Nous avons évolué en réfléchissant rapidement... ce qui cause parfois des erreurs cognitives
La question des biais cognitifs est de plus en plus dans le discours en psychologie. Les spécialistes de la pensée humaine ont réalisé que nous fonctionnons sur deux schémas de pensée : un plutôt lent et analytique et un autre rapide appelé «heuristique». Ces promptes réflexions ont été très efficaces pour permettre à l'être humain de survivre. Lors de dangers réels, il vaut mieux penser et réagir rapidement.
Or, nous ne sommes que rarement dans de tels contextes. Nous sommes généralement beaucoup plus confortables dans notre quotidien. Néanmoins, notre cerveau continue d'avoir des analyses vives, très souvent erronées. Une des plus fréquentes erreurs est la corrélation illusoire : il va associer un fait avec un autre et créer un lien de causalité alors que cela demanderait bien plus d'études et d'observations avant de conclure quoi que ce soit. Un sportif aura l'impression que parce qu'il a porté un bracelet offert par sa grand-mère et qu'il a gagné, que l'objet a mené à sa réussite. Cela va même le pousser à des résultats moindres s'il ne l'a pas, une prophétie autoréalisatrice en somme.
Nous avons aussi un biais de supériorité illusoire. Nous croyons généralement tous que nous sommes plus intelligents que la moyenne. Ce qui mathématiquement n'a aucun sens puisqu'elle serait alors très élevée. Cette pensée aide à ne pas se sentir inférieur et déprimer mais devient problématique quand elle nous fait affirmer toutes sortes de chose sur des enjeux sanitaires, sociaux, historiques et autres.
Mettre à profit les outils de communication disponibles, les capacités et les intérêts multiples des étudiants est apparemment difficile à concilier avec une scénarisation pédagogique linéaire ou étroitement encadrée. Et ce sont précisément par ces rôles de «préparateur de cours, de chercheur et de communicateur» que beaucoup d’enseignants se définissent...
La fraternité est un devoir fondé sur l'humanisme de tous. Or comment éduquer à la fraternité dans un monde faisant la promotion et la valorisation de la réussite individuelle et de la compétition ? C'est le sujet de la thèse de Christian Budex proposant la philosophie pour éduquer à la fraternité...
La poésie fait partie de l'apprentissage du français, soit-il langue maternelle ou étrangère. Or, cela peut sembler aride pour certains adolescents. Racine ne résonne pas avec leur quotidien. Par contre, la culture du rap et du slam, elle, peut être une bonne porte d'entrée afin d'introduire la poésie.
Quand la réflexion de l’étudiant est aussi valorisée et qu’elle oriente son action, son usage des technologies se modifie radicalement. Discuter des objectifs de l’action et y réfléchir au besoin est sans doute la «perte de temps» la plus difficile à supporter pour un professeur dont les minutes de cours sont comptées. Mais c’est cette perte de temps qui fera en sorte que ses élèves s’auto-disciplineront : ils sauront ce qu’ils font et pourquoi.