Publié le 24 novembre 2025Mis à jour le 27 novembre 2025
Jusqu'où remonte notre peur des robots ?
Une crainte très ancienne qui se manifeste encore aujourd'hui
Nous sommes dans une période entre étonnement et crainte par rapport aux robots et à l’intelligence artificielle. Il faut dire que tout est en train de changer avec ces nouvelles technologies. Toutefois, il ne faudrait pas croire que cette angoisse est récente. En fait, elle existe depuis le Moyen Âge.
En effet, comme le rappelle cette capsule de France Culture, quand Charlemagne a reçu du calife de Bagdad une horloge à eau où chaque heure était rythmée par l’apparition de cavaliers mécaniques, tous ont pris peur à la cour. Quelle était donc cette sorcellerie ?
Il faut dire que, depuis le troisième siècle, en Orient, les penseurs imaginaient et fabriquaient des machines « automatiques » à eau et d’autres dispositifs qui se rapprocheraient du terme «automate» (qui apparaîtra des centaines d’années plus tard). En Occident, ces approches créaient davantage du malaise et même la littérature arthurienne reprendra l’idée de chevaliers mécaniques menaçant la vie des héros de la Table ronde.
Bref, il semble bien que nos questionnements et nos peurs face à l’automatisation remontent à la nuit des temps.
Dans un contexte où, heureusement, le diagnostic d'autisme s'améliore et gagne en rapidité par rapport aux décennies précédentes, des solutions robotiques ne seront pas de trop. Ils pourront aider les enfants figurant sur le spectre, entre autres, en leur proposant des exercices afin d'améliorer leurs compétences en communication.
L’assistance professionnelle absolument nécessaire ne pose-t-elle pas la question d’une insuffisance ou d’une mauvaise conception au départ ?
Tout entrepreneur se poserait la question. Les responsables des systèmes scolaires se la posent sans doute, mais quelqu’un se décidera t-il à y répondre concrètement, comme par le développement du propre potentiel des étudiants à s’occuper de leurs apprentissages et à s’entraider ou encore en modifiant un système d’évaluation si sélectif qu'il rend l’assistance objectivement essentielle pour l’affronter ? Ainsi nous pourrons revenir au sens fondamental d’assistance, «se tenir auprès de, aider» au besoin et non systématiquement.
À travers des nombreuses pratiques d'apprentissage possibles, quelle est l'importance pour les formateurs d'une double boucle de professionnalisation articulant les usages en action et la réflexivité ?