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Publié le 21 octobre 2019 Mis à jour le 26 novembre 2019

L'école en forêt

La nature aurait-elle les clés face aux enjeux de l'école à l'heure actuelle?

 La forêt comme salle de classe n’est pas une utopie d’un autre temps ni une tendance nouvelle. En 1950, le Danemark a été le premier pays à impulser ce type d’école, voire s’enorgueillir de mettre les enfants au-dehors de la classe. La tendance a ensuite été suivie par d’autres pays comme l’Allemagne (1968), la Scandinavie (1985) , le Royaume Uni (1993), plus les États-Unis (2007) suivi par le Canada (2008).

La France a tardivement fait son entrée en forêt puisque sa toute première classe a vu le jour en 2018. Qu’est-ce qui explique l'intérêt pour ces classes et comment s’organise l’enseignement dans ces classes si particulières aux murs boisés, au sol végétal ou fait de boue ou encore de sable fin? Rompent-elles vraiment avec la classe traditionnelle ou ne seraient-elles qu’une reproduction transférée à un environnement naturel?

Les classes en forêt peuvent-elles répondre aux défis que posent les apprentissages pour des apprenants aux besoins spécifiques ? En quoi constituent-elles des alternatives face aux enjeux actuels liés à la crise écologique?

Une définition de l'école-forêt aux contours flous

Avant de nous étendre sur les principes qui régissent les classes forêts, entendons-nous sur un point: qu’est-ce exactement une école-forêt? Les écoles forêts existent sous plusieurs formes qui dépendent de la durée passée en forêt que ce soit à temps plein ou à temps partiel et selon la fréquence (un ou plusieurs jours par semaine, une fois par mois ou par an).

Un constat que l’on peut faire est que la classe forêt se définit avec des contours flous qui renvoient à une réalité parfois éloignée de leur appellation. En effet, plusieurs environnements naturels caractérisent ces écoles dites « forêt »: il y a bien sûr les forêts comme espaces d’apprentissage mais aussi les fermes, les parcs ou encore les plages. En forêt, bien plus, qu’en salle de classe classique, les cinq sens sont sollicités. Tout dans la nature doit servir de prétexte à l’apprentissage. Ici, on touche, on sent, on goûte, on écoute, on observe. L'expérience d'apprentissage devient sensorielle.

"Forest School is an inspirational process that offers all ages regular opportunities to achieve and develop confidence through hands-on learning in a woodland environment" (Murray & O'Brien)

La classe forêt est «un processus inspirant qui offre des opportunités régulières à tous les âges d’atteindre et de développer la confiance de soi à travers un apprentissage intégré dans l’environnement naturel. » (Murray & O'Brien)

Quels objectifs  visés et selon quels principes?

« L’objectif de l’école en forêt est de construire une motivation intrinsèque individuelle et une attitude positive vis à vis de l’apprentissage, d’offrir à l’enfant des opportunités de prendre des risques, de faire des choix et d’initier leur propre apprentissage. » (Davis, Rea, Waite's 2006)

« L’école forêt doit permettre le développement personnel, social et émotionnel des enfants. C’est l’estime de soi, la confiance et l’autonomie des enfants qui doivent être visés.» (Maynard,2007)

Pour être considéré comme école forêt, l’apprentissage doit se dérouler sur une longue durée et pas seulement quelques sorties organisées de temps à autre. De même, l’apprentissage doit être centré sur l’apprenant et prenant le contexte naturel comme partie intégrante du programme pédagogique.

Dans ce type de classe, l’élève apprend dans et par la nature (MacEachren, 2013). De surcroît, les apprenants doivent être guidés par leur propre curiosité plutôt que par l’accomplissement de tâches que leur dicte l’enseignant. Enfin, cet apprentissage se doit d’être ludique et inscrit dans une approche exploratoire dans laquelle la collaboration, la prise de risque sont permises par exemple grimper aux arbres ou encore faire usage de couteaux.

Une journée type dans une classe en forêt: concrètement cela ressemble à quoi?

Voici, pour exemple, le résumé sommaire du déroulement d'une classe en forêt de J. L. , enseignante dans une école rurale en Grande-Bretagne. 

La matinée démarre généralement par un rituel dans un cercle d’échanges constitué de bûches de bois. Ici, point de chaise ni de pupitre et encore moins de tableau noir, la salle a des allures d’un camp de forêt. C'est aussi pour l'enseignante l’occasion de faire un rappel des instructions de sécurité. Ici, il n’est pas question de pénétrer au centre si un feu a été allumé.

