Entrée libre
Dans l’imaginaire collectif, les bibliothèques gardent encore souvent l’image de lieux silencieux et un peu poussiéreux, dans lesquels sont massivement conservés des livres et dont l’accès est réservé aux personnes érudites ou étudiantes. Cette image a tendance à perdurer, en particulier en France, pays très attaché à la notion de savoir au sens noble, malgré une communication de plus en plus large et moderne et une fréquentation de plus en plus notable des établissements.
De nos jours, pourtant, la bibliothèque est avant tout un lieu de vie, un espace social de découverte et de rencontre, ouvert à tous sans considération d’âge ou de niveau d’étude, d’accès gratuit.
À l’heure où les thèses sur le repli sur soi foisonnent et attirent, la bibliothèque demeure un formidable contre-exemple, un lieu d’ouverture aux Autres, un lieu d’ouverture au monde. La bibliothèque à ciel ouvert est un lieu de rassemblement cosmopolite à l’intérieur de la Cité, qui observe, décrit et dialogue avec le monde ».
Sylvie ROBERT, sénatrice,
Rapport sur les horaires d’ouverture des bibliothèques, novembre 2015
« La bibliothèque, à vrai dire, n’est pas à l’échelle de la lecture individuelle. Pour atteindre son seuil critique, il faut que la bibliothèque ait de nombreux lecteurs et bien d’autres usages que la simple lecture. La bibliothèque n’existe que par la communauté ».
Michel MELOT, ancien président du Conseil supérieur des bibliothèques, 2004
D’abord, quelques chiffres
Les bibliothèques françaises aujourd’hui c’est
- 16 500 lieux de lecture publique dans les communes et les intercommunalités,
- 96 bibliothèques départementales,
- près de 450 bibliothèques universitaires et
- 170 745 bibliothèques associées,
- une Bibliothèque nationale de France et
- une Bibliothèque publique d’information,
Ces deux dernières dépendant directement du Ministère de la culture.
Les bibliothèques des collectivités territoriales rassemblent 6 millions d’inscrits en 2024 et sont fréquentées par près de 40% de la population tous âges confondus.
Les bibliothèques universitaires ont comptabilisé 66,5 millions de passages en 2023.
En termes de surface occupée, cela va de parfois moins de 20 m2 dans les très petites communes à des dizaines de milliers de mètres carrés pour les plus grands établissements (près de 30 000 pour la bibliothèque centrale du réseau municipal de Lyon (BML), 54 000 pour la Bibliothèque nationale de France (BNF)).
Un peu d’histoire, la bibliothèque en tant que lieu
La littérature grise est abondante sur le sujet de la bibliothèque en tant que lieu. Cette question du lieu, cependant, est devenu plus centrale depuis une quinzaine d’années avec l’avènement de la notion de rôle social des bibliothèques.
Jusque dans les années 80, la bibliothèque, lieu des livres
Jusque dans les années 80, l’imaginaire considère toute bibliothèque quelle que soit sa taille comme une bibliothèque de Babel potentielle, donnant accès par définition à toute la connaissance humaine sous sa forme imprimée.
Les bâtiments répartissent donc leurs mètres carrés entre espaces de conservation des collections et espaces dédiés à l’emprunt et à la lecture sur place, les premiers pouvant occuper jusqu’à 80% de la surface totale, le prêt se faisant souvent sans accès direct aux livres (sur demande aux bibliothécaires, après consultation du catalogue). La bibliothèque est un lieu sérieux, silencieux, dédié à des pratiques de lecture individuelles et intimes.
Fin du XXe siècle, la bibliothèque, lieu d’accès universel à la connaissance et à la culture
Durant les vingt années suivantes, avec la démocratisation de l’accès à la musique et au cinéma grâces à des supports numériques comme le CD, puis le DVD, puis l’avènement d’internet, les bibliothèques ont vu arriver de très nombreux nouveaux publics et sont passées d’une fréquentation essentiellement individuelle, spécifique et restreinte à des demandes de masse, de publics beaucoup plus divers, aux niveaux culturels également très variés.
