriculture, la santé, l’éducation, le commerce. Une avancée certaine, bien que, des années durant, elle ait traîné le pas pour s’engager elle-même à entreprendre le saut numérique qui lui était presque imposée depuis les rencontres de Bamako 2000 et Bamako 2002 qui établissaient les passerelles du développement.
Des concepts nouveaux ont surgi du fin fonds des villages pour arrimer tous les villages africains au village planétaire. On se souvient des 700 télé-centres du Mali qui devaient apporter le développement et l’éducation à tout le pays. Cette idée, qui germait depuis les années 90, a longtemps mûri. Le concept de télécentre communautaire est "un centre local qui offre une partie ou la totalité des services suivants : services d'informations, services des télécommunications et des données à tous les membres de la communauté. À cet effet, le télécentre utilise les ressources des télécommunications et de l'informatique comme facteur de développement socioculturel, économique et politique". L’apparition de ces centres a fait l’objet de profondes études visant à développer le monde rural.
Depuis quelques années, le Cameroun a implanté une centaine de ces centres sur les 300 prévus à l’horizon 2015 et qui devraient connecter 20.000 villages. Le mois dernier, une dizaine de Télécentres communautaires Polyvalents (TCP) ont été inaugurés dans l’extrême-nord du pays, aux confins du désert et du Nigéria.
Une idée identique sourd des entrailles sénégalaises avec une originalité dans la désignation. On parle, au Sénégal de "cybercase". Ce type de maison joue « un rôle important dans la réduction de la fracture numérique » et contribue à la lutte contre le chômage des jeunes. Le Sénégal a pour "objectif d’installer 130 cybercases dans le pays et à terme 350. Le programme prévoit la formation, par chaque Cybercase, de quelque 500 à 1.000 jeunes par an dans des domaines aussi divers que l’agriculture et l’électronique afin de réduire le gap numérique et faciliter la recherche de la connaissance. La première cybercase, installée à Popenguine à 60 km de Dakar, a déjà accueilli près de 470 personnes dont 399 femmes pour des formations en bureautique, alphabétisation numérique et maintenance, selon le Journal le Soleil.
L'un des avantages de cette cybercase de démonstration est qu'elle dispose d'un logiciel en wolof, en arabe et en français. Elle dispose aussi de matériels de télémédecine pour des consultations à distance en cardiologie.
Ces initiatives comptent parmi les meilleures actions destinées aux populations rurales frustrées et abandonnées. L’éducation, la santé et l'économie globale seront sans doute améliorés par ces équipements. Il faut souhaiter voir s’étendre ces actions à tous les pans de la société.
Illustration : Sanjoy Gosh, Flickr, licence CC BY 2.0