Ensuite, les enfants prennent possession de leur environnement d'apprentissage. J.L, notre enseignante afffirme  que les activités se déroulent selon les principes de la classe forêt, c'est-à-dire que l'enfant est libre dans son choix d'activité, l'enseignante étant une facilitatrice de l'apprentissage. Dans ce cas, il ne s’agit pas de forcer une activité en particulier mais de laisser libre cours au choix de l’élève puisque, rappelons-le, il s’agit là d’un des principes même de la classe forêt: l'initiative doit être laissée à l'élève. Cependant, cette enseignante affirme que d'autres activités sont proposées en suivant les principes de l'éducation en plein air avec des objectifs à atteindre fixés par l'enseignante.

A midi, les élèves se retrouvent de nouveau dans le cercle pour le déjeuner avant de retourner à leurs activités.

Le soir ,avant de partir, le cercle est de nouveau le lieu des échanges sur les activités de la journée. L'enseignante profite de ce moment pour faire le point sur la journée avec l'ensemble des élèves. C'est aussi l'occasion de partager leurs créations avec leurs camarades. 

Côté organisation, les frontières sont redéfinies

Dans une recherche publiée en 2017, Frances Harris souligne que l’environnement naturel redéfinit les frontières entre la classe traditionnelle et la classe en forêt ainsi qu’entre l’apprenant et l’enseignant et constitue de ce fait un nouvel espace d’apprentissage.

Ce nouvel environnement naturel constitue un réel privilège comme le témoigne J.L, enseignante dans une école primaire en zone rurale en Grande Bretagne, avec laquelle j'ai échangé sur son expérience d’enseignante en classe forêt.

« ll s’agit là d’un grand privilège de travailler dans ce type de classe sans murs. Cela m’émeut toujours de voir la joie et l’émerveillement des enfants dans leur découverte de la nature ainsi que les changements de saison, ce qui ne serait pas possible pour eux d’expérimenter dans une classe traditionnelle. » J.L

Des propos qui vont dans le même sens que les résultats de recherche de Liz O’Brien. Selon la chercheure, deux espaces se profilent dans ce nouvel environnement : un espace physique plus large et un espace comportemental dans lequel, une fois les murs de la classe tombés, c’est une autre barrière qui tombe elle-aussi générant chez les enfants et les enseignants un sentiment de liberté. 

La configuration de la classe forêt permet un apprentissage plus centré sur les besoins de l’apprenant en le permettant d’apprendre à son rythme, de faire l’activité qu’il souhaite faire et de travailler en groupe ou seul lorsqu’il en ressent le besoin.

 Comment enseigner les maths, l’histoire ou encore l’alphabet en forêt ?

Selon les écoles et les approches favorisées, l’appellation «d’école forêt» trouve là ses limites si l’on s’en tient à certains principes comme celui de laisser l’enfant choisir ses activités d’apprentissage. Dès lors que l’on pose des objectifs à atteindre, il ne s’agit plus vraiment de laisser l’apprenant libre dans son apprentissage puisqu’ici l’apprentissage est guidé d’où une certaine forme de confusion avec cette appellation d’école-forêt.

Il serait alors préférable de parler d’éducation en plein air, qui s’effectue dans un environnement naturel mais qui reste ancrée et en lien avec le programme passé un certain niveau scolaire. Cela est valable pour certains niveaux scolaires pour lesquels le contexte naturel ne représente plus une part significative dans les bénéfices recensés comme par exemple au niveau du développement moteur des enfants.

Dans beaucoup de structures, les deux approches sont mixées. Enseigner en forêt convient de prendre en compte l’environnement naturel et immédiat de l’apprenant et de rompre avec l’approche classique. Il ne s’agit donc pas de reproduire la salle de classe hors des murs. Ici, on «apprend dans et par la nature». L’environnement naturel est utilisé comme support didactique. Par exemple certains enseignants n’hésitent pas à faire sortir des adolescents dehors lorsqu’il pleut. Apprendre en immersion c’est aussi pouvoir calculer la quantité de pluie tombée non pas dans une reproduction artificielle mais bien à l’échelle réelle.

Les avantages de l’apprentissage dans la nature

Dans cette salle de classe particulière, la nature est omniprésente et pas que sur support multimédia comme cela est le cas en classe. Au regard des nombreuses études menées sur le temps passé dans la nature et le lien de cause à effet sur le niveau de stress ou encore sur le sentiment de bien-être, il devient presque évident d’avancer que cet environnement naturel profite aux enfants dans le cadre de leur parcours scolaire.

Des effets directs de la nature liés à l’apprentissage ont été présentés dans une revue de littérature établie par Ming Kuo, Michael Barnes et Catherine Jordan. Les auteurs mettent en exergue que l’exposition à la nature sous diverses formes (école forêt, éducation en plein air, promenades en forêt, aventures, crèches basées dans la nature, etc.) permet de rassembler cinq conditions qui sont favorables à l’apprentissage: l’attention , l’auto-discipline, un état de stress réduit, l’engagement et la motivation.