L’accueil de groupes s’est développé (accueil des publics scolaires, en particulier), ainsi que l’offre de service en direction de la jeunesse, qui était jusque-là très limitée. Il a fallu passer au « libre-accès », la gestion indirecte du prêt n’étant plus possible face au volume de demandes. La programmation culturelle s’est développée, les bibliothécaires passant du rôle de sachants prescripteurs au rôle de médiateurs, interfaces entre les publics et les supports de connaissance mis à disposition.
La demande politique aussi a explosé, les bibliothèques devenant des services publics majeurs dans de nombreuses communes, leur contribution à l'attractivité du territoire étant de mieux en mieux identifiée. Il a fallu adapter les bâtiments, construire plus grand et plus visible, et offrir plus d’espace pour l’accueil, la lecture et le travail sur place, ainsi que pour les actions culturelles.
À partir de 2010 en France, la bibliothèque citoyenne, lieu commun du « vivre ensemble »
En 2010 est arrivé dans les bibliothèques françaises le concept de « 3e lieu » (ou plus génériquement « tiers-lieu »), tiré des théories de Ray Oldenburg sur les différents espaces de socialisation. D’après ce sociologue urbain américain, les tiers lieux "accueillent les rassemblements réguliers, volontaires, informels et joyeusement anticipés des individus au-delà des domaines de la maison et du travail ».
La question du rôle que jouent les bibliothèques sur le plan social est alors devenue centrale pour les professionnels. Cette conception du rôle de la bibliothèque s’est parallèlement développée au Québec, en Angleterre avec les Idea Stores de Londres, et dans les pays scandinaves, à commencer par les Pays-Bas avec la célèbre DOK d’Amsterdam, la France suivant leur exemple avec un peu de décalage.
Cette conception s’est surtout déployée dans les bibliothèques publiques territoriales en France mais a aussi pénétré le monde universitaire avec l'ouverture de Learning Centers, qui mettent l’accent sur le partage des savoirs entre pairs et la médiation.
Même si toutes les bibliothèques, loin s’en faut, n’ont pas traduit dans la réalité concrète cette vision des choses, la bibliothèque limitée au « lieu des livres » ou même au « lieu universel d’accès à la connaissance et à la culture » est désormais un dinosaure dans l’esprit de tous les professionnels contemporains.
Une évolution sociale
De nos jours, la bibliothèque est considérée comme un espace d’intégration sociale et de renforcement du lien social, parallèlement à ses fonctions d’accès à la connaissance et à la culture, que la démarche de ses usagers soient individuelle ou collective et quel que soit le territoire sur lequel elle est implantée. De très nombreux usagers des bibliothèques n’y viennent plus pour emprunter des documents, ni même pour lire sur place, mais pour une très grande diversité d’autres activités : voir une exposition, participer à un débat, assister à un concert, participer à un atelier créatif, pratiquer une activité artistique, se former aux outils numériques, surfer sur internet, gérer des démarches administratives en ligne, apprendre à rédiger un CV etc. mais aussi se donner rendez-vous, boire un café, se détendre, jouer seul ou à plusieurs et encore partager ses lectures et ses savoirs, contribuer à des projets solidaires etc…
Désormais, le nombre de « fréquentants » (visiteurs) des bibliothèques est considéré comme plus significatif de leur impact que le nombre d’inscrits emprunteurs (ou, comme c’était le cas avant les années 80, la taille de leurs collections).
La dernière étude approfondie du Ministère de la culture sur les publics des bibliothèques (2016) indique que seulement 39% en moyenne des usagers des bibliothèques prennent une carte d’inscription pour pouvoir emprunter. Les bâtiments se sont donc encore agrandis pour faciliter la découverte et la rencontre mais aussi la création individuelle et collective, les partages de tous ordres et une diversité de plus en plus importante des usages.
