Le temps vécu n’est jamais le temps réel : une énigme neuroscientifique
Comment s'explique notre perception temporelle?
Nous n’avons pas de sens du temps à proprement parler. La standardisation du temps a mené à ce que nous puissions tous avoir des repères communs. Si le rythme circadien gère la majorité de nos cellules et nos existences, elle ne touche pas à notre perception du temps. La preuve en est cet homme qui a expérimenté de vivre dans une grotte dans un glacier, coupé de toute lumière. Si son cycle de repos et d’activité était normal, il eut l’impression de passer 37 jours alors qu’il y est resté 60. Comment expliquer ce décalage ?
Les neuroscientifiques et psychologues se penchent sur la question de cette horloge endogène. Elle serait affectée par différents critères.
Par exemple, le manque de stimulation ou le sentiment de rejet du groupe ont tendance à faire paraître le temps très long.
Les nouveautés, l’émerveillement et les occupations agréables donnent une impression plus rapide du temps. Cela expliquerait, entre autres, que les voyages sont toujours ressentis comme courts au départ parce que le départ s’imprègne de multiples stimuli, mais leur durée dans notre mémoire est très longue et durable, puisque le fait de se remémorer ces moments les rallonge.
À l’inverse, les semaines quotidiennes ont l’air par instant interminable, mais au final, il n’en reste que peu de souvenirs et, avec du recul, elles passent rapidement.
Qu’en est-il de cette impression, lorsqu’arrive un accident ou un danger, que le temps ralentit ?
Techniquement, nos neurones sont incapables d’abaisser ou d’augmenter la vitesse de leurs transmissions. Par contre, l’hypervigilance combinée à une surchauffe du cerveau en mode survie contribuent, entre autres, au sentiment illusoire de temps qui décélère. Quelque part, notre esprit diminue la cadence de la séquence après-coup pour mieux l’analyser.
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