Les effets de la nature sur l’attention de l’apprenant ont été démontrés par de nombreuses études. Par exemple, des chercheurs ont démontré en 2016 que les étudiants ayant une vue sur un paysage vert réussissaient mieux aux tests d’attention que ceux qui avaient une fenêtre avec une vue beaucoup plus classique (Li et Sullivan). De même, une étude menée par Andrea Faber Taylor et Frances E. Kuo chez des sujets âgés de 7 à 12 ans présentant un déficit de l’attention (TDAH) a mené à la conclusion que vingt minutes passées dans un parc étaient suffisantes pour qu’on observe une augmentation de l’attention non seulement chez une population générale mais aussi chez ce type de sujets avec TDAH.

Des effets bénéfiques d’une vue sur la nature ont également été observés chez un groupe de lycéens concernant le rythme cardiaque ainsi qu’une baisse du niveau de stress. D’autres chercheurs ont montré qu’un enseignement suivi en forêt une fois par semaine contribuait à faire baisser le taux de cortisol et améliorait le rythme diurne es résultats co ou encore concernant une amélioration du rythme diurne et d’une baisse de cortisol, l’hormone du stress chez un groupe d’étudiants soumis à un enseignement en forêt une fois par semaine. Le rapport souligne également qu’être au contact de la nature, cela favorise l’autodiscipline chez des enfants neurotypiques ou présentant un déficit de l’attention (TDAH) ou encore des difficultés dans leur apprentissage. Les effets sur la motivation et l’engagement des apprenants ont aussi été observés dans de nombreuses études (Skinner & Chi, 2014- Alon et Tal, 2015) ou encore sur une augmentation de la motivation intrinsèque chez des apprenants (Fagerstam et Blam).

D’autres effets indirects mais non moins significatifs sont mis en lumière dans l’état de littérature dressée par Ming Kuo, Michael Barnes et Catherine Jordan : augmentation de l’activité physique durant ces classes en pleine nature, ce qui compense avec la baisse d’activité observée chez les enfants et les adolescents en-dehors de l’école. D’autres bénéfices d’un tel environnement d’apprentissage ont également été démontrés pour ce qui relève de l’activité physique (Mayard, 2007).  Le développement des habiletés sociales a aussi été recensé chez les enfants. Enfin, cet environnement représente un cadre contextuel positif qui supporte l’apprentissage : calme et détente sont observés chez les élèves ainsi que plus de collaboration. 

Ces cinq conditions étant réunies dans un environnement d’apprentissage lié à une exposition à la nature, leurs effets sur les résultats scolaires s’en trouvent répercutés, conclut le rapport.

Des défis?

Dans ce type de structure hors des murs de la classe, plusieurs défis se présentent. 

Tout d’abord, il y a la météo. Apprendre dehors en tous temps ? Qu’il pleuve, qu’il vente qu’il neige, point question de ne pas faire classe sauf si les signaux rouge des conditions météorologiques sont activés (vent fort, orage,etc.). Ici, tout dépend bien entendu du type de structure et de l’espace naturel dans lequel se déroule l’apprentissage. Pour J. H, notre enseignante en zone rurale, en cas de pluie, les élèves sont invités à s’abriter sous un abri en attendant la  prochaine construction d'un abri mieux adapté. Cela étant, tout n’est qu’une question de perspective.

En Scandinavie par exemple, suivant le dicton populaire, il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements. Cela requestionne notre perception du temps qu’il fait. En effet, pourquoi vouloir à tout prix parler de mauvais temps lorsqu’il pleut ? N’est-ce pas là une belle occasion d’apprendre?

Côté organisation, le cadre élargi de cette classe particulière implique une mobilisation plus importante de l’équipe pédagogique par classe. En effet, pour des mesures de sécurité, chaque intervenant doit prendre en charge un minimum de 6 élèves, ce qui par conséquent explique la présence de 2 à 3 encadrants par classe voire de réduire le groupe d’élèves dans le cadre de petites structures privées ne disposant pas assez de fonds financiers.

Un autre risque relatif à l’espace d'apprentissage est celui de l'égarement. Bien que surveillés, le risque zéro pour les enfants n’existe pas dans un environnement naturel comme une forêt. Généralement, il faut deux à trois encadrants pour un groupe de six élèves. Mais tout dépend bien évidemment du type de structures (public ou privé) ou encore des moyens financiers dont dispose l’école.

De plus, on observe également certaines craintes et de la méfiance liées aux activités effectuées par les enfants et qui intègrent le risque mesuré comme celle de grimper aux arbres ou encore de manipuler un couteau. Enfin, les plus sceptiques des parents s’interrogent quant à la réussite académique de ces jeunes « lutins » des forêts dans leur cursus ultérieur. Toutefois, les résultats des recherches ont eu pour effet de mieux les  rassurer.