« L’évolution de la bibliothèque n’est pas due seulement à celle des supports de la lecture mais, surtout, à l’évolution de son rôle en tant qu’espace public et à la manière dont s’y inscrivent les nouveaux rapports à la connaissance ».
La question du lieu commun : le cadre institutionnel et le contrat relationnel
La nouvelle vision sur les missions
Les évolutions récentes du rôle tenu par les bibliothèques ont entrainé des conséquences que les professionnels n’avaient pas anticipé. Pour certains personnels, ce métier n’est plus celui qu’ils avaient choisi. Pour certains publics, heureusement peu nombreux, cette nouvelle bibliothèque n’est plus celle qu’ils souhaitent fréquenter. La forme de la bibliothèque n’est en effet plus toujours très identifiable avec les critères traditionnels. On lui attribue de nombreuses missions et on fantasme beaucoup sur ce qu’elle peut/doit apporter.
« La bibliothèque est le ‘’living-room de la cité’’ ».
« La bibliothèque n’est pas seulement un lieu dans le monde mais un lieu pour comprendre le monde (qui le contient potentiellement), un lieu où sont convoquées les significations ».
Guy SAEZ, Observatoire des politiques culturelles.
« (La bibliothèque) est un lieu démocratique de débat et de rencontre avec l’altérité ».
« (La bibliothèque) est un espace de renforcement des liens sociaux à même de conjurer la disqualification sociale »
Serge Paugam et Camila Giorgetti,
Des pauvres à la bibliothèque : enquête au Centre Pompidou,
Bibliothèque publique d’information, 2014
Il est dit aussi que c’est un lieu chaleureux et accessible, ouvert à des usages plus variés, que c’est un «second chez soi», que c’est à la fois un espace de construction de soi et de sociabilité, que c’est un lieu d’apprentissage de la citoyenneté et du « vivre ensemble ».
On la veut non seulement citoyenne, mais aussi éco-responsable, inclusive et participative, insérée dans les politiques publiques et, surtout, systématiquement multiculturelle, encyclopédique et d’accès universel et aussi gratuit que possible. Un challenge dont on ne réalise pas la complexité avant de s’y être confronté.
La bibliothèque est, c’est certain, à la fois un service public et un lieu public mais qu’en est-il de ses espaces ?
Dans une démarche avant tout basée sur l’ouverture d’esprit, l’inclusion et la bienveillance, les établissements inaugurés ces quinze dernières années ont souhaité limiter les règles d’utilisation des lieux et simplifier au maximum l’accès aux différents usages et services. L’idée était de voir se côtoyer et se rencontrer les publics les plus divers, en termes de générations, d’origines sociales et ethniques, de niveaux d’étude etc. et de leur donner un accès aussi libre que possible à de multiples outils et ressources.
Beaucoup se sont alors vus confrontés, sans s’y avoir été préparés, à des incivilités et à des tensions avec des publics qui ne maitrisaient pas ce type de lieu et de pratiques et se les appropriaient à leur façon. Il faut aussi souligner que, dans la majorité des cas, les bibliothécaires non plus ne maitrisaient pas ces nouveaux lieux et ce qu’ils impliquaient et ont eu besoin de se les approprier eux aussi.
Il a donc fallu former les personnels à un accueil d’un autre type et à une démarche de médiation fondée sur l’accompagnement plutôt que sur le conseil et la prescription, accueil et démarche qui nécessitaient avant tout beaucoup de pédagogie e et de nouveaux savoir-faire relationnels (savoir-être). Il a fallu réfléchir, souvent avec les publics concernés eux-mêmes, sur ce que devaient être ces nouveaux lieux publics multi-usages, qu’il s’agissait d’habiter en bonne entente, en se respectant les uns les autres.
