La lecture est une activité incluse dans la vie quotidienne de presque chaque être humain. De façon générale, nous lisons des livres, des journaux, des lettres, des messages d’un camarade, des courriers électroniques, des affiches et des panneaux publicitaires pour ne citer que ceux-là.
Nicolas Escot élabore les bienfaits de la lecture en ce sens qu’elle permet:
- de développer la mémoire et les capacités cognitives ;
- d’améliorer la concentration et l’attention ;
- d’améliorer son expression orale et écrite ;
- d’accroître ses connaissances ;
- de développer l’esprit d’analyse et l’esprit critique ;
- de diminuer le stress et l’anxiété ;
- d’améliorer la qualité du sommeil ;
- d’accompagner dans son développement personnel.
Cependant, fonction du lecteur, les objectifs de la lecture peuvent varier.
La lecture utile
Cette lecture est centrée sur le développement personnel de la personne. Elle est généralement pratiquée par les élèves, les étudiants, les chercheurs, les professionnels, les enseignants. Chez ces derniers, la lecture vise plusieurs objectifs : l’information, approfondissement de connaissances, la préparation d'un cours, la rédaction d’un article, d’un ouvrage à caractère scientifique ou d’un livre.
La discipline scientifique oriente les choix du lecteur.. Dans ce cadre, les articles de revues sont les plus lus, ensuite les documents pédagogiques, les thèses et mémoires, les rapports et des livres de fiction. Ils lisent également les magazines, les journaux qui permettent de suivre le courant actuel des évènements universels.
Le lieu où le jeune est mis en contact avec la lecture est bien à l’école.
La lecture de loisir
Comparé à la lecture utile, cette lecture est utilisée comme élément de diversion. La lecture de loisir correspond à un besoin d’évasion. Elle permet de s’éloigner du stress quotidien. Pour ces besoins, les lecteurs s’adonnent aux lectures de romans, de documentaire, de récits de voyage, d'ouvrages historiques, de bandes dessinées, de romans policiers aussi bien que de revues à potins.
La lecture de loisir n’apparaît pas comme une activité privilégiée par les étudiants car elle est une activité de distraction parmi tant d’autres (sport, la musique, la danse, la télévision, etc.). Elle est surtout réservée u temps de pause, temps libre.
Lecture numérique
Dans le monde, nous assistons à une baisse relative de la fréquence de lecture sur du papier. La lecture numérique est privilégiée par rapport à la lecture sur papier, situation due à la progression du numérique qui transforme les habitudes des lecteurs. Cette lecture est très appréciée par la jeunesse qui peut lire en tout temps, en tout lieu et parfois avec d’autres activités quotidiennes. Dans les transports, au travail, en attente, etc. nous dégustons la lecture numérique.
Le temps de lecture a augmenté mais il s’agit davantage d’une lecture d’informations et non une lecture de savoir. Les lecteurs lisent des romans, des billets de blog qui parlent de la vie des influenceurs ou encore des stars, etc. ceci nous amène à comprendre que les lecteurs d’aujourd’hui ont pour objectif premier l’évasion, la distraction.
Pour Galéron (2015) « le numérique n’est pas en train d’appauvrir les compétences des élèves. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais autant lu que depuis l’arrivée du numérique. Seulement, il ne faut pas restreindre la lecture au roman, les élèves lisent aussi des commentaires sur Facebook ».
Le renforcement de la lecture de loisir dans les pays en voie de développement
L’avènement du numérique en Afrique et la crise sanitaire dite COVID-19 ont contribué à la forte éclosion de la lecture de loisir dans les pays en voie de développement. Pendant la situation de confinement, un taux d’accroissement de la lecture de loisir remarquable a été observé sur les différents réseaux sociaux.
Elle était beaucoup plus une lecture de surface qu’une lecture profonde, car l’objectif premier était de s’évader en plus de gérer l'ennui de rester à la maison en longueur de journée.
Pour Carr (2008) la lecture numérique est une forme moins profonde par rapport à la lecture sur papier. Il a fait valoir que la facilité de la recherche en ligne et les distractions liées à la navigation sur le Web limitaient la capacité de concentration.
Illustration : WOKANDAPIX de Pixabay
Bibliographie
Bernard J., Coulibaly B., Wintthrop R. (2020), Education is crucial to Africa’s COVID-19 response, Brookings Institution.
https://www.brookings.edu/articles/education-is-crucial-to-africas-covid-19-response/
Buzan, Tony, Harrison James, Jones Anne (2012), La lecture rapide
https://fliphtml5.com/immj/bmwr/basic
Claire Bélisle (Coord.), Lecture numérique : réalités, enjeux et perspectives, Villeurbanne, Presses de l’enssib, 2004.
https://www.decitre.fr/livres/la-lecture-numerique-realites-enjeux-et-perspectives-9782910227517.html
Galéron, Florine, 2015, « Certains élèves n'ont jamais autant lu que depuis l'arrivée du numérique ! ». [En ligne]. Toulouse, la tribune. [Consulté le 05/09/2023]. Disponible sur : https://toulouse.latribune.fr/innovation/2015-02-04/-certains-eleves-n-ont-jamais-autantlu-que-depuis-l-arrivee-du-numerique.html
Grebert, Pauline, Mutation du livre et de la lecture à l’ère du numérique, Mémoire de Master, Université Stendhal, 2009-2010
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00494400/document
Nicholas Carr (2008) « Is Google Making Us Stupid? » https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_G._Carr
Nicolas Escot (2019) « les intérêts de la lecture », https://crefadloire.org/les-interets-de-la-lecture/
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