L'école en forêt, une alternative aux défis actuels en matière écologique ?

Le constat alarmant que les enfants passent de moins en moins de temps dans la nature et les effets sur la santé qui en découlent (baisse de l’activité physique, diminution de l’attention,etc.) laissent à penser que l’école en forêt constitue une bonne alternative pour compenser le syndrome de "déficit de la nature", expression utilisée par le journalise et écrivain Richard Louv en 2005 dans son ouvrage " Last Child in the wood" pour justement évoquer ce manque de contact.

Par ailleurs, la perspective éco-psychologique revendique la nécessité de renouer le lien entre l’individu et la nature. Pour le sociologue Michel Maxime Egger, cette distanciation de l’homme avec la nature expliquerait en partie pourquoi l’Homme n’arrive pas à être touché par les maux qui touchent la planète malgré qu’il ait accès à l’information. L’homme s’est placé comme supérieur à la nature et extérieur à celle-ci. Une reconnexion permettrait, selon lui, de générer un changement de comportement pour pouvoir, comme il l'évoque, "panser" les maux de la Terre-Mère. 

D'autre part, développer depuis l'enfance cette connexion à la nature permet une meilleure connaissance ainsi  qu'un attachement à celle-ci, ce qui par conséquent favorisera le développement de la conscience écologique chez l'enfant devenu adulte (Christopher Nixon).

Au regard de toutes ces données , nous pouvons affirmer que les classes en forêt constituent une bonne alternative fournissant aux enfants un cadre dans lequel ils peuvent s’exprimer et exprimer leur plein potentiel. Il n'est donc pas surprenant d'observer un engouement pour ce type de structures.

De plus, en favorisant leur connaissance de la nature chez les enfants et ce, dès leur plus jeune âge, cela les amène à mieux en prendre soin et par conséquent à vouloir la protéger. Il va de soi que toutes les écoles de ce monde ne vont pas s’installer en forêt mais il s’agit là d’une alternative intéressante à réellement considérer en vue d’aider les jeunes générations à mieux porter haut et fort les valeurs de la nature afin de faire face aux défis environnementaux touchant cette planète.

Crédits photos: 

En-tête et photo 2: Avec l'aimable autorisation de J.L, enseignant en école forêt au Royaume-Uni
Photos 3 et 4: Avec l'aimable autorisation de Nia Prosser, enseignante en école forêt à Cwtsho Coed Forest School
Photo 5: willem velthoven on Visualhunt.com
Photo 6: Avec l'aimable autorisation de Lizzie Martin, enseignante à The Forest Folk, Royaume-Uni

Références

Outdoor learning spaces: The case of forest school (Frances Harris)

What is forest school ? https://www.forestschoolassociation.org/what-is-forest-school/

Learning outdoors: The Forest School approach(Liz O'Brien)
https://www.researchgate.net/publication/233024636_Learning_outdoors_The_Forest_School_approach

Explain the role of the Forest School programme leader in promoting learning and development
https://www.forestschoolportfolio.com/unit-3-learning-and-development-at-a-forest-school-programme/4-1-explain-role-forest-school-programme-leader-promoting-learning-development/

Do Experiences With Nature Promote Learning? Converging Evidence of a Cause-and-Effect Relationship (Ming Kuo1, Michael Barnes, Catherine Jordan)
https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2019.00305/full

https://www.theguardian.com/education/2019/jun/25/forest-schools-more-marketing-than-outdoor-education?fbclid=IwAR06HhnO2HO3s8h6IPo9A7MH2pYdPr-T4NDPK1H7mxBRNN3J_w7TNt6J4t0

Remembering why forest schools are important: Nurturing environmental consciousness in the early years (Christopher Nixon)
http://digitool.library.mcgill.ca/webclient/StreamGate?folder_id=0&dvs=1571552170278~738

The relationship between inattentiveness in the classroom and reading achievement: part B: an explanatory study (Rowe, K. J., and Rowe, K. S. (1992)

Remembering why forest schools are important: Nurturing environmental consciousness in the early years (Christopher Nixon)

Children with attention deficits concentrate better after walk in the park. A.  Faber Taylor et F.E.KuoImpact of views to school landscapes on recovery from stress and mental fatigue ( Li, D., W.Sullivan)

L'écopsychologie : soigner la terre par le bien-être des êtres humains
https://www.franceculture.fr/emissions/les-racines-du-ciel/l-ecopsychologie


Mots-clés: Espace D'apprentissage École Nature Nature forêt éco-pédagogie écopsychologie école forêt

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