Publié le 05 novembre 2024Mis à jour le 07 novembre 2024
Choisir qui soigner
Deux philosophies s'affrontent dans le traitement des gens. Les questionnements derrière le tri des patients
Est-ce que toutes les vies sont équivalentes ? La question se veut épineuse et la réponse dépend totalement de la philosophie abordée. L’approche égalitariste dit que oui, toutes se valent et qu’il est injuste que certaines soient considérées comme plus importantes que d’autres. Les utilitaristes, de leur côté, n’ont pas de problème avec l’idée de trier parce que toutes n’ont pas la même valeur. La médecine moderne joue beaucoup avec ces questionnements éthiques.
Depuis les guerres napoléoniennes où les méthodes de bataille sont devenues de plus en plus violentes, les médecins ont commencé à réfléchir sur la question des primautés. Dominique Larrey, entre autres, est un des premiers qui s’est rendu compte qu’il fallait, par exemple, réaliser en priorité les amputations car elles étaient plus faciles et moins dommageables sur le long terme que d’attendre avant de les effectuer. La Seconde Guerre mondiale a vu Winston Churchill inviter les docteurs à privilégier dans l’usage de pénicilline les soldats les plus susceptibles de retourner au front. Par conséquent, l’antibiotique a servi davantage auprès de ceux ayant attrapé une gonorrhée que des blessés plus graves.
Des premiers tests sur les dialyses à la covid-19, le monde médical a été confronté à des choix parfois déchirants sur les patients à soigner. Ainsi, l’organisme Médecins sans Frontières va dans des régions du monde pour traiter des crises particulières au détriment d’autres besoins thérapeutiques. Cela fait partie de sa réalité.
Le problème n’est pas tant le tri selon des facteurs médicaux qui effacent les différences socioéconomiques que les choix qui les accentuent. Par exemple, faire d’un médicament en particulier un produit « de luxe » alors qu’il ne coûte pas si cher à produire. Ce tri (conscient ou non) du monde pharmaceutique et médical est bien plus problématique que celui des patients.
Au lieu des formations classiques, les programmes sont développés pour aider les étudiants, chômeurs, professionnels en réorientation de carrière, bref de toutes les couches sociales, à créer des profils adaptés reconnus et qui répondent à un besoin réel dans le marché des compétences.
Le plagiat est quelque chose que les gens ne pardonnent pas. Si quelqu'un attend la publication de votre travail, il s’attend à ce que l'éthique de l'écriture soit respectée. Copier du contenu volontairement ou non est une grave violation de cette éthique. Une fois votre réputation entachée, il sera difficile de la regagner, il est préférable d'être prudent.
La vétérinaire Sabrina Krief s’entretient avec Normand Mousseau sur son travail sur l’alimentation des chimpanzés. Une entrevue pour en savoir plus sur le métier de vétérinaire, l'alimentation des singes et comment ce type d'études peut aider à mieux comprendre l'Homme.
Le 7 octobre à l’Abbaye Royale de Chaalis (Oise, France), Pierre-Alexandre Bourgeois, inventeur d’un textile dépolluant, a reçu le Prix International Théophile Legrand de l’Innovation Textile 2012.
Ce nouveau matériau textile lumineux a des propriétés permettant de dépolluer l’air intérieur.
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