Faciliter l’accès aux Grandes Écoles de Commerce
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Publié le 17 avril 2023 Mis à jour le 20 avril 2023
Quiconque a consulté des médias dans les dernières années a dû remarquer, dans la section des nouvelles scientifiques, que maintenant tout serait explicable par le cerveau. Que ce soit pourquoi nous aimons le gras, regarder Facebook ou que nous sommes indolents devant la crise climatique, tout partirait de notre matière grise. Or, comme l'explique le docteur en neurosciences Albert Moukheiber, cette "neuromanie" ne vient pas qu'avec de bonnes choses.
Déjà, le monde des neurosciences a longtemps colporté des idées fausses. La phrénologie, par exemple, qui divisait le cerveau en de multiples zones pour chaque aspect de l'humain alors qu'aujourd'hui, les spécialistes savent qu'il fonctionne tel un réseau. Certes, les images IRM peuvent montrer (par un jeu de comparaisons) des activités cérébrales mais elles restent parcellaires. D'autant plus que comme le souligne monsieur Moukheiber, le contexte de consulter un réseau social dans une machine IRM n'a rien à voir avec celle du quotidien, dans l'autobus ou chez des amis. Des phénomènes naturels sont souvent considérés comme une manne alors que ce n'est pas aussi simple. Par exemple, la plasticité du cerveau a toujours été présente et l'est constamment. Si ce n'était pas le cas, nous n'arriverions jamais à enregistrer de nouveaux savoirs.
Le cerveau a certes des effets sur nos prises de décision et nos vies. Or, cette approche neuroscientifique à toutes les sauces se rapproche de celles génétiques qu'on pouvait lire au début des années 2000. Elle essaie de placer toute la responsabilité sur l'individu en oubliant les aspects sociaux et politiques qui jouent aussi dans nos choix.
Durée : 21min36
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