Publié le 20 octobre 2020Mis à jour le 20 octobre 2020
Comment faire circuler un robot dans une foule ? La cobotique publique arrive à l'INRIA
La question se pose maintenant
Date: 10 novembre 2020
au 10 novembre 2020
De la chaise roulante assistée au robot de livraison en passant par les assistants robotisés dans les hôpitaux et centres d'hébergement, les robots sont appelés fréquemment à opérer et circuler dans des environnements publics non protégés, comme dans une rue achalandée ou dans une foule. Le domaine de la cobotique - collaboration avec des robots - s'ouvre et les défis posés débordent du domaine technique pour entrer dans celui de l'immense complexité humaine.
Par exemple, le législateur et les autorités de régulation ont besoin de balises pour définir ce qui est acceptable dans nos relations avec les robots et ce que l'on doit exiger de ceux-ci. Les programmeurs ont besoin de connaître avec précision les réactions et comportements humains dans diverses situations comme au passage d'une porte, quand deux flux de personnes se croisent, quand un obstacle soudain (une personne qui s'arrête) se présente dans un flux de personnes, etc.
Crowdbot, un consortium financé par le programme européen ICT H2020 et coordonné par Inria s'intéresse à ces questions. Dans une immense salle, ils analysent les mouvements de foule dans diverses situations et, de là, modélisent ces mouvements pour ensuite faire évoluer un robot virtuel dans une foule virtuelle afin d'accélérer le processus de développement à moindre coût et sans risque d'engendrer des accidents.
Ce vidéo montre la collecte des données
Par la suite, des algorithmes peuvent être développés et rapidement comparés dans le simulateur. Ainsi on peut parvenir à optimiser plus rapidement des solutions pour ensuite les tester in situ.
Le problème de la modélisation des océans est archi-complexe. Non seulement on compte des centaines de paramètres mais leur interaction entre eux et avec le milieu comme le relief sous-marin, l'atmosphère, le rayonnement solaire, etc, aboutit à des milliers de paramètres tous en mode dynamique et plus ou moins cycliques.
La biologie des systèmes s’intéresse beaucoup au microbiote intestinal : les enjeux de santé qui y sont liés sont majeurs. Le défi est de trouver comment les bactéries du microbiote interagissent, se superposent, se complètent pour parvenir à créer un modèle acceptable.
Le traçage numérique consiste à savoir si, parmi les personnes avec qui vous avez été en contact, certaines possédaient une caractéristique particulière, comme d'être porteuse d'un virus, ou n'importe quelle caractéristique qu'elle aura jugé bon de rendre publique.
«Pour une tâche cognitive simple comme reconnaître un élément dans une image, on estime qu’une machine consomme 4 à 6 ordres de grandeur d’énergie de plus qu’un cerveau humain [1 000 à 100 000 fois plus] ! »
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