Halte à la contagion avec les claviers et souris lavables et immergeables
Étanches mais aussi lavables et résistants aux liquides et solvants les plus souvent utilisés en nettoyage.
Publié le 24 juin 2019 Mis à jour le 04 mars 2025
Il peut être utile de formaliser et documenter les travaux menés au cours de l'année pour capitaliser et progresser. Et si vous alliez jusqu’à partager ce travail de documentation ? Le donner ? Bien loin de vous appauvrir, cette démarche va vraiment vous aider à progresser !
Voyons ensemble les quelques éléments qui permettent de défendre ce point de vue.
Faire le tri dans les projets ou activités de l’année écoulée nécessite d’évaluer ce qui a porté le plus de fruits et qui mérite d’être approfondi ou ce qui a le plus plu (on a aussi le droit de se faire plaisir). Ce tri va en fait se décomposer en deux étapes :
Ces deux éléments sont essentiels dans un apprentissage tout au long de la vie pour s’orienter et progresser en continu.
Une fois les différents projets triés, on analyse et documente ce qui a été fait. L’idée est alors d’expliciter le contexte, les objectifs visés, la démarche mise en œuvre et les résultats. Si on veut aller jusqu’au bout de la démarche, il faut documenter tous les projets, les réussites comme les échecs afin de capitaliser aussi les erreurs pour ne plus les reproduire. À ce titre, Les ‘failconf’ mettent justement en avant les échecs et la façon dont on a pu rebondir ensuite. C’est une démarche extrêmement riche qui mérite d’être appliquée et exploitée dans de nombreux contextes, aussi bien professionnels que personnels.
De plus, documenter va obliger à formaliser les différents aspects d’un projet et aider à prendre du recul. La taxonomie SOLO, formalisée par Biggs et Collis, me semble à ce titre assez inspirante pour caractériser la richesse de description d’un projet. Elle se caractérise par 5 niveaux que nous pouvons transposer dans notre contexte de documentation d’un projet comme suit :
Partager votre production va élever le niveau d’exigence. En effet, partager implique d’être lu, ce qui engage naturellement à élever la qualité de la production partagée. On considère ceci comme un défi qui pousse à viser les niveaux supérieurs de la taxonomie SOLO (niveaux relationnel et abstrait étendu). Et le premier bénéficiaire de cette exigence accrue, c’est l’auteur du travail !
De plus, partager permet d’avoir des retours sur la production mise à disposition. Cela peut se concrétiser par des marques de reconnaissance ou de remerciement mais aussi des compléments, des liens vers d’autres ressources mises à disposition, ...
Enfin, cela permet de s’insérer dans un réseau de professionnels qui se posent les mêmes questions et cheminent dans la même direction.
Ces différentes interactions vont, dans la durée, aider à s’orienter et soutenir la motivation.
Cette démarche est une source d’apprentissages réels, mais c'est aussi un fort levier pour développer son auto-efficacité (confiance dans sa capacité à réussir). Ces deux éléments sont des moteurs efficaces pour soutenir l’engagement dans une démarche de développement professionnel. Il peut alors être intéressant de rentrer dans une dynamique de documentation ‘en continu’. Vous pouvez pour cela utiliser un blog, mais si l'écrit vous rebute, n'hésitez pas à essayer d'autres formats : audio, vidéo, graphique, ...
Maintenant que la démarche est clarifiée, il est intéressant d’interroger son efficacité. Plutôt que de vous présenter un point de vue théorique, je vous propose de vous décrire les apprentissages que je tire de la rédaction de cet article :
Voilà, vous connaissez la démarche, vous avez peut-être un peu de temps pour vous lancer : allez-y ! Partagez ! Vous verrez : produire et donner de tels documents permet de capitaliser ses apprentissages dans la durée !
Pédagogie, Andragogie & Heutagogie, J. Dubois, 2014 (visité le 23 juin 2019)
https://prodageo.wordpress.com/2014/10/23/pedagogie-andragogie-et-heutagogie/
Les failconf, collectif (visité le 23 juin 2019) http://thefailcon.com/
Apprentissage autodirigé et formation à distance, A. Jézégou, 2008, (visité le 23 juin 2019)
https://www.cairn.info/revue-distances-et-savoirs-2008-3-page-343.htm
La taxonomie SOLO, Biggs, (visité le 23 juin 2019)
https://wiki.teluq.ca/wikitedia/index.php/Taxonomie_SOLO
Une illustration de l’évaluation individuelle et collective des apprentissages dans un travail en équipe de grande envergure, CEGEP de Ste Foy, (visité le 23 juin 2019)
https://sites2.csfoy.ca/fileadmin/documents/babillard/Babillard/4.Evaluer/4.EQ.4_Illustration_evaluation_indiv_coll_apprentissages_equipe_envergure.pdf