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Investir en éducation

 « Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance »

Cette citation, faussement attribuée à diverses personnalités, a évolué depuis près de 150 ans; ses premières apparitions datent de 1874 aux États-Unis (ref). À peu près au même moment où des systèmes éducatifs s’étendaient dans presque tous les États.

L’idée que l’apprentissage puisse être un poste budgétaire s’insère dans une logique économique et cette logique continue de s’étendre encore aujourd’hui.  Le point de vue que l’éducation puisse être coûteuse peut être opposé au concept de l’éducation gratuite ou à coût marginal, ce que permet Internet et la mutualisation des connaissances. De quel coté aller devient un choix éminemment politique.

Au delà de ses aspects financiers, «Investir en éducation» fait aussi référence à la somme des efforts et du travail à effectuer pour développer des connaissances, les diffuser et les assimiler. Certains y verront une occasion d’affaires, d’autres un levier d’évolution et de mieux-être collectif et personnel.  Entre les deux se font les débats.

L’investissement éthique considère les efforts consentis et, parmi ces efforts, il y a celui d’enseigner et quoi enseigner. Des populations entières sont laissées pour compte dans différentes parties du monde et on discute comment augmenter encore plus notre «avantage compétitif». Est-ce bien la priorité ? Sommes-nous bien des humains ?

En économie, un vieille loi, celle des «rendements décroissants» peut aussi être appliquée aux investissements en éducation. Dans bien des systèmes éducatifs, plus d’argent ne signifie plus «meilleure éducation» pour toute la population. D’autres facteurs comme l’autonomie des enseignants, l’organisation scolaire ou la composition des groupes jouent, facteurs qui n’ont que peu à voir avec l’investissement financier mais beaucoup avec l’efficacité et le plaisir d’enseigner et d’apprendre.

Cette édition dérangeante montre à quel point la logique économique met les systèmes éducatifs sous tension; au delà de l’éducation, c’est toute la société qui fait face à des choix : plus de disparités ou plus d’égalité ?


Denys Lamontagne - [email protected]

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Investir en éducation - Thot Cursus

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 « Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance »

Cette citation, faussement attribuée à diverses personnalités, a évolué depuis près de 150 ans; ses premières apparitions datent de 1874 aux États-Unis (ref). À peu près au même moment où des systèmes éducatifs s’étendaient dans presque tous les États.

L’idée que l’apprentissage puisse être un poste budgétaire s’insère dans une logique économique et cette logique continue de s’étendre encore aujourd’hui.  Le point de vue que l’éducation puisse être coûteuse peut être opposé au concept de l’éducation gratuite ou à coût marginal, ce que permet Internet et la mutualisation des connaissances. De quel coté aller devient un choix éminemment politique.

Au delà de ses aspects financiers, «Investir en éducation» fait aussi référence à la somme des efforts et du travail à effectuer pour développer des connaissances, les diffuser et les assimiler. Certains y verront une occasion d’affaires, d’autres un levier d’évolution et de mieux-être collectif et personnel.  Entre les deux se font les débats.

L’investissement éthique considère les efforts consentis et, parmi ces efforts, il y a celui d’enseigner et quoi enseigner. Des populations entières sont laissées pour compte dans différentes parties du monde et on discute comment augmenter encore plus notre «avantage compétitif». Est-ce bien la priorité ? Sommes-nous bien des humains ?

En économie, un vieille loi, celle des «rendements décroissants» peut aussi être appliquée aux investissements en éducation. Dans bien des systèmes éducatifs, plus d’argent ne signifie plus «meilleure éducation» pour toute la population. D’autres facteurs comme l’autonomie des enseignants, l’organisation scolaire ou la composition des groupes jouent, facteurs qui n’ont que peu à voir avec l’investissement financier mais beaucoup avec l’efficacité et le plaisir d’enseigner et d’apprendre.

Cette édition dérangeante montre à quel point la logique économique met les systèmes éducatifs sous tension; au delà de l’éducation, c’est toute la société qui fait face à des choix : plus de disparités ou plus d’égalité ?


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