La robustesse dans les nouvelles façons d’apprendre
Et si le concept de robustesse mis en avant par le biologiste Olivier Hamant s'invitait dans nos façons de penser la pédagogie?
Publié le 26 avril 2005 Mis à jour le 26 avril 2005
De 2002 à 2004, l’École polytechnique de Montréal a offert un cours du Programme de génie des matériaux (Cours sur les matériaux) selon deux modalités : en classe, selon la formule classique utilisée depuis des années et à distance, par apprentissage autonome.
Les étudiants avaient le choix de s’inscrire à une formule ou à l’autre.
Au total, 1697 ont choisi la classe et 825 l’autonomie.
Voici les conclusions de l’expérience :
| En classe | Méthode autonome |
| Complétion du cours | 84 % | 88 % |
| Moyenne des résultats | 1,91 / 4 | 2,55 / 4 |
| Facteur de prédiction d’un étudiant moyen (+/- 0,15) | 2,08 / 4 | 2,59 / 4 |
On tend à conclure que la formation autonome (à distance) oblige une participation, une implication continue (si on ne fait rien, rien ne se passe), alors qu’une classe peut bien continuer sans nous... avec des conséquences difficiles à rattrapper.
Pour télécharger l’étude, présentée au colloque Captic qui s’est tenu les 6 et 7 avril 2005 à l’Université Laval, format .pdf :
Cours sur les matériaux : en classe vs apprentissage individuel