Publié le 27 novembre 2020Mis à jour le 27 novembre 2020
Une I.A. s'alimente aux données de Pl@ntNet et améliore l'application
Pl@ntNet, l'outil d'identification des plantes, s'améliore radicalement
Le Prix de l'innovation Inria 2020 – Académie des sciences – est décerné au projet interdisciplinaire Pl@ntNet.
Au départ, Pl@ntNet était un projet de recherche théorique visant à utiliser des techniques de reconnaissance d'images dans une optique d'inventaire de la biodiversité. En 2013, la première application mobile est lancée parmi une communauté de chercheurs et en 2014, après plusieurs améliorations, l'algorithme de recherche de similarités permet non seulement de prédire le nom de la plante, mais de présenter aussi les espèces qui lui ressemblent le plus. L'utilisateur entre alors dans la boucle, car celui-ci choisit la bonne plante parmi celles qui lui sont présentées. Ce qui permet à l'algorithme de s'améliorer de manière continue.
En 2015, des procédures d'apprentissage profond (deep learning) sont développées et l'application commence vraiment à être fonctionnelle, avec près de 9000 espèces répertoriées. En 2015 l'application est alors lancée publiquement et connaît un succès rapide. En 2020, avec 500 000 utilisateurs par jour et près de 28 000 espèces identifiées, Pl@ntNet continue sa progression.
Depuis 2019, PlantNet est devenu un consortium InriaSoft et les recherches se poursuivent. Mieux encore, les observations les plus fiables de PlantNet sont intégrées à la base de données du GBIF (Global Biodiversity Information Facility), qui vise à fournir à tous et partout un accès libre aux données sur toutes les formes de vie sur Terre.
Ajoutez-y un jeu sérieux, nommé ThePlantGame, où l'algorithme analyse le niveau de compétence du joueur et accordera plus ou moins de poids à ses votes, et vous obtiendrez un système intégré de référence auto-apprenante connecté aux humains et les supportant dans leurs activités avec toujours plus de précision.
Les données modélisées en graphes (qui peuvent être à plusieurs dimensions) permettent de détecter des relations pratiquement invisibles sous d'autres formes et surtout avec beaucoup moins de ressources de calcul et d'énergie.
Alors que l'intérêt pour les multivers grandissent viennent des questions éthiques. Plusieurs semblent exister uniquement pour vendre des produits. Virtual Society veut y ramener la dimension sociale et proposer de la bienveillance.
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Inria- Lille propose un dossier sur l’environnement et la biodiversité et ses liens avec la recherche à l'Inria.
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