Mythes et réalités de l’enseignement synchrone, selon Jennifer Hofmann***
Faire face et résoudre les diverses objections présentées; les plus sérieuses comme les plus irrationnelles.
Publié le 24 février 2010 Mis à jour le 24 février 2010
Afin de promouvoir l'école éducative plutôt que répressive, à l'école Saint Simon de la Commission scolaire des Chênes au Québec on a mis en place un système original d'encadrement appelé Les
Selon M. Luc Dumont, directeur de l'école en question, le système d’encadrement « Les Familles » a été mis sur place en 2003 à l’école Cyrille-Brassard. Une des deux écoles du village avait été détruite par le feu et il avait fallu relocaliser environ 280 élèves dans cette école après y avoir fait deux agrandissements majeurs pour accueillir tous ces élèves.
Au lieu de deux petites écoles, le milieu avait été réorganisé en une seule grande bâtisse comprenant plus de 500 élèves. L’encadrement et le vécu de l’école sont vite devenus une priorité.
L’équipe-école s’était donné comme mandat de rendre cohérentes toutes les interventions auprès des élèves. Un système unique autant pour les enseignants, les surveillants d’élèves, le service de garde, etc.
En plus, il avait fallu développer un outil qui permettrait de colliger toutes ces informations afin de les utiliser pour faire divers portraits d’individu ou de situation.
Les enseignants appréciaient beaucoup ce système, car il permet de faire le suivi des perturbateurs récidivistes qui souvent échappent au contrôle dans une grande école avec beaucoup d’intervenants.
Le personnel de soutien (surveillants d’élèves, secrétaire, concierge, service de garde) apprécient aussi beaucoup ce système, car il donne de la crédibilité à leurs interventions. Il a autant d’impact qu’avec les enseignants, parce que les élèves savent qu’il y aura un suivi ou une note au dossier lors de chaque intervention : soit positive avec les billets verts et bleus ou négative avec les billets jaunes ou rouges.
L’impact le plus évident avait été souligné par les enseignants remplaçants qui mentionnaient avoir la même crédibilité que l’enseignant régulier, car ils utilisaient le même système et que cela avait un effet certain sur les élèves.
Pour les élèves, l’impact fut immédiat. Les récidivistes se sont vite calmés quand ils ont vu ce qui se passait avec le suivi des interventions.
Pour les bons élèves, ce fut aussi spectaculaire; enfin on reconnaissait les bons comportements. On s’occupe autant sinon plus de ceux qui ont un impact positif sur le groupe. Les élèves disent qu’ils sont fiers d’eux lorsqu’ils reçoivent un billet positif et cela les motive beaucoup par la suite. Même les élèves qui ont des troubles de comportement se motivent beaucoup plus car ils disent que c’est valorisant de recevoir des billets verts (positif); cette valorisation qu’ils n’avaient pas auparavant.
M. Luc Dumont affirme que même les parents lui parlent du dispositif mis en place. Ils assurent que le climat à la maison s'est assaini : " Mon fils, qui est très et des fois trop actif, arrivait souvent à la maison avec des réprimandes ou des punitions. Nous passions souvent une bonne partie du repas à parler de ses écarts de conduite et le climat était tendu. Maintenant qu’il a goûté au billet vert (billet positif), il est fier de lui et enfin, je peux le féliciter. Cela a changé le climat du repas de fin de journée. » « Quand mon fils a eu un écart de conduite, il sait qu’on en parlera pour l’aider à grandir et qu’il aura la chance de se reprendre. Maintenant il me dit : « Je vais me reprendre maman. » « Je vais faire des efforts. » Voici les témoignages les plus émouvants et touchants évoqués par le directeur.
Et M. Luc Dumont de renchérir : "Ce ne sont que quelques exemples des impacts positifs du système des « Familles » dans nos écoles. 9 établissements de notre commission scolaire utilisent ce système et l’impact est très similaire dans tous les milieux."
Malheureusement, l’application informatique Familles n’est pas open source. Cette application, développée par l’analyste de la commission scolaire, utilise une interface web, basée sur des pages ASP, sur un serveur web Windows en IIS. L’application est aussi en lien avec les bases de données du système de gestion pédagogique de la commission scolaire (GPI), utilisé par la majorité des commissions scolaires de la province. C’est là queFamilles va chercher la liste des élèves de chaque groupe de l’école. Chaque école adapte l’application selon ses besoins en jouant sur les données suivantes :
Rien n'empêche cependant les équipes pédagogiques intéressées de créer un sytèmes proche de celui-ci, en utilisant les données fournies par les administrations scolaires territoriales, et surtout en s'inspirant de la philosophie qui irrigue l'expérience québécoise.