Publié le 15 avril 2024Mis à jour le 17 avril 2024
Comment remédier aux inégalités scolaires?
Des préjugés qui ont des effets jusque dans les évaluations
La démocratisation de l'école depuis la fin du 19e siècle et début du 20e siècle a mené à une masse importante de personnes scolarisées. L'école, autrefois surtout pour les enfants de riches, est maintenant accessible à tous. Pour autant, quand on se met à analyser les résultats des élèves, il semble que tous ne ressortent pas de la même façon de la scolarité.
La France produirait, selon les derniers rapports internationaux, les plus grandes inégalités entre apprenants. Des chercheurs du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ont étudié les raisons de ces inégalités comme le montre ce reportage.
L'aspect le plus notable est la présence de préjugés. Les enfants ont tendance à croire que leurs camarades qui parlent beaucoup et coupent la parole sont plus intelligents qu'eux. Des stéréotypes associés aux genres ont en outre des effets jusque dans les évaluations. Par exemple, cette idée comme quoi les filles sont moins fortes en maths et en sciences que les garçons.
Une chercheuse a voulu vérifier cela. Ainsi, elle a présenté un même exercice comme un travail de géométrie pour un groupe et pour un autre comme un exercice de dessin. Les filles ont moins bien réussi quand il était associé aux mathématiques et elles se surpassaient lorsque cela était présenté sous l'angle des arts plastiques. D'ailleurs, les résultats sont inverses chez les garçons.
Enfin, toute la notion méritocratique joue sur, entre autres, l'appui des parents. Plus ces derniers croient en ce principe, moins ils seront favorables à la mise en place de pédagogies égalisantes alors qu'ils soutiendront sans problèmes celles qui conservent les inégalités scolaires.
Il existe néanmoins des solutions afin de diminuer ces écarts importants. Des expérimentations d'enseignement de stratégies cognitives et d'explications sur le processus de pensée chez les plus jeunes leur permettent de développer des techniques qui les aideront plus tard. De plus, les instituteurs pourraient alors noter les points forts et faibles et les transmettre aux enseignants dans la scolarité afin qu'ils sachent sur quoi travailler. L'usage de technologies diverses en éducation offre aussi de personnaliser plus facilement les enseignements et donne l'occasion à ceux ayant des difficultés de pouvoir commettre des erreurs en privé et moins subir la honte d'en effectuer en public.
La question de la mixité sociale semble essentielle pour aider à diminuer les inégalités. Les quelques expériences en France ont souvent été mal accueillies et pourtant, les résultats montrent que de mélanger des niveaux d'élèves ne font pas chuter les notes de ceux qui excellent. Cela ne fait pas nécessairement grimper les notes des plus faibles mais en se mêlant avec d'autres, ils développent des relations avec des classes sociales plus élevées, de nouvelles amitiés, une confiance plus grande et la coopération entre élèves. Des éléments essentiels qui favorisent la réussite. Encore faut-il toutefois que ces idées gagnent l'adhésion des Français plutôt frileux à de tels changements.
Un physicien du LPT (Laboratoire de physique théorique de Toulouse) et ses collègues d'outre-Atlantique (IQC et MIT) proposent un nouvel algorithme quantique qui permettra d'accélérer de manière exponentielle la procédure d'ajustement des ordinateurs quantiques.
Dans cet intéressant article de André Magny, on découvre comment des enseignantes se connectent avec succès à leurs élèves. Cela ne se fait pas tout seul, mais les résultats sont très satisfaisants autant pour les professeurs que leurs élèves.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
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