Nous avons évolué en réfléchissant rapidement... ce qui cause parfois des erreurs cognitives
La question des biais cognitifs est de plus en plus dans le discours en psychologie. Les spécialistes de la pensée humaine ont réalisé que nous fonctionnons sur deux schémas de pensée : un plutôt lent et analytique et un autre rapide appelé «heuristique». Ces promptes réflexions ont été très efficaces pour permettre à l'être humain de survivre. Lors de dangers réels, il vaut mieux penser et réagir rapidement.
Or, nous ne sommes que rarement dans de tels contextes. Nous sommes généralement beaucoup plus confortables dans notre quotidien. Néanmoins, notre cerveau continue d'avoir des analyses vives, très souvent erronées. Une des plus fréquentes erreurs est la corrélation illusoire : il va associer un fait avec un autre et créer un lien de causalité alors que cela demanderait bien plus d'études et d'observations avant de conclure quoi que ce soit. Un sportif aura l'impression que parce qu'il a porté un bracelet offert par sa grand-mère et qu'il a gagné, que l'objet a mené à sa réussite. Cela va même le pousser à des résultats moindres s'il ne l'a pas, une prophétie autoréalisatrice en somme.
Nous avons aussi un biais de supériorité illusoire. Nous croyons généralement tous que nous sommes plus intelligents que la moyenne. Ce qui mathématiquement n'a aucun sens puisqu'elle serait alors très élevée. Cette pensée aide à ne pas se sentir inférieur et déprimer mais devient problématique quand elle nous fait affirmer toutes sortes de chose sur des enjeux sanitaires, sociaux, historiques et autres.
Les données accumulées par les grands opérateurs du Web influencent l'organisation et le tissu social. ChatGPT n'est qu'une manifestation du potentiel de transformation que ces innovations peuvent induire. Les connaissances développées par l'humanité peuvent être considérées comme un bien commun et ce n'est pas parce qu'une organisation a les moyens de les concentrer et de les analyser qu'elles cessent d'être un bien commun.
Si l’objectif N°5 de l’Agenda 2030, adopté par les Etats membres des Nations unies en septembre 2015, recommande de « parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles » d’ici 2030, l’on est encore bien loin du compte, comme le démontre le Résumé sur l’égalité des genres 2018, élaboré par l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO.
L’accès et la qualité de l’éducation peuvent s’améliorer par l’utilisation des TIC comme moyen d’offre de l’éducation à distance, mais plusieurs tentatives de mise en place des logiciels d’information dans les écoles africaines sont ralenties pour une formation insuffisante des enseignants du point de vue pédagogique et technologique. L’Unesco propose des solutions.
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