Les professionnels des bibliothèques, toujours adeptes de solutions directement opérationnelles et de la reproduction, sans toujours suffisamment d’analyse préalable, de ce qui se fait ailleurs, ont peu à peu découvert l’absence d’évidence et de vérité absolue, ainsi que la nécessité d’une adaptation permanente au contexte notamment politique, aux attentes et comportements des publics, aux évolutions sociétales, aux bouleversements technologiques…. Chaque établissement ou presque a dû trouver sa propre recette.
Conjuguer l’inconciliable ?
En tant que lieu, la bibliothèque veut désormais proposer une atmosphère et une expérience spécifiques. Il n’est plus question de proposer des espaces standardisés, intemporels, imaginés sur la base de ratios statistiques. Chaque établissement doit définir sa propre identité, en se référant au territoire sur lequel il est implanté et aux besoins et attentes des habitants de ce territoire. Chaque établissement sait qu’il évoluera probablement assez vite dans son offre de service pour suivre les besoins culturels, sociaux et éducatifs et qu’il s’agit maintenant d’être réactif et adaptable au quotidien.
En tant qu’espace partagé par des publics variés aux besoins fluctuants, la bibliothèque doit réussir à faire se côtoyer usages et publics, recherche d’intimité et vie collective, pluralité et altérité, familiarité et étrangeté.
La bibliothèque entièrement silencieuse n’est plus mais il n’est pas question de ne pas offrir ce silence à ceux qui le recherchent. Il faut réussir à concilier la possibilité de se rencontrer, de se parler ou de travailler à plusieurs, de jouer parfois bruyamment etc… avec celle de lire tranquillement, de rêver, de se concentrer, de profiter d’un moment de calme, de se détendre seul parmi les autres.
Pour susciter l’envie de fréquenter le lieu, il faut aussi proposer à la fois du familier et de l’inconnu, ce qui suppose de définir ce que chacune de ces notions signifie pour chacun.
« Si quiconque, entrant dans une bibliothèque, n'y décèle rien qui lui soit déjà familier, alors il lui est signifié, j'ose dire avec violence, que cet endroit n'est pas pour lui ».
Dominique LAHARY, de l’Association des bibliothécaires de France et conférencier, 2003
La bibliothèque, c’est un lieu mais ce lieu n’est plus comme avant une bulle isolée du monde, ignorante de l’agitation de la société. C’est au contraire un lieu qui dialogue avec son environnement urbain, social et politique. Il existe donc, dorénavant, une interaction à gérer entre le dedans et le dehors de la bibliothèque. A partir des années 80, les bibliothécaires ont mis en œuvre des démarches dites « hors les murs », en proposant des temps de lecture dans les quartiers, des animations dans les maisons de retraite, les crèches ou les établissements d’accueil de personnes handicapées. Il s’agissait d’incursions souvent ponctuelles et gérées par une poignée de personnels spécialement formés.
Aujourd’hui, la bibliothèque est intégrée dans son territoire, elle multiplie les partenariats de tous ordres et met en place des lieux éphémères dans les quartiers toujours mais aussi sur les plages, dans les squares, dans les gares, sur les marchés et au sein des évènements rassembleurs du territoire. Elle s’organise en réseaux collaboratifs dans les territoires intercommunaux. Elle se rend visible et fait en sorte de faire partie du quotidien des habitants. Parfois, certains d’entre eux n’ont jamais pénétré dans le bâtiment de la bibliothèque et la côtoient pour autant régulièrement au plus près de leur lieu de vie.
Le lieu et le projet
La liberté des uns s’arrête, dit-on, là où commence celle des autres. Partager un lieu sans cadre suffisamment clair conduit presqu’inéluctablement au désordre et au conflit, tant il est vrai qu’il n’existe pas d’évidence en matière de communication humaine.
Contrairement à ce que certains voudraient croire, l’intuition et la bonne volonté ne suffisent pas. Dès lors, pour que ça fonctionne, il est indispensable d’élaborer un projet qui délimite précisément les missions et l’offre de service de façon intelligible, puis de partager largement ce projet avec tous les acteurs du territoire concernés, les élus comme les publics, les personnels comme les partenaires.
« L’enjeu n’est pas de donner une forme concrète à une offre de services qui répondrait à des besoins parfaitement objectivés à partir de données moyennes calculées au prorata de la population. Il s’agit plutôt de mettre en espaces un projet politique ancré dans un territoire, ainsi qu’une certaine conception des missions et des usages de la médiathèque ».
Il faut faire la chasse à l’implicite et poser un cadre, institutionnel mais aussi relationnel. Autrement dit, donner à tous un mode d’emploi du lieu, sur une base suffisamment concrète et consensuelle. Il faut rendre les espaces et les services intelligibles pour tous, ce qui suppose de la clarté sur les objectifs de la collectivité et beaucoup de cohérence dans les choix.
Les élus républicains souhaitent souvent suivre les modes ou, si possible, les précéder. Beaucoup d’entre eux, par exemple, ont entendu parler du ‘’3e lieu’’ et souhaitent offrir à leurs concitoyens, en construisant ou modernisant leur bibliothèque, un lieu ouvert à tous, un espace de sociabilité, moderne, qui répondent à tous les besoins actuels et, autant que possible, futurs, et qui participe par la même occasion de l’attractivité du territoire, donc de son développement économique.
On ne peut pas le leur reprocher et, de fait, c’est probablement ce dont notre société violente et peu empathique a le plus besoin aujourd’hui. Ils ne mesurent simplement pas, en règle générale, ce que cela peut impliquer en termes de gestion de l’accueil et de compétences pour les personnels, non plus qu’en termes d’organisation spatiale et d’équipement technique ou de dialogue à organiser et accompagner entre tous les acteurs du territoire.
Sources
Antonutti, Isabelle. Les espaces d’une bibliothèque.
En ligne sur : https://bibliotheconomie.jimdofree.com/espaces-d-une-biblioth%C3%A8que/
Dujol, Lionel. La bibliothèque, une maison des communs du savoir.
En ligne sur : / : https://shs.cairn.info/communs-du-savoir-et-bibliotheques--9782765415305-page-35?lang=fr
Failla, Luigi. La bibliothèque comme espace public. Espazium, 2017
En ligne sur : https://www.espazium.ch/fr/actualites/la-bibliotheque-comme-espace-public
Gilbert, Raphaëlle. De quoi la bibliothèque est-elle le lieu ? In : Penser la bibliothèque en situation de crise, ed. de la Bibliothèque publique d’information, 2022. Chap. 7.
En ligne sur : https://books.openedition.org/bibpompidou/2548
Habiter la bibliothèque. Bulletin des bibliothèques de France, 2019.
Dossier thématique. https://bbf.enssib.fr/sommaire/2019/17
Oldenburg, Ray, Celebrating the Third Place: Inspiring Stories about the "Great Good Places" at the Heart of Our Communities, New York, Marlowe & Company, 2000
Pérès-Labourdette Lembé, Victoria. La bibliothèque quatrième lieu, espace physique et/ou en ligne d’apprentissage social : un nouveau modèle de circulation des savoirs. Livre blanc. Agence Gutenberg 2.0, 2012.
En ligne sur : https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/56998-la-bibliotheque-quatrieme-lieu-espace-physique-etou-en-ligne-d-apprentissage-social.pdf
Schmidt, Aaron, Etches, Amanda. Utile, utilisable, désirable : redessiner les bibliothèques pour leurs utilisateurs. Presses de l’enssib, 2016. Téléchargeable sur : https://books.openedition.org/pressesenssib/1537?lang=fr
Servet, Mathilde. Les bibliothèques troisième lieu : une nouvelle génération d’établissements culturels. Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 2010, t.55, n°4, p. 57-63. En ligne sur : https://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-04-0057-001
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